Khanasser ( France, 2007, ), est un gros village du Nord de la Syrie qui dépend administrativement du canton (nahié) du même nom et du district d'al-Safira dans le gouvernorat d'Alep. C'est l'un des vingt-quatre villages de la vallée de Khanasser qui comprend elle-même une population de environ. Khanasser comprenait habitants au recensement de 2004. Il est à au sud-est d'Alep.
Le village se trouve sur le site antique de la cité d’Anasartha, entourée de remparts; Malalas indique qu'il s'agissait d'un kastron (colline fortifiée et colonisée) qui reçoit le statut de polis sous l'empereur Justinien II. Un qanat datant de l'époque byzantine qui desservait en eau toute la zone était en service depuis cette époque, jusqu'au . Selon Robert L. France, des vestiges byzantins d'Anasartha dans le Khanasser d'aujourd'hui France, op. cité, .
Histoire vignette|Stèle de la déesse Al-Lat () mise au jour aux environs de Khanasser. La cité d'Anasartha appartenait à la province romaine de Syria Prima et avec les villages environnants, l'endroit connaît une période florissante entre le et le . La majorité des maisons et églises découvertes dans les fouilles archéologiques datent de cette période. L'église d'Anasartha, elle-même, date de l'an 426 Kennedy, 2006, ..
Son évêque Maras prit part au concile de Chalcédoine en 451, et son successeur Cyrus fut l'un des signataires de la supplique adressée par les évêques de la province en 458 à l'empereur Léon le Thrace afin de protester contre le meurtre de Protérius d'Alexandrie Michel Lequien, Oriens christianus in quatuor Patriarchatus digestus, Paris 1740, vol. II, coll. 787-788Siméon Vailhé, v. Anasartha, in Dictionnaire d'Histoire et de Géographie ecclésiastiques, vol. II, Paris 1914, col. 1439.
Un autre évêque fit construire un à Bouz al-Khanzir, situé non loin, en 506-507 Kennedy, 2006, .. Anasartha n'est plus aujourd'hui qu'un siège titulaire de l'Église catholique Annuario Pontificio 2013 (Libreria Editrice Vaticana 2013 ), . La ville est abandonnée au moment des invasions perses et arabes.
Histoire récente C'est au début du que l'endroit est de nouveau habité et les vestiges archéologiques servent de pierres. Il est alors colonisé par des immigrants circassiens Alois Musil, Palmyrena, A Topographical Itineray, American Geographical Society, 1928 venant de Manbij.
Le qanat a cessé de fournir en eau le village, après la mise en fonctionnement de puits animés par des pompes en 1975, à l'ouest de la vallée de Khanasser. Cette structure de de longueur a été décrite par Hamidé en 1959, comme pouvant décharger par seconde, irriguant ainsi une surface de (37 acres) France, 2007, ..
En 2013, lors de la guerre civile syrienne, Khanasser est prise par les rebelles le , mais le régime syrien la reprend le Syrie: prise stratégique pour les rebelles, Le Figaro et AFP, 26 août 2013.Syrie : les forces de Bachar Al-Assad rouvrent une voie d'accès à Alep, Le Monde avec AFP et Reuters, 7 octobre 2013..
En 2016, Khanasser est prise par l'État islamique le , puis reprise par le régime le 25Syrie: l'EI coupe une route vitale pour le régime près d'Alep, AFP, 22 février 2016.L'armée syrienne reprend Khanasser à l'EI, Le Figaro avec Reuters, 25 février 2016..
Épigraphie Plusieurs inscriptions sur pierre et épigraphes ont été découvertes sur le site d'Anasartha. Par exemple, une inscription de l'an 425 marque le lieu d'inhumation de la reine Mavia, qui fut à la tête des tribus tanukhides dans leur révolte contre les autorités romaines à la fin du Ball, 2001, .. Des inscriptions datant de la fin du et du début du comprennent un linteau sur lequel on peut lire : Par les dons de (sa) majesté (la) cité, méprisant l'incursion des barbares, a inscrit sur ses portes le nom de ses bienfaiteurs, (le) Christ Sauveur, (ses) souverains glorieusement victorieux, (le) fameux (commandant), les préfets du prétoire, aussi ? son très saint évêque, (et le ?) très glorieux architecte, au mois de Gorpieos (septembre), de la (?) année, indiction 13. + Jésus-Christ, Emmanuel. + Dieu au-dessus de tout Greatrex et Lieu, 2002, , 245.. Une autre inscription à la porte de la cité mentionne : + (Phocas) et Léontia, nos souverains très pieux, que Dieu les protège ! + rameau pieux issu d'une race noble, Grégoire, le renommé, paré des fruits de sa vertu, a présenté à Dieu ce rempart, en défense de son propre pays. Indiction 8, de l'année Greatrex .
Geoffrey Greatrex et Samuel N. C. Lieu ont observé que les constructions se sont poursuivies à Anasartha au et que les épigraphes ont révélé une certaine résistance des autorités romaines face à l'invasion des Perses.
Notes et références
Bibliographie Robert France, Handbook of Regenerative Landscape Design, 2007, CRC Press. , . Geoffrey Greatrex & Samuel N. C. Lieu, The Roman Eastern Frontier and the Persian Wars, 2002, Routledge. , . Hugh Kennedy, The Byzantine and Early Islamic Near East, 2006, Ashgate Publishing, Ltd. , .
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