Le Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'Islam (CPDSI) est une association rattachée à la MIVILUDES et au CIPD pour participer aux recherches liées à la prévention et au traitement de l'embrigadement de l'Islam radical, de 2014 à 2016..
Historique À la suite de la publication de Désamorcer l'islam radical. Ces dérives sectaires qui défigurent l’islam, Dounia Bouzar a été contactée par de nombreuses familles dont les enfants ont été embrigadés pour partir en Syrie. Elle a créé avec d'autres experts l'association du Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'Islam (CPDSI). Cette structure est rattachée à la MIVILUDES (dirigée par Serge Blisko) et au CIPD (dirigé par le préfet Pierre N'Gahane) pour participer aux recherches liées à la prévention et au traitement de l'embrigadement de l'Islam radical.
En 2015, le CPDSI est mandaté par le ministère de l'Intérieur comme EMI (équipe mobile d'intervention)http://www.cpdsi.fr/wp-content/uploads/2016/02/circulaire-equipemobile20mai2015.pdf en désembrigadement sur l'ensemble du territoire français. L'association est dotée de subventions publiques dès Sylvain Mouillard, Dounia Bouzar contre la dérive sectaire, Libération, 20 février 2015.
Critiques sur le CPDSI La sénatrice centriste Nathalie Goulet, présidente de la commission d'enquête sur les réseaux djihadistes, demande en .
Pour Mohamed Sifaoui, . Un fonctionnaire cité par le JDD reproche également à Dounia Bouzar de s'intéresser principalement aux jeunes Françaises.
Olivier Roy, professeur à l’Institut universitaire européen de Florence refuse la théorie du CPDSI sur l’emprise sectaire. Pour lui, c'« Dounia Bouzar renonce à sa mission sur la déradicalisation pour protester contre la déchéance », Le Monde, 11 février 2016.
Une inspection interministérielle audite en le dispositif national de lutte contre la radicalisation. Elle s'inquiète des conflits d'intérêts entre le CPDSI et « Bouzar Expertises » qui vend des prestations de formation à des collectivités susceptibles de travailler avec l'association. Le préfet Pierre N'Gahane déclare : .
Des journalistes. comparent le CPDSI à un centre de déradicalisation comme la maison de prévention pour les familles (MPF). Or, le CPDSI est une institution mandatée par circulaire ministérielle sur l’ensemble du territoire français et des DOM-TOM pour transmettre auprès des cellules anti-radicalité des préfectures la méthode de désembrigadement qu’elle a expérimentée. La MPF a été créée en et dirigée par Sonia Imloul. Cette dernière était partisane d’une approche « cultuelle », à l'inverse de Dounia Bouzar. Elle faisait appel à des salafistes dits « quiétistes » pour remettre les jeunes dans le droit chemin. Le gouvernement n’a pas renouvelé le contrat du MPF en justifiant cela par l’absence de résultats tangibles autres que ceux, invérifiables, annoncés par l’intéressée.. Il est également indiqué que .
La jeune Léa (prénom modifié), suivie par le CPDSI après avoir projeté un attentat-suicide contre une synagogue de Lyon à l'été 2014 est montrée en exemple par la CSPDI pour sa réinsertion. Elle est cependant de nouveau emprisonnée en après avoir renoué avec les jihadistes. Dounia Bouzar dit avoir demandé quelques mois plus tôt qu'elle soit admise dans un centre éducatif fermé , mais que la Justice aurait refusé sa demande..
Désaccord avec le gouvernement sur la déchéance de nationalité
Le , Dounia Bouzar, en sa qualité de Directrice du CPDSI, émet un communiqué de Presse Communiqué de Presse du CPDSI du . qui précise qu'elle n'accepte pas de renouveler son mandat d'Équipe Mobile d'Intervention, pour une seconde année, en réaction au maintien du projet de constitutionnalisation de la déchéance de nationalité. Elle y écrit notamment :
Cette annonce avait déjà été émise au travers d'une tribune de Dounia Bouzar dans le journal Le Monde.
Dounia Bouzar déclare que le CPDSI terminera sa mission actuelle, jusqu'à fin , avec sérieux et professionnalisme, pour finir de transmettre méthode et postures professionnelles aux préfectures.
Premières pistes du Gouvernement après la démission de Dounia Bouzar et du CPDSI à partir d'avril 2016
Le ministère de l'Intérieur a annoncé que l'appel d'offre refusé par le CPDSI sera certainement à nouveau soumis à candidatures. «Quant aux pouvoirs publics, ils pourraient lancer un appel d’offres pour trouver de nouveaux intervenants. "Quand on a commencé à s’intéresser au problème il y a deux ans, il n’y avait que Dounia Bouzar, et nous lui en sommes reconnaissants. Aujourd’hui, les acteurs sont bien plus nombreux", note-t-on au ministère de l’Intérieur.»
Notes et références
Catégorie:Association ou organisme de lutte contre les mouvements sectaires en France Catégorie:Organisme fondé en 2014 Catégorie:Islamisme