Albert-Désiré Guilbert, né à Pontoise le , et mort à Paris le , est un architecte français.
Biographie
Famille et formation
Albert Guilbert est né au rue de Gisors à Pontoise, au domicile de ses parents, Arnaud-Désiré Guilbert, voyageur de commerce, et Marie-Françoise, née VernissatÉtat-civil de la commune de Pontoise, registre des naissances de l'année 1866, acte du 11 mai 1866.. Il est le frère de l'abbé Louis Guilbert, professeur au petit séminaire de VersaillesLa Croix, 12 novembre 1924, ..
Entré à l’École des beaux-arts de Paris en 1885, il y est admis en première classe en 1888. Élève de Jules André puis de Victor Laloux, il se distingue en remportant le premier prix au concours Rougevin pour un projet de baptistère (1891) et le prix Destors de la Société centrale des architectes (1893). Il obtient son diplôme d'architecte en 1892.
Début de carrière professionnelle
Candidat à plusieurs concours, il remporte le premier prix dans sa ville natale en 1898 (avec un projet de caisse d'épargne) et à Montrouge (projet d'école) ainsi qu'un troisième prix à Soissons (projet d'abattoir). En 1896, il est récompensé d'une médaille de deuxième classe au Salon, où il a exposé l'année précédente le projet de décor qu'il venait d'exécuter dans le chœur de l'église Notre-Dame de Pontoise ainsi qu'un projet de cinquième asile d'aliénés à Ville-Évrard (en collaboration avec Georges Courtois)Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Élysées le mai 1895, Paris, Dupont, 1895, ..
Sa première grande réalisation est la chapelle Notre-Dame-de-Consolation à Paris, dédiée à la mémoire des victimes de l'incendie du Bazar de la Charité et inaugurée en . De style néo-Louis XVI, cette œuvre assure la notoriété du jeune architecte et lui permet de remporter aussi bien la médaille d'honneur du Salon de 1900 que le prix Duc décerné tous les deux ans par l'Académie des beaux-arts (1902).
Avant 1904, il est associé à l'architecte argentin Eugenio Gantner au sein d'une agence de Buenos-Aires,
Avant 1908, il adhère à la Société centrale des architectes (qui lui a remis une médaille en 1905 pour des travaux d'architecture privée), à la Société des artistes français et à la Société des architectes diplômés par le gouvernement. Nommé inspecteur général des monuments historiques avant 1898La Croix, 10 avril 1898, ., il achève sa carrière en tant qu'architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1910, deux ans après avoir participé à l'Comœdia, 20 mai 1910, ., il est promu officier de cet ordre en 1937Le Journal, 29 août 1937, ..
Architecte de l'Art déco
Après des débuts marqués par l'éclectisme formel propre à l'architecture française de la fin du , Guilbert pratique bientôt un « second Art nouveau » ayant réussi sa fusion avec le régionalisme avant d'évoluer vers les formes épurées et massives de l'Art déco, notamment dans les projets réalisés avec son fils, Jacques Guilbert (1900-1948), dès le début des années 1930, ce dernier étant un disciple d'Auguste Perret. Ensemble, ils ont notamment exécuté des travaux d'agrandissement et d'aménagement à l’École normale supérieure et au Collège de France à Paris.
Dans les années 1920, Guilbert œuvre à la reconstruction de Villers-Bretonneux dans le département de la Somme où il réalisa notamment, l'hôtel de ville et l'église..
Albert Guilbert meurt dans le de Paris le .
Principales réalisations Décor du chœur de l'église Notre-Dame de Pontoise (1895). Chapelle Notre-Dame-de-Consolation, rue Jean-Goujon, Paris (1898-1900). Cathédrale arménienne Saint-Jean-Baptiste, rue Jean-Goujon, Paris (1902-1904). Maison d'assistance par le travail, Pontoise (1903)Le Petit Parisien, 18 janvier 1903, .. Marché couvert de Soissons (1908-1911). Monument aux morts de Versailles (devant l'hôtel de ville), sculptures par Ernest Henri Dubois (inauguré le ). Église Sainte-Jeanne-d'Arc de Versailles (1923-1926). Église Saint-Julien de Domfront (1924-1926). Église Saint-Jean-Baptiste de Villers-Bretonneux (1927-1931) et mairie de Villers-Bretonneux (Somme) Bâtiments de chimie et de sciences naturelles de l'École normale supérieure, rue Érasme, Paris (1930-1937), avec Jacques Guilbert. Laboratoires de chimie et deux amphithéâtres au Collège de France (1938-1946), avec Jacques Guilbert.
Galerie
Notes et références
Annexes Bibliographie Louis Thérèse David de Pénanrun, Edmond Augustin Delaire et Louis François Roux, Les Architectes élèves de l'école des beaux-arts : 1793-1907, Paris, coll. « Librairie de la construction moderne », ? 1907, , . François Loyer, Histoire de l'Architecture française, t. 3 (De la Révolution à nos jours), Paris, Mengès, 1999, .
Liens externes
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