LESPCI ParisTech (École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris) héberge de nombreux laboratoiresLaboratoires de l'école regroupés en unité mixte de rechercheUnités du CNRS Paris Michel-Ange.
Les scientifiques y déposent en moyenne un brevet par semaine et publient un article par jour dans les meilleures revues scientifiques à comité de lecture, ce qui fait de l'ESPCI l'école d'ingénieurs française qui dépose le plus de brevetsPalmarès 2010 des écoles d’ingénieurs qui déposent des brevets (Industrie et technologies mai 2010).
Électricité générale
Histoire De 1882 jusqu'à sa mort en 1906, Pierre Curie étudie les propriétés piézoélectriques puis les propriétés magnétiques des corps dans le laboratoire de physique de l'école. Il postule la loi de Curie qui est expliquée par son élève Paul Langevin grâce à la thermodynamique statistique. Paul Langevin succède à Pierre Curie en 1905 et dirige le laboratoire jusqu'en 1925. Cette période du laboratoire est marquée par l'étude des techniques ultrasonores. Pendant la première guerre mondiale, Paul Langevin dépose des brevets sur le sonar qui trouvera des applications pour la détection sous-marine, le contrôle non destructif et plus tardivement en imagerie médicale. Lorsque Paul Langevin prend la direction de l'école en 1925, Jean Saphores lui succède à la tête du laboratoire. René Lucas et Pierre Biquard découvrent la diffraction de la lumière par les ondes ultrasonores en 1932. Le laboratoire collabore avec Frédéric Joliot-Curie à l'Institut du Radium permettant la découverte de la radioactivité artificielle. Pierre Biquard dirige le laboratoire dans les années 1960 tandis que Georges Goudet assure l'enseignement.
Laboratoire d'électricité générale Les recherches actuels du Laboratoire d'électricité généraleLaboratoire d'électricité générale concernent l'électromagnétisme avec le développement des télécommunications sans fil et cellulaire, des réseaux et du radar, la physique des isolants, particulièrement des électrets, et l'instrumentation médicale et biomédicale. Sous la direction de Jacques Lewiner depuis 1970, le laboratoire mène une politique active de valorisation, par de nombreux dépôts de brevets et accords industriels. Le Prix Nobel de physique Georges Charpak a été professeur associé au laboratoire de 1980 à 2010.
Physique générale et théorique
Histoire Le laboratoire est le lieu de découvertes majeures de la recherche française. Pierre Curie effectue l'étude des propriétés de symétrie en physique et énonce le principe de Curie en 1894. En 1898, Pierre et Marie Curie découvrent la radioactivité naturelle et parviennent à isoler le polonium puis le bismuth. En 1899, André-Louis Debierne découvre l'actinium dans le laboratoire. Paul Langevin qui succède à Pierre Curie en 1905 comprend la loi de Curie grâce à la physique statistique et diffuse les théories d'Albert Einstein en France dès leur parution grâce au paradoxe des jumeaux. Pierre-Gilles de Gennes, directeur du laboratoire puis de l'école, travaille sur les phénomènes d'ordre et développe les concepts expliquant le comportement de la matière molle et des cristaux liquides. le laboratoire s'intéresse aux propriétés des supraconducteurs sous la direction de Julien Bok.
Laboratoire de Physique et d’Étude des Matériaux Jérôme Lesueur est directeur du Laboratoire de Physique et d’Étude des Matériaux (LPEM)Laboratoire Photons et Matières depuis 2007. Sous sa direction, le laboratoire étudie la physique nanométrique, notamment l'effet Josephson et développe l'application des quantum dots à la biologie. Le laboratoire étudie également le comportement des matériaux dans lesquels se manifestent de fortes interactions électroniques.
Chimie organique
Histoire En 1882, le laboratoire est dirigé par Charles Lauth tandis que l'enseignement est assuré par Paul Schützenberger auquel succède Léon Schützenberger en 1891. Le laboratoire développe la chimie des colorants et étudie la synthèse des aldéhydes aromatiques. Sous la direction d'Albin Haller à partir de 1905, le laboratoire travaille sur les dérivés du camphre et comprend les mécanismes de trans-estérification. En 1927, Charles Dufraisse prend la direction du laboratoire. Il découvre l'autoxydation et le fonctionnement des antioxygènes en collaboration avec Charles Moureu. Jean Rigaudy lui succède en 1956 et développe les réactions photochimiques permettant d’obtenir l’oxygène excité à l’état singulet.
