René-François Jarry-Desloges, né à Champéon le et mort à Mayenne le , est un militaire et homme politique français. Il était pour l'abbé Angot beau parleur, surnommé Langue doréeIl était une fois... René-François Jarry-Desloges, une figure mayennaise oubliée..

Biographie Il est le fils de René Jarry-Desloges et de Françoise de Lonlay. Militaire, il effectue la campagne d'Allemagne en 1757. Après avoir été préposé au recrutement à Tours, il est exempt et sous-lieutenant de la maréchaussée à Mayenne (1769-1789). Franc-maçonAndré Bouton, Histoire de la franc-maçonnerie dans la Mayenne: (1756-1951), 1951, il est maître de la loge La Nouvelle Réunion d'Ernée où il avait été initié le .

Il est lieutenant dans la même arme à Caen (mai, ). Il revient à Mayenne, chevalier de l'ordre de Saint-Louis et capitaine de gendarmerie en 1791.

Le , les ouvriers qui travaillent au chemin d'Ambrières veulent être payés double. Il y a une émeute. Jarry-Desloges propose de la réprimer et la fureur se tourne contre luiOn veut lui arracher sa croix de Saint-Louis. La municipalité le fait conduire à la prison, et notifie cet acte au ministre de la justice qui apostille sa lettre par ces mots : Quand donc les corps administratifs auront-ils le courage de trouver un autre parti que d'offrir la prison pour asile à des innocents qu'on veut égorger ?.

Emprisonné, il parvient à s'échapper : il est signalé le comme ayant quitté son poste. On le trouve depuis à Paris, à Rueil-Malmaison, en relation avec Jacques-François Bissy et François Grosse-Durocher, à Caen pour affaires personnelles en .

Il rentre en fonctionsNon à Mayenne, où les administrateurs craignent pour eux autant que pour lui. à Villaines-la-Juhel. René-Pierre Enjubault de la Roche lui fait préférer Jean-Baptiste-François Enjubault-Bouessay, son oncle, pour commander le détachement envoyé en Vendée.

De nouvelles difficultés le font transférer à Lassay. Le ministre l'envoie ensuite à Mayenne (). La population ameutée par les Jacobins, Jean-Baptiste Volcler en tête, le reçoit les armes à la main.

De Vilaines, où il se replie, il est obligé de fuir et de se cacher de grange en grange pendant sept moisLettre à René François-Primaudière, germinal an II.. Après la Terreur, il est élu aux Élections législatives de 1797, le , membre du conseil des AnciensDans le rapport d'une commission dont il fait partie (17 thermidor an V) et dans un discours à la séance du Conseil des Anciens (30 thermidor), il défend l'ancienne organisation de la gendarmerie contre les innovations dont on la menaçait, soutenant que pour suppléer à son insuffisance numérique, il fallait favoriser son influence morale et sa considération. Ces deux pièces ont été imprimées.. Son élection est annulée par la suite après le Coup d'État du 18 fructidor an V.

Il est membre de la loge maçonnique La Belle Amitié de Mayenne à sa formation, puis premier surveillant lors de son réveil en 1810. En l'an XI, il demeure toujours à VilainesVeuf de Marie-Anne Desaunois, ayant un seul enfant..

Bibliographie Rapport fait par Jarry-Desloges, sur la résolution du Conseil des Cinq-cents, relative à l'organisation de la gendarmerie nationale, séance du 17 thermidor, an V. Source partielle

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Naissance en mai 1737 Catégorie:Décès en janvier 1814 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Décès à 76 ans