Jean-Louis Boussingault (1883-1943) est un artiste peintre, graveur et illustrateur français. Il a pratiqué la pointe sèche, l'eau-forte et la lithographie.

Biographie Né le dans le de Paris Archives de Paris 6e, acte de naissance , année 1883 (page 5/16), Jean-Louis Boussingault, qui appartient à la famille du chimiste Jean-Baptiste Boussingault dont il est le petit-fils, fréquente dans les années 1900 les peintres André Dunoyer de Segonzac, Luc-Albert Moreau, Valdo Barbey et André Villeboeuf : ils sont tous élèves à l'académie Julian puis à l'académie de la Palette où il a comme enseignants Charles Guérin, Georges Desvallières, et Pierre Laprade. Au cours de l'été 1908, cette bande d'amis part en villégiature à Saint-Tropez et peint ensemble. Durant un temps, Dunoyer et Boussingault partagent un même atelier à Paris.

Il expose pour la première fois en 1909 au Salon des indépendants. En , il inaugure avec André Dunoyer de Segonzac et Luc-Albert Moreau, par une exposition de dessins, la nouvelle galerie BarbazangesJean-Louis Boussingault, le « magicien du blanc et du noir », exposition virtuelle, INHA, mars 2019.. gauche|vignette|282x282px|Bernard Boutet de Monvel - Dunoyer de Segonzac et Boussingault peingant (août 1914), Paris, Petit Palais vignette| « La Robe blanche », pour Paul Poiret (Gazette du bon ton, juillet 1914).|252x252pxEn 1914, Bernard Boutet de Monvel fait son portrait, et en juin, il collabore à la Gazette du Bon Ton, représentant une robe de Paul Poiret : ce dernier lui commande un important ensemble décoratif pour ses boutiques. Il l'appelle le « nouveau Constantin Guys ». Il collabore aussi à l'hebdomadaire illustré fondé par Paul Iribe, Le Témoin.

En 1919, il rejoint la Compagnie des arts français fondée par Louis Süe et André Mare, où il retrouve Dunoyer et Moreau : ils appartiennent au courant figuratif de l'art décoratif et travaille en fonction de commandes« Art déco », in Dictionnaire de la peinture, sous la dir. de Michel Laclotte et Jean-Pierre Cuzin, Paris, Larousse, 2003, page 33..

En septembre-, il expose à la galerie van Deene d'Amsterdam en compagnie de onze autres peintres.

Entre 1923 et 1935, il expose avec les membres de la Société des peintres-graveurs indépendants.

Sa mort le au sein de la Clinique Oudinot dans le Archives de Paris 7e, acte de décès , année 1943 (page 25/31), en pleine guerre, ne passe pas inaperçue puisqu'une exposition hommage se tient du au au musée des Arts décoratifs. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (6e division)Registre journalier d'inhumation de Paris Père Lachaise (page 26/31).

Conservation vignette|Lithographie illustrant D'après Paris de Léon-Paul Fargue (1931). L'Église Notre-Dame du Chêne à Liefravenberg, dessin et aquarelle, 1905, cabinet des estampes et des dessins de Strasbourg. Femme se peignant, huile sur toile, 72 × 59 cm, musée des beaux-arts de Troyes. La Plante verte, huile sur toile, 80 × 65 cm, musée des beaux-arts de Troyes. Le Homard, huile sur toile, 24 × 41 cm, musée d'art moderne de Troyes. Trompette au chien, huile sur panneau, 31 × 21 cm, musée de L'Abbaye, Saint-Claude (Jura)Voir l'œuvre, sur le site officiel du musée de L'Abbaye, en ligne.. Portrait de jeune fille (la petite Rachel), huile sur toile, 73 × 60 cm, circa 1930, musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg.

Livres et albums illustrés

Maurice de Noisay, Tableau des courses ou Essai sur les courses de chevaux en France, illustré de 11 lithographies en couleurs, Paris, Nouvelle revue française, 1921. Jean-Léopold Duplan, Tableau de la vénerie, illustré de 14 lithographies en noir ou en couleurs, Paris, Nouvelle revue française, 1923. Léon-Paul Fargue, D'après Paris, avec des lithographies, Paris, Les amis de l'amour de l'art, . Georges Courteline, Contes et nouvelles, avec André Dignimont, 2 vol., Paris, Librairie de France, 1930-1931. Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris, illustré de pointes sèches, Paris, Éditions Jeanne Walter, 1932. Valéry Larbaud, Amants, heureux amants, avec huit gravures sur cuivre, Paris, Les Exemplaires, 1932. Jean-Louis Boussingault, Champs-Élysées, avec 14 planches, Paris, Aux dépens des cinq-vingt, 1935. Jean-Louis Boussingault, Visages, avec 14 planches en manière noire, Paris, Aux dépens des cinq-vingt, 1935.

Notes et références

Annexes Bibliographie Boussingault par ses amis, par André Dunoyer de Segonzac, Luc-Albert Moreau, Valdo Barbey, André Villeboeuf, Paris, Éd. du Vieux Colombier, 1944. Jacques de Laprade, Boussingault (1883-1943), catalogue d'exposition, Musée des Arts Décoratifs, Paris, 1944. « Boussingault, Jean-Louis (1883 - 1943), Painter, engraver, draughtsman, lithographer », notice du Dictionnaire Bénézit, lire en ligne . Michel Charzat, « Jean-Louis Boussingault, le peintre de l'amour de la vie », dans La Jeune peinture française, Hazan, Paris, 2010, pp. 110-115.

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