La d'infanterie () est une division de l'Armée française. Créée en 1873, elle est surnommée durant la Grande Guerre la Division des As. Division d'active pendant l'entre-deux-guerres, elle combat ensuite au début et à la fin de la Seconde Guerre mondiale puis enfin lors de la Guerre d'Algérie.

Différentes dénominations

1873 : création de la d'infanterie à Belfort, : dissolution après la bataille de France, : création de la d'infanterie à partir d'unités FFI, : dissolution : recréation de la pour partir en Afrique du Nord, 1962 : dissolution, : recréation de la à Lyon, : la est dissoute, : création de la légère blindée école () à Montpellier, : dissolution de la .

Commandants vignette|Le général Henri Ernest Petit, commandant la , en 1926.

d'infanterie sous la Troisième République (1873 - 1940) vignette|Le général de Lattre de Tassigny, à Rethel en 1940.

- 1881 : général Derroja - : Peychaud - : général Lamy - : général de Négrier - : général Boussenard - : général Hepp - : général Duchesne - : général Jeannerod - : général Hagron - : général Michal - : général Pau - : général de Langle de Cary : général Pouradier-Duteil - : général Curé - : général de Villaret - : général Faës - : général Crepey - : général Philipot - : général Baston 1925-1928 : général Petitvoir au SHD Vincennes, le dossier 9 YD 690. - : général Errard - : général - : général Catroux - : général Bouffet - : général de Lattre de Tassigny

d'infanterie ex-FFI (1945 - 1946) - : général Salan - : général Malaguti

d'infanterie en Afrique du Nord (1954 - 1962)

1954 - ? : général Lavaud 1959 - 1960 : général Jannot 1960 - 1961 : général

1961 - 1962 : général Meltz

d'infanterie de Lyon (1976 - 1984)

1976 - 1977 : général Barthélemy

1977 - 1979 : général Xhaard 1979 - 1981 : général Longeret 1981 - 1983 : général Rabot 1983 - 1984 : général Lemoine

légère blindée (1984 - 1993)

1984 - 1985 : général Clarke de Dromantin 1985 - 1988 : général Béchu

1988 - 1991 : général Aumonier 1991 - 1993 : général Azéma de Castet Laboulbène

De 1873 à 1914 La division est créée en 1873 avec des éléments à Belfort et en Franche-Comté. Elle appartient à la , destinée à former le corps d'armée.

Première Guerre mondiale Composition vignette| Ordre de bataille de la 14e division d'infanterie en août 1914. brigade d'infanterie : d'infanterie d'infanterie

brigade d'infanterie : d'infanterie d'infanterie

Cavalerie : de chasseurs : un escadron (avec les exceptions suivantes : aucun escadron de à et deux escadrons de janvier à )

Artillerie : d'artillerie de campagne : trois groupes de canons de 75, plus une batterie de mortiers de 58 attachée à la division de à ( batterie du jusqu'en ). d'artillerie lourde : un groupe de canons de 155 C ( groupe, renommé en ), qui rejoint la division en

Génie : du génie : compagnie 7/1, renforcée mi-1915 par la 7/1 bis (renommée 7/51 en début 1916), ainsi que par la 7/21 créée début 1917 du génie : un détachement de transmissions à partir de mi-1916 d'infanterie territoriale : un bataillon de pionniers qui rejoint la division en En , le est rattaché à la et quitte la division. Les deux brigades sont supprimées et les trois régiments d'infanterie sont directement rattachés à l'infanterie divisionnaire.

Surnom vignette|Le fanion de la division des As, porté par des cavaliers du de chasseurs en décembre 1918. "La Division des As" . cette dénomination est due au général Philipot, commandant la division, le , qui, dans son ordre du jour 45, à la suite de la bataille de Champagne, fit l'éloge de ses hommes : Je suis fier de vous… merci mes enfants, bravo mes as !, car la fut la première division dont les régiments furent tous décorés d'une fourragère.

