Les services de renseignement en Algérie, mis en place à partir de 1958, effectuent du renseignement (collecte et traitement d'informations) au motif de la sécurité nationale ou publique, par différents moyens.
Au fil des ans les services de renseignement sont réorganisés et reçoivent plusieurs dénominations : Ministère de l'Armement et des Liaisons générales (1960 à 1962), Sécurité militaire (1962 à 1990), Département du renseignement et de la sécurité (1990 à 2015) et enfin la Coordination des services de sécurité depuis 2016.
Historique
Ministère de l'Armement et des Liaisons générales (1960 à 1962)
En , le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) créée les premiers services de renseignement militaire algérien sous la dénomination de MLGC. Puis en 1960, les renseignements algériens sont connus sous l'appellation Ministère de l'Armement et des Liaisons générales (MALG). Abdelhafid Boussouf est alors le fondateur du dispositif. À l'époque, les services de renseignement comprennent et jouissent d’une grande autonomie qui perdure ultérieurement.
Sécurité militaire (1962 à 1990) thumb|Kasdi Merbah, directeur de la SM de 1965 à 1978.
À l’indépendance, Abdelhafid Boussouf est écarté. Les services de renseignement, dirigés par Kasdi Merbah, deviennent la Sécurité militaire (SM) directement rattachée à la présidence de la République bien que structurellement dépendant du ministère de la Défense. Fidèle à Houari Boumédiène, président de 1965 à 1978, la SM profite de sa protection et conserve son autonomie. Pour Saphia Arezki, . À la mort d'Houari Boumédiène, Kasdi Merbah participe à la mise en place des nouveaux dirigeants du pays, mais il est finalement démis de ses fonctions. Le président Chadli Bendjedid désigne les nouveaux directeurs, la SM perd peu à peu son autonomie, elle est en définitive scindée en deux services.
Les émeutes d'octobre 1988 ne sont pas anticipées par la SM, qui est alors réorganisée. Il est créé le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le Général Toufik en prend la direction en 1990.
Département du renseignement et de la sécurité (1990 à 2015)
Pendant 25 ans, le Département de renseignement et de sécurité (DRS) est un « État dans l'État » avec à sa tête le Général Toufik. À partir de 2013, des restructurations sont mises en place pour démanteler progressivement le DRS. Ainsi la Direction centrale de la sécurité de l'armée (DCSA), un service de sécurité rattaché initialement au DRS, est en 2013 placé sous l'autorité directe du ministère de la Défense nationale..
Abdelaziz Bouteflika signe un décret présidentiel le qui finalise le rattachement du Département du renseignement et de la sécurité à la présidence de la République, un retour à la situation avant 1990.
Coordination des services de sécurité (2016-2019) En 2016, le DRS est remplacé par la Coordination des services de sécurité (CSS), rattachée à la présidence de la République. Elle est composée de trois directions ; la sécurité intérieure, la sécurité extérieure et le renseignement technique. Ces trois entités sont dénommées : la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), la Direction générale de la Documentation et de la Sécurité extérieure (DGDSE) et la Direction générale du Renseignement technique (DGRT). Bachir Tartag, ancien adjoint du général Toufik, devient le directeur de coordination d’une partie des structures.
En , la CSS est rattachée au ministère de la Défense nationale et non plus à la présidence de la République. Cette évolution permet à l’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) de diriger les services de renseignement qui s’étaient émancipés de l’ANP, devenant un ..
Entre , date de l'accession d'Abdelmadjid Tebboune à la présidence de la République et , la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) connait une instabilité à sa tête avec la nomination de cinq directeurs en six ans. Le général Hassan dit Abdelkader Aït Ouarab est le dernier nommé le , il remplace à ce poste le général-major Abdelkader Haddad, alias Nasser El-Djinn qui est alors incarcéré..
Dirigeants
Renseignements algériens Ministère de l'Armement et des Liaisons générales Abdelhafid Boussouf (1960-1962) Sécurité militaire Kasdi Merbah ( - ) Noureddine Yazid Zerhouni (1979-1981) Lakehal Ayat (1981-1987) Mohamed Betchine (1987-1988) Général Toufik (1988-1990) Département du renseignement et de la sécurité Général Toufik (1990-2015) Coordination des services de sécurité Athmane Tartag connu aussi comme Bachir Tartag ( - )"Le Général-major Athmane Tartag démis de ses fonctions", site de l'APS, 5 avril 2019"Le général Tartag quitte la direction des services secrets algériens", site Mondafrique Mohamed Kaidi (2019-2020) il prend la tête des services de sécurité (sauf le renseignement militaire).
Direction générale de la Documentation et de la Sécurité extérieure (DGDSE)
Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI)
Direction centrale de la sécurité de l'armée (DCSA)
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Direction générale de la Sûreté nationale
Bibliographie
Catégorie:Organisme fondé en 1958 * Catégorie:Défense et sécurité en Algérie