Le couvent des religieuses hospitalières de la Miséricorde de Jésus, dit aussi hôpital de Saint-Julien et de Sainte-Basilisse ou hôpital de la Miséricorde de Jésus, est un ancien établissement religieux situé à Paris, dans l'actuel . Occupé par l'Armée après la Révolution française, le couvent est détruit dans les années 1820 et la caserne Monge est construite à son emplacement.

Situation

Son entrée était située rue Mouffetard. Les terrains s'étendaient jusqu'à la rue Gracieuse Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Jardin du Roi », îlot , F/31/95/06..

Histoire Il existait dans le faubourg Saint-Antoine une maison hospitalière destinée à servir d'asile et à fournir des remèdes et des secours aux pauvres femmes ou filles malades. Jacques Le Prévost, seigneur d'Herbelay, qui était maître des requêtesNobiliaire universel de France, Volume 18, eut l'idée de former une autre maison en faisant appel aux religieuses hospitalières de Dieppe. Il leur légua, par contrat du , livres de rente et une maison située à GentillyMichel Felibien, Histoire de la ville de Paris, Volume 1, afin de former le couvent de la communauté des religieuses hospitalières de la Miséricorde de JésusJulien de Gaulle, Nouvelle Histoire de Paris et de Ses Environs, Paris, 1839Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, 1844, .

Par lettres-patentes de 1655, elles furent autorisées à transférer leur maison à Paris, dans une propriété sise rue Mouffetard. Achetée au sieur Le Begue en 1653, cette propriété était composée de deux maisons accompagnées de cours et de jardins. Les religieuses firent construire une chapelle, ainsi que plusieurs bâtiments mais qui tombaient en ruines au début du . Sous la direction de lieutenant-général de police d'Argenson le Roi, Louis XIV, fait réparer l'hôpital de Saint-Julien et de Sainte-Basilisse, également appelé hôpital de la Miséricorde de Jésus, au début du Théodore François Xavier Hunkler, Vies des saints du diocèse de Paris, Volume 1, Georges-Louis Le Rouge, Les curiosités de Paris, de Versailles, de Marly, de Vincennes..., Volume 1, . La chapelle de ce couvent étant sous le vocable de saint Julien et de sa femmeAlban Butler,Godescard, Vies des pères, des martyrs, et des autres principaux saints , Sainte Basilisse Saint Julien l'Hospitalier et Sainte Basilisse sur viechretienne.catholique.org. Les religieuses prirent le nom de hospitalières de Saint Julien et de Sainte Basilisse de l'ordre de Saint-Augustin. Il y avait dans cette maison 37 lits, dont une partie avait été fondée par des particuliers, qui avait le droit de les faire occuper gratuitement, les autres coûtaient 36 francs par mois. L'église des Hospitalières de la Miséricorde de Jésus était petite et bien entretenue. Il y avait au-dessus du maître-autel, une toile d'un peintre inconnu intitulée Résurrection de Notre-Seigneur.

La communauté religieuse est supprimée en 1790 durant la Révolution. Les bâtiments, occupés par l'armée, sont démolis de 1824 à 1830.

Notes et références

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