Plus tard, des lieutenants d'approvisionnement de chacun de ces régiments décidèrent de se réunir le jour même, pour tirer au sort la répartition des as. Le eut l'as de trèfle, signe de chance, le l'as de carreau, le l'as de cœur. Le lieutenant d'approvisionnement du , le lieutenant Taillard, particulièrement jalousé par ses pairs pour les faveurs qu'il obtenait de l'intendance, étant opportunément absent, reçut l'as de pique, le plus déprécié du jeu : symbole de la mort.

Quant au d'artillerie, n'ayant plus d'as à recevoir, il se vit attribuer le Joker.

Historique 1914 2 - : couverture au Nord-Est de Belfort, dans la région de Petit-Croix, Rougemont-le-Château. À partir du , engagée dans la bataille d'Alsace. : prise de Mulhouse. : violents combats vers Riedisheim et Rixheim. 10 - : repli vers Reppe et Vauthiermont, le combats vers Reppe. 14 - : reprise de l'offensive en direction de Mulhouse. Le , combat vers Dornach et réoccupation de Mulhouse. le , repli vers la frontière. 25 - : retrait du front et transport par V.F. de la région de Belfort à celle de Villers-Bretonneux. Le , mouvement vers l'Est, combat vers Proyart. - : repli par Montdidier, Clermont, Persan et Beaumont jusque dans la région de Louvres. 6 - : engagée dans la bataille de la Marne. Du 6 au , bataille de l'Ourcq, combats vers Bouillancy et Acy-en-Multien. À partir du , poursuite par Vaumoise et Vic-sur-Aisne, jusque vers Autrêches. - : engagée dans la bataille de l'Aisne, violents combats vers Autrêches, Hautebraye, Chevillecourt et Vingré. Stabilisation du front et occupation d'un secteur dans cette région. 3, 8, : éléments engagés dans les attaques sur le plateau de Nouvron. : attaques françaises au nord de Vingré et vers la ferme Sainte-Léocade.

- : retrait du front et repos vers Hartennes.

1915 12 - : mouvement vers Soissons ; les 12 et , violents combats au nord de cette ville, puis occupation d'un secteur aux abords de Soissons. 19 - : retrait du front et repos dans la région de Montgobert. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Vingré et Pernant (guerre de mines). 6 et : éléments engagés dans les attaques du d'armée sur la ferme Quennevières. 4 - : retrait du front et repos vers Faverolles. À partir du , transport par V.F. vers Saint-Hilaire-au-Temple, travaux dans la région de Suippes. - : occupation d'un secteur au nord de la ferme des Wacques. Engagée du 25 septembre au 6 octobre dans la seconde bataille de Champagne, violentes attaques françaises dans cette région. 2 - : retrait du front et repos vers Les Grandes-Loges, puis à partir du vers Bussy-le-Château. À partir du , stationnement en seconde ligne vers la ferme Jonchéry ; travaux et instruction. - : occupation d'un secteur vers l'Épine de Vedegrange et à l'est. - : retrait du front ; repos et instruction dans la région de Mairy-sur-Marne. À partir du , mouvement par étapes par Thiéblemont-Farémont, vers la région d'Aulnois-en-Perthois ; repos et instruction. À partir du , mouvement par étapes par Thiéblemont-Farémont, vers la région d'Aulnois-en-Perthois ; repos et instruction. À partir du , mouvement vers le camp de Mailly, instruction. À partir du , transport par V.F. dans la région de Bar-le-Duc ; repos. 1916 - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Bezonvaux et les abords ouest d'Étain. Engagée à partir du dans la bataille de Verdun. : repli sur les Hauts-de-Meuse, de Bezonvaux à Eix. 25, 26 et : violentes attaques allemandes. : front réduit à gauche jusqu'à Vaux-devant-Damloup. : attaque allemande sur Vaux-devant-Damloup.

