Étienne Joseph Ferroux, né à Besançon le , mort à Salins-les-Bains le , est un homme politique de la Révolution française.

Biographie En septembre 1792, Ferroux, alors électeur à Salins, est élu député du département du Jura, le septième sur huit, à la Convention nationaleArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 46..

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort avec appel au peuple et sursis à l'exécution. Il vote en faveur de la mise en accusation de MaratArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 70. et en faveur du rétablissement de la Commission des DouzeArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 533..

Sur motion d'Amar, du Comité de Sûreté générale, Ferroux est décrété d'arrestation en octobre 1793, ainsi que ses collègues qui ont protesté contre les exclusions du 2 juinArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 75, séance du 3 octobre 1793, p. 521.. Il est réintégré dans ses fonctions en frimaire an III (décembre 1794)Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 103, séance du 18 frimaire an III (8 décembre 1794), p. 213.. Il est envoyé en mission à Lyon entre prairial an III et vendémiaire an IV (entre mai et octobre 1795).

En vendémiaire an IV (octobre 1795), Ferroux est élu député au Conseil des Anciens où il siège jusqu'en prairial an VI (mai 1798)Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167 du 17 ventôse an V (7 mars 1797), p. 6.. Il est élu secrétaire en fructidor an IV (août 1796) aux côtés de Fourcade, de Johannot, et de Lepêcheux, sous la présidence de MuraireGazette nationale ou le Moniteur universel n°336 du 6 fructidor an IV (23 août 1796), Conseil des Anciens, séance du 1er fructidor (18 août), p. 2..

Ses accointances avec les députés royalistes le firent porter, le 18 fructidor an V, sur les listes de déportés de Cayenne, il dut à l’influence de plusieurs de ses collègues la radiation de cette liste ; mais, quand son mandat législatif fut expiré ( ), il ne put se faire réélire. Nommé sous le Directoire, directeur des salines du Jura, et après le 18 brumaire, Ferroux fut nommé directeur des contributions directes à Lons-le-Saunier, puis à Besançon.

Admis à la retraite en 1815, et sans fortune, ayant signé l’acte additionnel lors des Cent-jours et régicide (loi du 12 janvier 1816), il fut contraint à l’exil, en dépit de ses réclamations réitérées et des gages donnés par lui aux partisans de la monarchie. Après son exil à Nyon , revint à Salins après la révolution de 1830, et mourut quelques années plus tard.

Mandats 06/09/1792 - 26/10/1795 : Jura - Girondins

Travaux législatifs

Notes et références

Voir aussi Bibliographie (lire en ligne) Biographie nouvelle des contemporains, Tome 7, Paris, 1822

Articles connexes Votes sur la mort de Louis XVI Liste des députés du département du Jura Histoire du département du Jura

Liens externes

Les Guillotines – les conventionnels régicides

Catégorie:Naissance en avril 1751 Catégorie:Naissance à Besançon Catégorie:Député du département du Jura Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Membre du Conseil des Anciens Catégorie:Décès en mai 1834 Catégorie:Décès à Salins-les-Bains Catégorie:Décès à 83 ans