Jaime María Blanco García est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), né le à Santander et mort le dans la même ville.
Il est président de la Députation régionale de Cantabrie entre 1990 et 1991.
Biographie Jeunesse et formation Né sur la côte Cantabrique, Jaime Blanco s'inscrit à l'université de Séville, où il obtient sa licence en médecine et chirurgie. Il se spécialise ensuite en soins intensifs. Il rejoint ensuite l'hôpital universitaire Marquis de Valdecilla de Santander, où il devient chef de la section de médecine intensive.
Débuts en politique Jaime Blanco adhère au PSOE en 1975 et prend deux ans plus tard le poste de secrétaire général du Parti socialiste de Cantabrie-PSOE (PSC-PSOE).
Pour les élections constituantes du 15 juin 1977, il est investi tête de liste socialiste dans la circonscription de Santander « Candidaturas definitivamente admitidas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado », Bulletin officiel de l'État, le . À 33 ans, il est élu au Congrès des députés, où il est désigné vice-président de la commission de la Santé et de la Sécurité sociale « Blanco García, Jaime – Legislatura constituyente », Congrès des députés.
Le suivant, à l'occasion d'une manifestation à Santander, il est placé en garde à vue après avoir été frappé par un agent de police, ce qui déclenche une enquête parlementaire et des appels à la démission du ministre de l'Intérieur Rodolfo Martín Villa, qui diligente de son côté une enquête administrative « Las Cortes investigan la detención de un diputado de Santander », El País, le . Les rapports confirmant la version de Blanco, le groupe socialiste présente le une motion de réprobation à l'encontre de Martín Villa, rejetée par 160 voix contre, 118 pour et 58 abstentions à l'issue d'un débat très tendu « Derrotada la moción socialista sobre el cese de Martín Villa », El País, le .
Ascension Jaime Blanco est de nouveau choisi comme tête de liste aux élections législatives du « Candidaturas definitivamente admitidas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 3073/1978, de 29 de diciembre », Bulletin officiel de l'État, le . Réélu, il est maintenu comme vice-président de la commission de la Santé et de la Sécurité sociale, puis devient vice-président de la commission de la Politique sociale et de l'Emploi en « Blanco García, Jaime – I Legislatura », Congrès des députés. Dans le cadre des élections législatives anticipées du 28 octobre 1982, il conduit de nouveau la liste socialiste en Cantabrie « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 2057/82, de 27 de agosto », Bulletin officiel de l'État, le .
Il postule en qualité de chef de file aux premières élections autonomiques de Cantabrie, convoquées le « Candidaturas proclamadas por la Junta Electoral Provincial de Cantabria para concurrir a las elecciones a la Asamblea Regional de Cantabria que se celebrarán el 8 de mayo », Bulletin officiel de Cantabrie, le . Le jour du scrutin, le PSC-PSOE remporte 15 députés sur 35, contre 18 à la coalition de droite de José Antonio Rodríguez. Il remet alors ses fonctions à disposition du parti, qui le confirme par 19 voix favorables et 10 abstentions une semaine plus tard « El comité regional del PSOE de Cantabria apoya la gestión de Jaime Blanco », El País, le . Il décide de continuer de siéger au Congrès et renonce donc à son mandat de député autonomique.
Alors qu'en une trentaine de cadres socialistes, comprenant des députés régionaux et des hauts fonctionnaires de l'administration déconcentrée, réclament dans une lettre ouverte sa démission du secrétariat général du PSC-PSOE « Cargos públicos socialistas piden la dimisión del secretario general del PSOE de Cantabria », El País, le , il est réélu en avec plus de 60 % des suffrages exprimés, contre 38 % au député autonomique et chef du Jesús Cabezón « Jaime Blanco, reelegido secretario general del PSOE de Cantabria », El País, le .
Réélu au cours des élections législatives anticipées du 22 juin 1986, il est investi le chef de file aux élections autonomiques du par le comité régional du parti « Candidatos socialistas », El País, le . Le jour du scrutin, il recueille 30,2 % des suffrages exprimés et 15 députés sur 39 à l'Assemblée régionale. Il décide d'y siéger, démissionne du Congrès le et se fait élire sénateur par l'Assemblée trois mois plus tard. Le , il devient vice-président de la commission des Autonomies, de l'Organisation et de l'Administration territoriales « Blanco García, Jaime – IV Legislatura », Sénat.
Président de la Députation régionale Le , la commission exécutive fédérale du PSOE sous l'autorité de Felipe González prend la décision que le PSC-PSOE déposera une motion de censure contre Juan Hormaechea, qui a perdu sa majorité après s'être brouillé avec le Parti populaire (PP), alors que Jaime Blanco s'y est montré défavorable et qu'une motion semblable a déjà été déposée par le PP, le Parti régionaliste de Cantabrie (PRC) et le Centre démocratique et social (CDS) « La ejecutiva del PSOE decide que Jaime Blanco encabece una moción de censura contra Hormaechea », El País, le .
Finalement, la motion socialiste est adoptée par l'Assemblée régionale le par 26 voix pour, 12 voix contre et 1 abstention, assurant l'investiture de Jaime Blanco comme président de la Députation régionale de Cantabrie grâce au soutien des autres forces politiques « El socialista Jaime Blanco, nuevo presidente cántabro con el apoyo del Partido Popular », El País, le . Le lendemain, il annonce former un gouvernement de coalition comptant quatre membres du PP, dont la vice-présidence, trois du PSC-PSOE, un du PRC et un du CDS « Blanco ofrece cuatro consejerías al PP en el nuevo Ejecutivo cántabro », El País, le . Il est formellement nommé le « Real Decreto 1586/1990, de 10 de diciembre, por el que se nombra Presidente de la Diputación Regional de Cantabria a don Jaime Blanco García. », Bulletin officiel de l'État, le .