Laboratoire de chimie organique Depuis 1990, le laboratoire de chimie organique (LCO)Laboratoire de Chimie organique (ESPCI ParisTech/UMR 7084) est dirigé par Janine Cossy et travaille sur la synthèse stéréosélective et énantiosélective de produits biologiquement actifs, sur les réactions d'oxydation, les réactions catalysées par les métaux et la conception de complexes pour la chimie supramoléculaire. Le laboratoire collabore avec de nombreuses entreprises pharmaceutiques comme Rhodia, Novartis, Eli Lilly, Boehringer ou les laboratoires Abbott et a créé deux startup Acanthe Biotech et CDP InnovationCDP Innovation.
Optique, acoustique, ondes et imagerie
Histoire Charles Féry est nommé professeur d'optique en 1902. Sous sa direction le laboratoire développe son expertise en instrumentation et conception d'instruments scientifiques. René Lucas lui succède en 1930 et travaille sur la diffusion Brillouin et les propriétés anisotropes de la matière. Sous la direction de Jacques Badoz de 1965 à 1980, le laboratoire étudie l'effet Faraday, l'effet Cotton-Mouton et le dichroïsme circulaire magnétique. Le laboratoire d'optique physique (LOP) est dirigé par Claude Boccara depuis le début des années 1980. Sous sa direction, il développe la détection des ondes gravitationnelles par des méthodes optiques (projet d'interféromètre VIRGO) et l'imagerie optique des tissus biologiques.
Institut Langevin Ondes et Images L'Institut Langevin Ondes et ImagesInstitut Langevin Ondes et Images (ESPCI ParisTech/UMR 7587/Paris VI/Paris VII) est né en 2009 de la fusion du Laboratoire ondes et acoustiqueLaboratoire d'ondes et acoustique et du Laboratoire d'optique physique. Il est dirigé par Arnaud Tourin. Les recherches menées s’étendent des concepts fondamentaux aux applications, de l’imagerie multi-ondes (acousto-optique, photo-acoustique, élastographie par ultrasons ou IRM) aux techniques originales de focalisation (retournement temporel, filtre inverse, contrôle de front d’ondes), en passant par la création d’entreprises mettant en œuvre ces nouvelles technologies dans les domaines du biomédical, des télécommunications et de la domotique.
Chimie inorganique et matériaux polymères
Histoire L'enseignement est d'abord assuré par Paul Schützenberger (1882-1896) qui étudie certains biopolymères comme l'acétate de cellulose. Hippolyte Copaux (1925-1939), Georges Champetier (1939-1975) puis Lucien Monnerie (1975-1999) lui succèdent. Georges Champetier a joué un rôle capital pour le développement des recherches en chimie macromoléculaire. Il s'intéresse à la structure de la kératine et à la synthèse des polyamides synthétiques.Lucien Monnerie, physico-chimiste, établit les relations entre structures chimiques, mouvements segmentaires et propriétés mécaniques des polymères.
Laboratoire Matière molle et chimie Le laboratoire Matière molle et chimie (MMC)Laboratoire Matière molle et chimie (ESPCI ParisTech/UMR 7167) est dirigé par Ludwik Leibler depuis 1984. Le laboratoire développe des matériaux nanostructurés possédant des propriétés originales en utilisant principalement des systèmes autoassemblés à base de copolymères à blocs ou greffés, des polymères semi-cristallins, ou encore des systèmes hybrides polymères/argile ou nanotubes de carbone. Le laboratoire étudie la chimie supramoléculaire et développe des nouvelles applications comme l'élastique auto-cicatrisantÉlastique auto-cicatrisant (Communiqué du CNRS). Enfin le laboratoire développe des polymères capables de changer de conformation ou de phase lorsqu'on applique un stimulus comme une variation de température, de pH ou du champ électrique. Le laboratoire a ainsi développé des systèmes stimulés par l'abaissement de température destinés à l’industrie photographique.
