Martial-Piéchaud, connu également sous le nom de Martial de CombelleRevue du Midi, juillet 1905, né le à Bordeaux et mort le à Nay (Pyrénées-Atlantiques), est un écrivain, critique littéraire, dramaturge et haut fonctionnaire français.
Membre de la Génération Perdue, ami d'enfance de François Mauriac, très lié avec André Lafon et Jean de La Ville de Mirmont, il est lauréat de l'Académie française en 1926 (prix Paul-Flat), 1929 (prix Toirac), et 1951 (prix Narcisse-Michaut).
Biographie Jeunesse et formation
Jean Baptiste Pierre Martial Piéchaud est né en 1885 dans la maison familiale de Bordeaux (aujourd'hui détruite), au 7 de la rue Arnaud-MiqueuÉtat civil de Bordeaux - 6 septembre 1885. Son père, Timothée Piéchaud, professeur à la faculté de Médecine de Bordeaux, précurseur en chirurgie infantile, éminent chirurgien, est issu d'une vieille famille girondine originaire d'Abzac et à la tradition médicale fortement ancrée. Sa mère, Marie Cardez, est la fille du comte Ferdinand Cardez, et descend d'une vieille famille du négoce bordelais. Martial est le troisième d'une fratrie de huit enfants.
Plus vieil ami de François Mauriac, il apprend à lire avec lui chez la sœur Adrienne, rue du MirailPréface de François Mauriac, Une génération perdue, Michel Suffran, Samié éditeur, Bordeaux, 1966, p. 12 : « Martial fut un de mes premiers amis, chez la sœur Adrienne, rue du Mirail : nous avions cinq ans. ».. Il fait ses études, comme plus tard ses frères Louis et Ferdinand, chez les Jésuites au Lycée Saint-Joseph-de-Tivoli à Bordeaux. Après une licence ès lettres sous la direction de Fortunat StrowskiCandide, 28 juin 1934,en ligne., il part à Paris pour y faire une licence de droit. Il entre ensuite comme rédacteur à la Préfecture de la Seine. Il publie alors ses premiers articles dans diverses revues, qu'il signe Martial de Combelle, du nom de son arrière-grand-mère.
Mariage et descendance Il se marie à Nay le avec Anne-Marie Berchon, fille de Victor Berchon, industriel, maire de Nay, et de Jeanne BlancqLa Libre parole, 6 mai 1922, en ligne.. Ils ont deux enfants : Nicole (1923-2011) et Philippe (1926-2003), industriel. Son épouse est décédée accidentellement en 1940 à NayLa Petite Gironde, 28 août 1940, en ligne.. Carrière littéraire Membre de la Génération perdue, il est très lié avant la guerre avec Jean de La Ville de Mirmont, Jean Balde, André Lafon, François Mauriac, Jacques Rivière, et, non bordelais, Jean Giraudoux et Alain-Fournier« Un quart d'heure avec Martial Piéchaud », Candide, André Rousseaux, 28 juin 1934.. En 1914, il publie son premier roman, Le Retour dans la nuit, d'abord dans La Revue hebdomadaire, puis chez Grasset. Sa publication est alors remarquée, mais la guerre interrompt brutalement ce succès. À la sortie de la guerre, de laquelle il sort décoré de la Croix de guerre, il a perdu ses amis André Lafon et Jean de La Ville de Mirmont.
Il tient ensuite une chaire de critique littéraire dans la Revue de Paris, l'Illustration, la Revue des Deux Mondes et la Revue hebdomadaire.
À partir de 1920, il écrit pour le théâtre. Il se fait remarquer avec Mademoiselle Pascal, joué à l'Odéon, suivi en 1923 par Le Sommeil des amants, au Théâtre Antoine. Le Quatrième, joué à la Comédie-Française, connaît également un important succès durant l'année 1928, qui lui vaut, l'année suivante, le Prix Toirac de l'Académie française.
Il concourt sans succès au Prix Goncourt, en 1921 pour son roman La Dernière aubergeLe Petit Journal, , en ligne. et en 1925 pour Vallée heureuseLe Petit Journal, 5 décembre 1925, en ligne. En 1926, il reçoit le Prix Paul Flat de l'Académie françaiseL'Express du Midi, 26 juin 1926, en ligne..
En 1933, il est fait chevalier de la Légion d'honneurJournal officiel de la République française, 1er janvier 1933, en ligne. ; il est promu au grade d'officier en 1956.
Il finit sa carrière dans le corps préfectoral comme secrétaire général de la Préfecture de la Seine.
Il meurt à Nay (Pyrénées-Atlantiques) le et est inhumé dans le caveau de la famille de son épouse Berchon.
Il fut membre de l'Association des Girondins de ParisLa Petite Gironde, 24 novembre 1933, en ligne. et de la Société des auteurs et compositeurs dramatiquesAnnuaire de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, 1923, en ligne.
Distinctions Décorations (1956 ; chevalier en 1933) (1917) Prix Prix Paul Flat de l'Académie française, 1926, pour Vallée heureuse. Prix Toirac de l'Académie française, 1929, pour Le Quatrième. Prix Narcisse Michaut de l'Académie française, 1951, pour Ainsi vécut Chateaubriand.
Œuvre Romans
Nouvelles 1927 : La Filleule de l'Impératrice. Théâtre
Œuvres radiophoniques Le Survivant. L'Escalier de Barbe-Bleue. La Remplaçante. Biographies 1951 : Ainsi vécut Chateaubriand, Paris, Hachette (Prix Narcisse Michaut de l'Académie françaiseSite de l'Académie Française, prix Narcisse Michaut : ) 1954 : La Vie privée de Rachel, Paris, Hachette. Articles
Conférences 1936 : Les salons de la IIIe République (1870 à 1936), Paris, conférence prononcée le au Théâtre du Vieux-ColombierLe Figaro, 14 février 1936, en ligne. 1951 : Notre-Dame de la Sauve, Saint-Joseph de Tivoli, Bordeaux, conférence prononcée le . Notes et références
Annexes Bibliographie J. et B. Guérin, Des hommes et des activités autour d'un demi-siècle, éditions B.E.B., 1957. H. Temerson, Biographie des principales personnalités, 1957. Liens externes
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