Le de spahis algériens (), unité de cavalerie de l'armée d'Afrique, est une formation de spahis créée en 1915 et dissoute en 1962.
Création et différentes dénominations 1914 : Création du 1915 : devient le 1917 : Dissous 1921 : recréation du 1940 : capture du régiment 1943 : nouvelle formation comme de souveraineté () puis
1948 : devient d'escadrons de spahis algériens ( GESA) 1954 : devient de spahis algériens ( ESA) 1958 : devient de spahis ( ES) 1962 : Dissous
Chefs de corps
1948 - 1953 : lieutenant-colonel de Chabot 1953 - 1954 : lieutenant-colonel de Dompsure 1955 - 1956 : chef d'escadrons de Chasteignier 1956 - 1958 : chef d'escadrons Terrier 1958 - 1960 : chef d'escadrons de Fombelle 1960 - 1962 : chef d'escadrons Guyot
Historique des garnisons, combats et batailles du régiment de spahis algériens Première Guerre mondiale En 1914 le régiment de marche de spahis algériens est créé. Il devient le régiment de spahis algériens en 1915.
Le régiment est dissout en 1917.
Entre-deux-guerres gauche|vignette|Spahis du suivant l'automobile du président Doumergue à Carcassonne le . Le de spahis algériens ( RSA) est recréé en 1921 à Taza (Maroc). Le capitaine Henri de Bournazel y sert au sein du en 1921.
En 1923, le régiment est remis sur pied à Orange par les et le escadrons après que les deux premiers escadrons ont rejoint le RSA. Le RSA repart au Maroc et participe à la campagne du Rif en 1925-1926.
Il retourne ensuite en garnison à Orange puis rejoint Montauban en .
Le de spahis est en garnison à Montauban en , quand il est requis pour appliquer le plan de barrage dans les Pyrénées-Orientales. Ce plan vise à empêcher les militaires de l’armée populaire de la République espagnole, vaincue par les rebelles franquistes, en pleine Retirada, de passer en France. L’interdiction d’entrer est levée du 5 au .
Seconde Guerre mondiale
En 1939-1940 vignette|Cavaliers du RSA internés en Suisse en juin 1940. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le régiment constitue avec le RSA la brigade de spahis. Durant l'hiver 1939-1940, cette brigade assure la surveillance d'une zone qui s'étend de la frontière suisse à la région de Dannemarie et Altkirch. Au mois de , il gagne le Doubs pour freiner la progression allemande à l'est de Besançon. Ainsi, entre le 14 et le 18, la brigade résiste devant Maîche, Damprichard et Vercel malgré un armement dérisoire.
À court de munitions, la brigade est contrainte de déposer les armes le à 18 heures. Elle reçoit les honneurs de la guerre de la part de leurs adversaires et les officiers peuvent conserver leur sabre. Quelques éléments du RSA parviennent cependant à gagner la Suisse.
Nouvelle formation et campagne d'Allemagne Le régiment est recréé en 1943 comme de souveraineté.
En , la brigade de spahis à cheval est reformée en Afrique du Nord avec le RSA et le RSM. En , cette brigade arrive en France et rétablit l'ordre républicain dans la région toulousaine.
En hiver, elle est envoyée en Alsace dans la région de Huningue-Mulhouse et atteint le Rhin à Chalampé le après une belle manœuvre de débordement à cheval. Elle perd toutefois son chef de corps, le colonel Winsback, près de Mulhouse. Par la suite, elle nettoie la Forêt Noire et atteint finalement le col de l'Arlberg. La brigade était la dernière unité de cavalerie française engagée à cheval en Europe.
De 1945 à nos jours vignette|Tenue d'un capitaine du telle que portée à Senlis vers 1955.|gauche La brigade est dissoute en 1946. Elle laisse place à deux groupes d'escadrons autonomes algéro-marocains (GEASAM) composés chacun d'un escadron du RSA et du RSM, stationnés à Senlis et Baden-Baden. En , le met sur pied un escadron autonome de marche de spahis algériens qui part pour Madagascar.
Dès 1948, le deuxième groupe prend le nom de d'escadrons de spahis algériens ( GESA) en regroupant les deux escadrons algériens à Senlis. Le , constitué de deux escadrons de fusiliers et un escadron hors-rang, a une fonction de représentation et de propagande, participant avec ses chevaux à de nombreuses cérémonies. Les spahis sont cependant entraînés à opérer à pied, à cheval ou portés sur camions.vignette|Démonstration du à Groningue (Pays-Bas) en 1961.De janvier à , le groupe part maintenir l'ordre colonial en Tunisie puis y retourne pendant l'été 1954.
Ayant laissé un escadron en Tunisie, l'unité devient le simple escadron monté ( de spahis algériens), servant comme garde d'honneur. Il est renommé de spahis en 1958 avant d'être dissous en 1962.
Insignes
Insigne au spahi sautant L'insigne du régiment de spahis algériens, conçu dans les années 1930, présente un spahis à cheval sautant à travers un croissant doré. Le croissant porte en arabe la devise Par Dieu nous vaincrons. Le cheval a les naseaux fumants et le cavalier porte un écu noir portant le chiffre 7 et deux soutaches dorées. Cet insigne est repris par le en 1947.
Le reprend cet insigne en supprimant la fumée sortant des naseaux du cheval et en redessinant l'écu au chiffre 7 pour qu'il ressemble plus à une patte de col.
Insigne de 1945 En 1945, le régiment fait réaliser un insigne en aluminium peint, présentant un burnous rouge chargé d'un sabre, d'une croix de Lorraine et du chiffre 7 inscrit dans un croissant jaune.
Inscription sur l'étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Maroc 1925-1926
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Décorations Croix de guerre 1939-1945 avec une étoile vermeil ; Croix de guerre polonaise avec citation à l'ordre de la division.
Références
Bibliographie « Les spahis », Carnet de la Sabretache, nouvelle série 65, 1982. . . . .
Catégorie:Armée d'Afrique (France) Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1915 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1962 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945