Aux élections autonomiques du , il atteint 34,8 % des voix et 16 députés sur 39, réalisant le record historique du PSOE de Cantabrie, mais le centre droit contrôle à nouveau la majorité absolue. Il est donc relevé de ses fonctions le au profit de son prédécesseur, Juan Hormaechea.
Parcours parlementaire national À l'occasion des élections sénatoriales anticipées du 6 juin 1993, Jaime Blanco se présente à l'un des quatre sièges à pourvoir en Cantabrie « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 534/1993, de 12 de abril », Bulletin officiel de l'État, le . Totalisant , il est le mieux élu des quatre membres du Sénat « Acuerdo de 13 de julio de 1993, de la Junta Electoral Central, por el que se ordena la publicación del resumen de los resultados de las elecciones para el Congreso de los Diputados y el Senado convocadas por Real Decreto 534/1993, de 12 de abril, y celebradas el 6 de junio de 1993, según los datos que figuran en las actas de escrutinio general remitidas por cada una de las Juntas Electorales Provinciales », Bulletin officiel de l'État, le . Le , il se présente sans succès à la présidence de la Députation régionale dans le cadre d'une motion de censure, rejetée par 21 voix contre et 18 pour « Hormaechea sale airoso de la moción de censura socialista gracias a los votos del PP », El País, le . Il tente à nouveau le , la motion recevant 18 voix pour, 17 voix contre et 4 abstentions alors que la majorité requise est de 20 votes favorables « Blanco fracasa en su intento de echar a Hormaechea », El País, le . Il décide le de ne pas postuler de nouveau aux élections autonomiques, prévues au mois de mai « Blanco renuncia a encabezar la lista socialista al Gobierno regional », El País, le .
Il fait son retour au Congrès des députés aux élections législatives anticipées du 3 mars 1996. À partir de 1998, il est secrétaire de la commission de la Santé et de la Consommation « Blanco García, Jaime – VI Legislatura », Congrès des députés. Il est réélu au cours des élections législatives du 12 mars 2000 et siège toute la législature comme vice-président de la commission de la Santé et de la Consommation « Blanco García, Jaime – VII Legislatura », Congrès des députés. Le , une nouvelle crise au sein du Parti socialiste de Cantabrie-PSOE conduit le comité régional à lui signifier qu'il doit passer la main à la tête du parti après vingt-trois ans de direction ininterrompue « La crisis de los socialistas cántabros sitúa a Jaime Blanco en el final de su mandato », El País, le . Après les profonds changements induits par la victoire de José Luis Rodríguez Zapatero au congrès fédéral de juillet, sa faiblesse dans l'appareil s'accentue et il confirme le qu'il ne sollicitera pas le renouvellement de son mandat « Jaime Blanco renuncia a seguir al frente del PSOE cántabro tras 23 años », El País, le .
Il choisit ensuite de postuler aux élections sénatoriales du 14 mars 2004 et de quitter de nouveau le Congrès pour la chambre haute des Cortes Generales « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 100/2004, de 19 de enero », Bulletin officiel de l'État, le . Avec , il est le sénateur le moins bien élu de Cantabrie, et le seul socialiste « Acuerdos de 25 de marzo y de 22 de abril de 2004, de la Junta Electoral Central, por los que se ordena la publicación del resumen de los resultados de las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 100/2004, de 19 de enero, y celebradas el 14 de marzo de 2004, conforme a las actas de escrutinio general y de proclamación de electos remitidas por las distintas Juntas Electorales Provinciales y por las Juntas Electorales de Ceuta y de Melilla », Bulletin officiel de l'État, le . Il prend alors la présidence de la commission parlementaire de la Défense « Blanco García, Jaime – VIII Legislatura », Sénat. Il est réélu avec aux élections sénatoriales du 9 mars 2008, réalisant de nouveau le plus mauvais score des quatre élus de Cantabrie et restant le seul sénateur socialiste de la communauté autonome « Acuerdo de 7 de abril de 2008, de la Junta Electoral Central, por el que se ordena la publicación del resumen de los resultados de las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 33/2008, de 14 de enero, y celebradas el 9 de marzo de 2008, conforme a las actas de escrutinio general y de proclamación de electos remitidas por las distintas Juntas Electorales Provinciales y por las Juntas Electorales de Ceuta y de Melilla », Bulletin officiel de l'État, le . Il est confirmé comme président de la commission de la Défense « Blanco García, Jaime – IX Legislatura », Sénat et ne se représente pas à l'issue de son mandat, mettant un terme à sa vie politique après 34 ans de mandats électifs.
Famille Jaime Blanco a été marié à María Ángeles Ruiz-Tagle. Après leur séparation, il a épousé Rosa Inés García, ancienne députée autonomique, ancienne conseillère municipale de Santander et ancienne secrétaire générale de la section socialiste de la ville. Il est père de deux fils.
Mort Jaime Blanco meurt le à Santander des conséquences de plusieurs maladies.
La classe politique lui rend un hommage unanime : le président de Cantabrie Miguel Ángel Revilla, régionaliste, salue ; sa successeure à la direction du Parti socialiste de Cantabrie-PSOE Lola Gorostiaga parle d' ; la présidente du Parti populaire de Cantabrie María José Sáenz de Buruaga évoque ; le chef de file de Ciudadanos souligne que ; le député socialiste et secrétaire général du PSOE de Santander Pedro Casares le qualifie comme ; et le président du gouvernement d'Espagne et secrétaire général du Parti socialiste Pedro Sánchez dit de Jaime Blanco qu'il était , parlant de .
Notes et références
Voir aussi