Jean-François Marie, sieur de la Colinière (surnommé Brutus) est un révolutionnaire français, né le à Juvigné, tué par les chouans dans les landes de Fossavie lors de la bataille de Juvigné vers le , membre du Tribunal révolutionnaire de la Mayenne.
Biographie Jean-François Marie obtient provisions de Honoré III, prince de Monaco, le . Il est reçu à la barre ducale de Mayenne le suivant.. Il est notaire à la Croixille et à la juridiction de Notre-Dame de Montautour en Ille-et-Vilaine.
Pendant la Révolution française, il devient maire de La Croixille, et commandant de la garde nationale de Juvigné. Il obtient le du conseil général de la commune de La Croixille un certificat de civismeVu et approuvé le 18 par les administrateurs du district d'Ernée, et le 26 par ceux du département (Archives départementales de la Mayenne, L 2020, f° 7)..
Aux termes du décret de levées militaires du , Jean Sauvé, maire de Bourgon, est nommé commissaire de recrutement du district. Il se trouvait à ce titre, le , à la Croixille ; il s'entendit alors avec Jean-François Marie pour faire arrêter le sieur François ToulonQui avait coupé, avec d'autres laquais et fermiers des « ci-devant », l'arbre de la Liberté de la Croixille..
Il est en , notaire à La Croixille et juge de paix du canton de Juvigné. Il est désigné comme Ferdinand Gaugain, La Révolution dans la Mayenne, t. I, p. 515, t. II, pp. 102, 103, 109, 117, 130, 134, 135, 158, 178, 185, 186, 189, 328, 335..
Ultra-jacobinIl prend le nom de Brutus, il est nommé membre de la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne par les Représentants. Il en fut pour l'Abbé Angot . Pendant les opérations du tribunal révolutionnaire, aux environs du 23 pluviôse, Jean-François Marie est inopinément enlevé par 14 soldats républicains envoyés de Granville, pour se saisir de sa personne. Son absence semble ralentir la fureur des autres commissaires; ils semblent craindre le même sort. Une lettre d'Esnue-Lavallée du 26 pluviôse indique : .
Arrêté en même temps que René Pannard, comme celui-ci il refuse dédaigneusement toute explication sur sa conduite au sein de la commission comme lui aussi, il est remis en liberté lors de l'amnistie générale. Il reprend alors pendant quelques années ses fonctions de notaire, et les exerce jusqu'à sa mort.
Les habitants vinrent de fort loin voir son cadavre pour s'assurer qu'il était réellement mort.
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie , t. IV, article Marie-Colinière, IV. 595, et Colinière. . Isidore Boullier, Mémoires ecclésiastiques. Christine Peyrard, « Chapitre treizième. Les réactions thermidoriennes en l’an III », Les Jacobins de l'Ouest, 1996.
Catégorie:Juge de paix français Catégorie:Maire de la Mayenne Catégorie:Membre du Tribunal révolutionnaire Catégorie:Naissance en mai 1749 Catégorie:Naissance dans la Mayenne Catégorie:Décès en mai 1796