vignette|Extrait du livre El Primo Libro de Diego Ortiz ... Nel qual si tratta delle Glose représentant le rythme et les intervalles génériques. Observez le processus de diminution (c'est-à-dire de division) suggéré par le compositeur, en référence aux figures rythmiques des parties musicales supérieure et inférieure. En musique occidentale, le terme diminution désigne trois procédés : le premier, utilisé dans la notation mensuraliste des , raccourcit le chant ; le second, dans l'écriture polyphonique, réduit les valeurs des notes d'un motif, d'un thème ; le dernier est une façon d'orner une mélodie.

Notation mensuraliste La notation mensuraliste permet d'indiquer le raccourcissement du chant selon des proportions dites diminuantes : « proportio dupla » ou simplement « dupla » indique le rapport 2/1, « proportio tripla » ou simplement « tripla » indique le rapport 3/1 ; le « quadrupla » étant le rapport 4/1

Le procédé est employé pour la partie de ténor dès le par Philippe de Vitry et Guillaume de Machaut.

Le procédé inverse étant l'augmentation.

Procédé contrapuntique Le procédé de diminution, couramment rencontré dans la composition des fugues, est une figure typique de l'imitation en contrepoint rigoureux. Il consiste à représenter un thème, un motif dans des valeurs rythmiques diminuées par rapport à leurs durées initiales. Une blanche devenant une noire dans la représentation. Il s’apparente au procédé de la strette.

Ornementation Il s'agit, lors de la reprise d'une pièce vocale ou instrumentale, de l'ajout, souvent improvisé, d'une ou plusieurs notes dans l'intervalle de deux notes de la mélodie originale, permettant aux musiciens de donner un caractère brillant et enjoué à l'exécution de la phrase. Cette pratique était courante au et très employée au siècle suivant.

Redécouverte La pratique non écrite de la musique a longtemps été abordée par les historiens comme un phénomène périphérique d'importance moindre, prise en considération uniquement lorsque l'étude de la musique polyphonique y mène indubitablement. C'est le cas par exemple de la musique polyphonique liturgique, d'une telle pratique, plus tardive, dans le faux-bourdon, ou encore de certaines formes de la musique instrumentale des , telles que la toccata et la fantaisie, liées assurément à la pratique de l'improvisation, p. 8.

En 1979 est paru , le premier recueil réunissant, dans un unique volume, l'ensemble des pièces avec plus d'une diminution de 1533 à 1638. Il s'agit d'un travail mené avec la Schola Cantorum de Bâle, dont Richard Erig a présenté une première compilation et évaluation du contenu dans deux articles publiés en 1971 et 1972, dans le cadre de son diplôme sur les instruments à vent historiques (flûte à bec et hautbois / chalemie). La suite de son étude a été financée par le département de recherche de l'école. Vernika Gutmann a, elle, préparé le travail d'Erig pour l'impression, ainsi que les commentaires concernant les instruments à cordes et les sources, p. 7.

Références

Bibliographie Ouvrages

Articles

Articles connexes Augmentation (musique) Double (musique)

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