Chimie analytique
Histoire Le chimiste capverdien Roberto Duarte Silva (1882-1888) puis Maurice Hanriot (1888-1925) sont les premiers professeurs de chimie analytique de l'école. Victor Auger enseigne de 1925 à 1934 et met au point des méthodes de dosage des sulfates, de l'ammoniac et du cobalt. L'académicien des sciences Georges Urbain lui succède. De 1945 à 1978, Gaston Charlot assure l'enseignement et développe les techniques d'électrolyse, de colorimétrie et d'oxydoréduction. Robert Rosset (1978-2005) puis Marie-Claire Hennion (2006-2009) ont ensuite été responsables de l'enseignement et ont dirigé le laboratoire. Depuis 2009, Valérie Pichon, professeur à Sorbonne université, a pris la tête du laboratoire.
Laboratoires sciences analytiques, bioanalytiques et miniaturisation Le Laboratoires Sciences Analytiques, Bioanalytiques et Miniaturisation (LSABM)Laboratoires Sciences Analytiques, Bioanalytiques et Miniaturisation, dirigé par Valérie Pichon, développe les techniques de chromatographie en phase gazeuse, liquide, haute performance ou en phase supercritique.Le laboratoire s'intéresse aux applications de l'électrochimie, à la chimiométrie et à l'analyse de l'eau pour des applications environnementales.
Mécanique des fluides et des solides
Histoire Le Laboratoire de physique et mécanique des milieux hétérogènes (PMMH)Laboratoire PMMH est créé en 1978 par Étienne Guyon pour étudier les phénomènes liés à la mécanique des fluides et des solides. Le laboratoire est dirigé successivement par Étienne Guyon, Jean-Pierre Hulin, Hans Jurgen Herrmann, José Eduardo Wesfreid, Philippe Petitjeans et Damien Vandembroucq, tandis que l'enseignement est assuré par Pierre Bergé, Jean-Pierre Hulin puis Jean-Claude Charmet et Marc Fermigier.
Laboratoire de physique et mécanique des milieux hétérogènes Le laboratoire (ESPCI ParisTech/UMR 7636/Paris VI/Paris VII) est composé de nombreuses équipes qui étudient les propriétés des fluides miscibles, des instabilités, de la turbulence, de la capillarité, du mouillage ou de phénomènes de mécanique du solide. L'équipe de Bruno Andreotti étudie ainsi la croissanceTaille des dunes et le chant des dunes tandis que José Bico designe des origamis capillairesOrigamis capillaires, David Quéré comprend l'effet lotus, Jorge Kurchan généralise le théorème de fluctuation-dissipation. Christophe Clanet explique les coups francs de Roberto CarlosRoberto Carlos wonder goal 'no fluke' (BBC, septembre 2010) ou la physique du ricochetLa physique du ricochet (La Recherche. Benoît Roman explique le déchirement du papier adhésifLe dilemme du papier peint et Bernard Cabane le comportement de la filtrationSuspension colloïdale avec Bernard Cabane dans Le Monde.
Électronique et automatique
Histoire Édouard Hospitalier assure l'enseignement de l'électronique entre 1882 et 1907. Lui succèdent Paul Boucherot qui conçoit le moteur asynchrone et formalise la méthode de Boucherot puis Maurice Deloraine, inventeur du Huff-Duff.
Laboratoire SIGMA Dirigé par Gérard Dreyfus, le laboratoire SIGMA (SIGnaux, Modèles, Apprentissage statistique)Laboratoire SIGMA développe des modèles non linéaires par apprentissage et étudie les réseaux de neurones artificiel. Ces modèles sont appliqués dans de nombreux domaines notamment pour la découverte de nouveaux médicaments, pour le diagnostic des signaux d'électro-cardiogramme ou pour la conception de nouveaux capteurs. Le laboratoire cherche également à modéliser le système nerveux afin de comprendre ses mécanismes de fonctionnement.
Spectrométrie de masse biologique et protéomique