L’École littéraire de Québec (aussi appelée École patriotique de Québec) est un groupe de littéraires canadiens-français actif au à Québec, centré autour de la publication de deux recueils littéraires périodiques : Les Soirées canadiennes (1861-1865) et Le Foyer canadien (1863-1865). Ayant pour but d'accroître l'importance de la jeune littérature franco-canadienne, l'École tire son inspiration des racines catholiques et conservatrices du Canada français, un style plus romantique que celui des libéraux de l'Institut canadien de Montréal. Animé par l'abbé Henri-Raymond Casgrain, le mouvement réunissait des auteurs tels que Joseph-Charles Taché, Antoine Gérin-Lajoie et Hubert LaRue. Ils se réunissaient dans la librairie du poète Octave Crémazie.
Pamphile Le May, aussi actif dans l'École, a traduit le poème Evangéline de Longfellow dans cet esprit littéraire patriotique, en changeant plusieurs éléments pour bonifier l'aspect canadien-français. Cette version de l'œuvre sur la Déportation des Acadiens a fortement influencé la Renaissance acadienne, ravivant la mémoire de la Déportation chez les communautés acadiennes des Maritimes. Rameau de Saint-Père, premier historien qui a rapporté sur les populations acadiennes du Canada, était aussi lié à l'École littéraire de Québec ; c'est en lisant la traduction d'Évangéline de Le May qu'il a appris sur l'existence de ces communautés.
La relève du mouvement deviendra l'École littéraire de Montréal, institutionnalisée en 1895.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Octave Crémazie École littéraire de Montréal
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