Pierre-Rémi Bons d'Anty, né le à Lanne et mort le est un diplomate français.
Biographie Diplômé de l'École nationale des langues orientales vivantes. Il est interprète du Consulat de France, à Tianjin en 1885, vice-consul de France à Long-Tchéou, il collabore avec Joseph Gallieni à la détermination de la frontière entre le Kwang-Si chinois et le Tonkinsous protectorat français en 1892.
Pierre-Rémi Bons d’Anty est nommé consul général de France à Chongqing, le . Il remplace Frédéric Haas. Dès son arrivée, il se montre soucieux de pénétrer plus avant à l’intérieur de l’ouest chinois. Tchongking (Chongqing) n’est donc qu’une étape sur la route de Tchentou (Chengdu). En 1905, un nouveau poste est mis en place à Tchentou (Chengdu) grâce à Rémi Bons d’Anty ; c’est en effet la capitale du Sichuan, le siège du vice-roi et le centre des affaires de la province, et les Anglais y sont déjà établis. De plus grâce, à l’action des consuls, la France a acquis d’importants intérêts dans cette province où des sociétés françaises ont obtenu la concession de mines de charbon, de fer, d’or et d’argent et de cuivre et le droit de rechercher des gisements pétrolifères. Le Quai d’Orsay donne instruction, en 1905, à Bons d’Anty, de s’installer à Chengdu. En décembre, Bons d’Anty rentre en congés en France pour un an. Il est élevé au grade de Consul Général le . Chengdu est édifié en consulat général, le , tandis que le consulat de Tchongking est rétrogradé au rang de vice-consulat.
De retour en Chine en , Bons d’Anty, sur instruction de son ministère, passe six mois à arpenter le Hunan et le Guizhou en mission de reconnaissance. Ce n’est qu’en juillet 1907 qu’il prend effectivement possession de son poste de Consul Général à Chengdu. Il y restera jusqu’en 1916Jacques Dumasy, L’implantation consulaire française en Chine du Sud-Ouest, in bulletin du Souvenir Français pour la Chine, 27 février 2009, page 4 . Albert Bodard lui succédera. Entretemps, parmi ses actions en support de la collaboration entre France et Chine, il appuya les actions des médecins militaires français, en particulier ceux d'Aimé-François Legendre, pour créer des institutions médicales au centre de la Chine, dont une École de médecine impériale et un Institut Pasteur à Chengdu.
Philippe Berthelot a passé deux ans en Chine, de 1902 à 1904, pour retrouver son ami Paul Claudel, mais aussi Bons d'Anty qui a été aussi l’ami de Victor Segalen et d'Auguste Gilbert de Voisins, lors de leur séjour en 1909, Bons d’Anty, un homme habitué des milieux littéraires parisiens dont la culture , la conversation et l'expérience les ravirent. Il parla de ces deux étranges FrançaisPierre Guerre, Portrait de Saint-John Perse, textes établis, réunis et présentés par Roger Little, Sud, 1989, . à Saint-John Perse, arrivant à Shangaï, qui rencontre Bons d’Anty alors qu'il souffre de dysenterie, peu avant sa mort.
Saint-John PerseLettres d'Alexis Léger à Philippe Berthelot, in Jean-Luc Barré, Le Seigneur-Chat / Philippe Berthelot, 1866-1934, Plon (1988).
Travaux De Canton à Long-Tchéou par le Si-Kiang, Berger-Levrault, Nancy, 1891, Excursions dans le pays Chan chinois et dans les montagnes de thé, Imprimerie de la Presse oriental, Shanghai 1900 Résumé d'un exposé sur "l'État actuel de la navigation à vapeur sur le Haut Yang-Tse Kiang ", , Le Sud du Yun-Nan, 1904,
Références
Source Maurice Zimmermann, Voyage de Mr. Bons d'Anty au Hou-nan et au Kouei-tcheou, Annales de Géographie, 1907, Volume 16 Numéro 90
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