Le Centre audiovisuel Simone-de-Beauvoir, fondé en à Paris par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder, est une association dont le but est de réunir, produire et diffuser des documents audiovisuels sur les droits, luttes et création de l'art des femmes et des personnes LGBTQ+.

Structure et financement Pour son démarrage, le centre bénéficie de plusieurs financements de la part des ministères des Droits de la Femme, de la Culture et de la Solidarité., ainsi que du Fonds d'intervention culturelle.

Ces financements permettent d'acquérir le matériel nécessaire aux tournages et au transfert des bandes, d'installer des postes de visionnage et d'assurer le fonctionnement du Centre.

Historique Première période : 1982-1993

Ouverture du centre en 1982 En , l’association Les Muses s’amusent (créée en 1974), composée notamment de Delphine Seyrig, Ioana Wieder et Carole Roussopoulos, s’allie à l'association La Griffonne pour créer un projet de « Centre féministe de consultation et de production audiovisuelles ». Il est soutenu par Simone Iff, présidente du Mouvement français pour le planning familial (MFPF) et cofondatrice du Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception (MLAC), conseillère technique au cabinet d’Yvette Roudy, alors Ministre déléguée aux Droits de la femme. Les responsables du projet obtiennent l’accord de Simone de Beauvoir pour que le centre porte son nom.

. Son objet est : « Création d'un centre audiovisuel féministe d'archivage et de production ; le centre sera dénommé « Centre Simone de Beauvoir "lem" » ; il fera connaître la création des femmes par des expositions, semaines culturelles, édition de documents, projections, colloques et toute autres manifestations publiques et privées : il entreprendra des recherches sur l'histoire des femmes à partir de documents audiovisuels, produira et distribuera de nouvelles réalisations audiovisuelles ». L’ouverture du centre a lieu en avec uniquement les membres de Les Muses s’amusent, la Griffonne s’étant retiré du projet entre-temps.

Nicole Fernandez Ferrer, devenant déléguée générale à la réouverture du Centre en 2003, fait également partie de l'équipe en 1982.

Activités du centre de 1983 à 1993 Le , le Centre emménage dans les locaux du cinéma l’Entrepôt, rue Francis de Pressensé, cinéma appartenant à Frédéric Mitterrand.

Le , le centre organise une journée consacrée au collectif Vidéo Femmes du Québec, avec des projections de vidéos de Lise Bonenfant, Helen Doyle, Nicole Giguère, Johanne Fournier, etc. En , en collaboration avec le Goethe Institut, le centre propose une rétrospective de l'œuvre de la cinéaste allemande Ulrike Ottinger. Les films sont projetés à l'Olympic Entrepôt.

Fermeture du centre en 1993 Le centre ferme ses portes à la fin de l’année 1993 à cause de difficultés financières. Les films du fonds sont alors envoyés au CNC, où ils sont stockés jusqu’à la réouverture du centre en 2003.

Réouverture du centre en 2003 Nicole Fernandez Ferrer devient déléguée générale du Centre à sa réouverture, et, depuis 2023, Barbara Alves Rangel en est l’actuelle déléguée générale, tandis que Peggy Préau, responsable des archives et de la distribution depuis 2020, assure la gestion et la valorisation du fonds audiovisuel.

Activités du centre depuis 2003 En 2004 est organisé le premier colloque sur les archives audiovisuelles du féminisme, en partenariat avec Archives du féminisme et la BNF.

En 2015, le centre participe avec des associations d'éducation prioritaire à un projet intitulé "Pour qu'activités de loisirs riment avec égalité".

Missions Lycéens & apprentis au cinéma Le dispositif « Lycéens & apprentis au cinéma » est mené en partenariat avec l’ACRIF. Il permet aux lycéens et apprentis de découvrir des œuvres cinématographiques en salle, de rencontrer des professionnels du secteur et d’aborder le cinéma à travers une lecture féministe et critique des représentations.

Prison Le programme Prison engage des ateliers d’éducation à l’image au sein des établissements pénitentiaires. Ces actions visent à favoriser la réflexion critique sur les représentations, à encourager l’expression individuelle et à renforcer l’accès à la culture audiovisuelle pour les personnes détenues.

Expositions Württembergischer Kunstverein Stuttgart — « Defiant Muses » Museo Reina Sofía — « Defiant Muses » Musée LaM — « Les Muses insoumises » Cité internationale des arts Paris — « Défricheuses féminismes caméra au poing et archive en bandoulière » Filmoteca de Catalunya — « Précurseures féminismes caméra en main et archives à l’épaule »

Bibliographie Rosanna Maule, Sustainable Resilience in Women’s Film and Video Organizations

Ressources en ligne [Sois belle et tais-toi ! sur Gallica (BnF)](https://gallica.bnf.fr/accueil/fr/html/sois-belle-et-tais-toi-la-parole-aux-actrices) [Restaurer Sois belle et tais-toi ! sur Gallica (BnF)](https://gallica.bnf.fr/accueil/fr/html/restaurer-sois-belle-et-tais-toi) [Catalogue de l’exposition « Musas insumisas » (PDF) — Museo Reina Sofía](https://www.museoreinasofia.es/sites/default/files/musas_esp-catalogo.pdf)

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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