Le nomophylax (en , « Gardien des lois ») a d’abord été un magistrat au sein d’un collège qui a sans doute fonctionné quelque temps dans l’Athènes antique, au ; cette fonction est surtout attestée hors d’Athènes ; Platon évoque cette institution dans les Lois, livre VI, 754 d - 755 b., et Aristote la signale comme plus ou moins propre aux États oligarchiques, livre VI, 1298 b et 1323 a-b.. Dans l'Empire byzantin, entre le et le , ce fut un important poste juridique, placé à un rang élevé dans la hiérarchie impériale.
Histoire
La fonction de nomophylax est créée par l'empereur Constantin IX Monomaque, par la novelle de 1045Louis Bréhier, La Civilisation byzantine, Albin Michel, coll. L’Évolution de l’humanité, 1970, ., à l'attention de Jean Xiphilin, le futur patriarche de Constantinople. L'obtention de ce poste confère une très grande autorité et représente une haute distinction. Le nomophylax préside l'école de droit de Constantinople, est membre du Sénat, détient le siège à côté de l’epi ton kriseon () et se voit accorder un salaire annuel (roga) de quatre livres d'or ainsi qu'une tunique de soie. À cela s'ajoutent les nombreuses donations impériales et cadeaux. L'autorité du poste est renforcée par la suite, en précisant les rares cas dans lesquels son titulaire pouvait être congédié.
Toutefois, le poste ne perdure pas dans sa conception originale. Il est rapidement associé au droit ecclésiastique, jouissant d'une position intermédiaire entre les administrations civiles et ecclésiastiques selon J. Darrouzès. Ainsi, au , il est détenu par plusieurs canonistes importants comme Alexis Aristénos, Neilos Doxapatrès et Théodore Balsamon. Au , il existe un nomophylax civil et un nomophylax ecclésiastique, ce dernier étant proche d'une autre fonction ecclésiastique judiciaire, le dikaiophylax.
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Titre judiciaire byzantin