- : retrait du front, transport par camions vers Haudainville, puis regroupement vers Lisle-en-Barrois. À partir du , transport dans la région de Neufchâteau et repos dans celle de Colombey-les-Belles. À partir du , travaux dans la région de Lucey (secteur du d'armée. - : mouvement vers le front. À partir du , engagée à nouveau dans la bataille de Verdun, vers l'étang de Vaux et le sud de Damloup (éléments engagés dès le ). 16 - : retrait du front et regroupement vers Revigny-sur-Ornain. À partir du , transport par V.F. dans la région de Bruyères ; repos vers Remiremont. - : mouvement vers le front et à partir du , occupation d'un secteur à l'est de Gérardmer entre la haute vallée de la Lauch et le col de la Schlucht. - : retrait du front et transport par V.F. dans la région d'Amiens. Repos dans la région de Cachy et de Gentelles, puis dans celle de Chipilly. 10 - : engagée dans la bataille de la Somme, vers la Somme et le bois des Riez (secteur réduit à droite, le jusque vers le bois de Hem). 12, 13, 16, 18 et : attaques françaises, coopération avec la d'infanterie pour la capture du bois de Hem.

- : retrait du front ; repos vers Villers-Bretonneux. 7 - : mouvement vers le front. Engagée, à nouveau dans la bataille de la Somme vers le nord de Bouchavesnes et la ferme de bois l'Abbé. : enlèvement de Bouchavesnes. 13 et : combats vers la ferme de bois l'Abbé, le bois Saint-Pierre Vaast et le bois Germain.

- : retrait du front et transport par V.F. dans la région de Châlons-sur-Marne. Repos à l'ouest de Sainte-Menehould. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur du front vers la Main de Massiges et Vienne-le-Château, étendu à gauche le jusqu'à Maisons de Champagne et réduit à droite le jusqu'à l'Aisne.

1917 vignette|La garde au drapeau du () à Paris le . - : retrait du front, mouvement par étapes de Possesse vers le camp de Mailly, par Vanault-les-Dames, Saint-Amand-sur-Fion et Saint-Ouen ; repos et instruction. À partir du , mouvement par Châtillon-sur-Marne et Sézanne, vers la région de Muizon ; travaux de seconde position. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers le nord du Godat et la ferme du Luxembourg (éléments au repos jusqu'au ). Engagée dans la bataille du Chemin des Dames. : enlèvement des positions allemandes vers Berméricourt. vignette|Le drapeau du lors d'une revue divisionnaire à Ville-en-Tardenois. - : retrait du front, transport par camions dans la région Cumières, Ay ; repos. Le , mouvement vers Ville-en-Tardenois ; repos et instruction. - : occupation d'un secteur vers Courcy et Loivre. - : retrait du front ; repos et instruction vers Damery. Du 16 au , transport par camions vers Dommartin-Varimont ; repos. - : mouvement vers la région de Verdun ; à partir du , occupation d'un secteur vers la cote 344 et la ferme Mormont. : violente action allemande vers la cote 344 (bataille de Verdun).

- : retrait du front, transport par camions vers Condé-en-Barrois ; repos et instruction. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Béthincourt et l'ouest de Forges-sur-Meuse.

1918 vignette|Soldats et officiers du avec des Américains de la US lors d'une enterrement le à Domjevin. 3 - : retrait du front, mouvement vers Bar-le-Duc ; à partir du , transport par V.F. dans la région de Bayon ; repos et instruction. - : occupation d'un secteur vers Domèvre-sur-Vezouze et Emberménil. - : retrait du front et transport par V.F. de Bayon, vers Clermont et Liancourt. Repos vers Breuil-le-Sec ; à partir du , travaux à l'est de Clermont. À partir du , transport par camions au sud-ouest d'Amiens, puis mouvement vers Rainneville et Vauchelles-lès-Authie. À partir du , transport par camions vers Abeele.

9 - : relèves d'éléments britanniques et occupation d'un secteur vers l'étang de Dickebusch et la ferme Godezonne. : combats de Dickebusch.

- : retrait du front ; repos vers Arques, puis vers Zuytpeene. À partir du , transport par V.F. de Saint-Omer, au nord-ouest de Beauvais ; repos. À partir du , transport par camions vers Breteuil ; travaux et instruction. - : transport par V.F. par Coolus, Avize et Vitry-le-François. Engagée dans la bataille de la Montagne de Reims, puis dans la seconde bataille de la Marne. 17 - : combats du bois de Courton. 21 - : en seconde ligne, dans la zone britannique. À partir du , engagée à nouveau vers le bois de Courton et poursuite vers la Vesle.

- : retrait du front et repos dans la région de Damery, Cumières, puis mouvement par étapes vers Montmirail.