Léglise Notre-Dame d'Étretat est une église, protégée des monuments historiques, située à Étretat, dans le département français de la Seine-Maritime
Elle fait l’objet d’une nouvelle de Maupassant intitulée « conflits pour rire » dans le recueil « contes et nouvelles ».
Historique Elle est située à l'écart du centre du bourg, au niveau de l'avenue Nungesser et Coli. C'est un grand édifice comparativement à l'importance du village autrefois, ce qui peut s'expliquer par sa dépendance ancienne à la puissante abbaye de Fécamp. Sa construction remonte aux . Il a été remanié au et classé monument historique.
Description L'église a un plan traditionnel en croix latine. Au-dessus de la croisée du transept s'élève une tour-lanterne sur quatre piliers, caractéristique des styles gothiques normand et anglais. Elle est éclairée par huit fenêtres à lancettes. Les deux niveaux d'élévation de la nef sont communes dans le style normand.
La façade (sauf le tympan du ) ainsi que les six premières travées de la nef sont de style roman. Le reste de l'église a été achevé plus tard, en style gothique : le chœur et les bas-côtés sont fin et début ; le transept a été érigé au milieu du . Au , le jubé qui séparait la nef et le chœur, est détruit, comme dans la plupart des églises françaises. Les fenêtres sont agrandies pour faire entrer plus de lumière. À la suite d'un incendie, il faut reconstruire le clocher. Les voûtes sont refaites au , une sacristie est ajoutée et de nouveaux vitraux sont posés.
La façade est caractéristique du style roman régional avec son mur « écran » surmonté d'un pignon qui cache le reste de l'édifice. Elle n'est encadrée par aucune tour. Hormis un tympan du (en mauvais état), elle ne présente aucune statue. Le portail est en plein cintre et les voussures présentent un décor géométrique (bâtons brisés, fleurettes, frettes crénelées), représentatif de l'art roman en Normandie.
Le corps de l'église est entouré par une série de corbeaux pittoresques romans.
Le chevet rectangulaire se dissimule derrière la sacristie qui fut rajoutée au . La tour lanterne et son escalier en vignot sont typiques de l'architecture gothique. Des soldats du Commonwealth, morts pendant la Première Guerre mondiale), reposent dans une partie du cimetière autour de l'église. Un hôpital militaire fonctionnait en effet à Étretat durant cette période.
À l'intérieur, les six premières travées présentent une apparence toute romane (arcs en plein cintre, décor géométrique, piliers massifs). Les chapiteaux sont dans leur majorité épannelés. Ceux du chœur, plus tardifs, révèlent les influences françaises du début du (chapiteaux carrés à feuilles d'eau). Le mobilier se compose d'une statue de la Vierge du dans le bas-côté nord. L'orgue Cavaillé-Coll date du . La nef est décorée de drapeaux qui rappellent la vocation maritime d'Étretat.
Notes et références
Annexes Articles connexes
Liste des monuments historiques de la Seine-Maritime Liste des monuments historiques de 1840 Diocèse du Havre
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