Le major Walter Nowotny ( - ) fut l'un des plus grands as de la Seconde Guerre mondiale. Avec ses 258 victoires homologuées, il se situe au cinquième rang dans la liste des pilotes de chasse de la Luftwaffe.
Débuts tardifs Né à Gmünd, en Autriche, le , il ne rejoint la Luftwaffe qu'en octobre 1939. À cette époque de la guerre, la qualité de l'entraînement était encore très élevée, ce qui lui permit de bénéficier de l'une des meilleures formations jamais données à de jeunes pilotes; ceci explique aussi le fait qu'il ne rejoignit le front qu'en février 1941, lorsqu'il fut muté au JG.54 (escadre de chasse 54 ).
Il devait connaître des débuts de combat mouvementés : ainsi le , après avoir obtenu ses trois premières victoires près de l’île d'Ösel, il fut à son tour touché par le tir ennemi et dut « poser » son Bf 109 dans la Baltique. Il survécut à cet amerrissage forcé mais n'en passa pas moins trois jours sur son dinghy, ramant avec ses mains, avant de rejoindre la côte. Il lui fallut juste un an pour dépasser la barre des 50 victoires ; ce qu'il réussit le en abattant sept avions soviétiques au cours de la même journée. Exactement un mois plus tard, le , il reçut la croix de chevalier de la croix de fer et le suivant il fut nommé Staffelkapitan de la 1./JG 54 ; ce qui représentait une énorme responsabilité pour un jeune homme d'à peine 21 ans.
1943 : l'avènement d'un as C'est à l'été 1943, que Walter Nowotny sortit de « l'anonymat » et, dès juin, il accumula les succès : 41 victoires en juin, 49 en août, 45 en septembre et 31 en octobre. Il obtint ainsi sa centième victoire le , la le et la en septembre. Pour atteindre à un pareil palmarès il connut une succession de jours aux multiples victoires : le 08/06/1943 : 6 victoires, le 13/08/1943 : 9 victoires, le 18/08/1943 : 6 victoires, le 21/08/1943 : 7 victoires, le 01/09/1943 : 10 victoires, le 02/09/1943 : 6 victoires, le 14/09/1943 : 6 victoires, le 09/10/1943 : 8 victoires Les décorations suivirent le rythme effréné de ses succès : le il reçut les feuilles de chêne pour sa croix de fer et le du même mois il fut le des glaives pour la croix de fer. Octobre 1943 fut pour lui le mois de tous les records: en dix jours il obtint 32 victoires et, le , il devint le premier pilote au monde à franchir le « cap » des 250 victoires homologuées. Avec un pareil palmarès, obtenu au cours de 442 missions, il fut le huitième soldat de l'armée allemande à se voir décoré des brillants pour sa croix de fer. Il avait juste 22 ans et seuls quatre autres pilotes devaient atteindre et dépasser son score : Erich Hartmann, Gerhard Barkhorn, Günther Rall et Otto Kittel.
1944 : la fin d'un pilote hors pair
En février 1944, il fut nommé pour cinq mois au commandement du .101 (escadre-école 101), stationné en France. Il s'y révéla un remarquable pédagogue et plusieurs de ses élèves doivent à la qualité de son instruction et de ses conseils pratiques, non seulement de survivre aux combats futurs, mais aussi de pouvoir atteindre eux aussi au statut d'as.
Puis, en juillet 1944, il lui fut demandé de former une unité expérimentale équipée du nouveau Messerschmitt Me 262 à réaction. Il créa le Kommando Nowotny qu'il instruisit et conduisit au combat contre les bombardiers quadrimoteurs B-17 et B-24, abattant trois de ceux-ci, ses seuls succès remportés sur le front occidental.
Sa mort est sujette à controverses. Pour certains, sa mort est due à l'ailier numéro 4 de la formation de Pierre Clostermann qui l'aurait abattu le lors d'une « chasse au rat », pendant que Nowotny se préparait à son atterrissage. Cette version est soutenue par Clostermann lui-même (d'après le Grand Cirque, dans sa première édition), ainsi que par Edward H. Sims (dans son livre 1914-1970). Néanmoins, selon le Grand Cirque 2000 (nouvelle édition revue et complétée du livre précédemment cité), il semble que Nowotny ait en réalité attrapé un oiseau dans le réacteur de son Me 262 après une attaque de bombardiers américains ; des P-51 Mustang l'abattirent alors qu'il tentait de regagner la base avec son appareil en feu.
Dans le livre Le premier des aigles, son frère, citant le récit de Karl Schnörrer, l'adjoint de Walter raconte qu’après avoir décollé sous les yeux des généraux Galland et « K » (général d'armée aérienne non identifié dans le livre) en dépit de l'interdiction de vol qui le frappait il abat un quadrimoteur américain avant de jurer contre ses turbines. Une « nuée » de Mustang et de Thunderbolt se serait alors ruée pour abattre le Me 262 en panne. N'ayant pas réussi à évacuer son appareil, W. Nowotny s'écrasa avec lui..
Dans son livre Jusqu'au bout sur nos Messerschmitt, le général Galland dit à peu près la même chose sans mentionner son éventuelle présence sur les lieux : ..
Nowotny a droit à des funérailles d'État à Vienne et est inhumé dans le carré des héros au cimetière central de la ville.
2003 : suppression du statut de citoyen d'honneur En 2003, le conseil municipal de Vienne prend la décision, malgré l'opposition d'une partie de ses membres, de lui retirer son statut de citoyen d'honneur de la ville de Vienne et de retirer sa tombe du carré des héros, 59 ans après sa mortAssociate Publisher.Telegraph., David Ellensohn, conseiller municipal et membre du parti écologiste, expliquant que Nowotny .
Décorations Ordre de la Croix de la Liberté ClasseBerger 1999, . Ehrenabzeichen der finnischen Luftwaffe Insigne de pilote-observateur en or avec diamants Médaille du Front de l'Est Insigne de combat de la Luftwaffe pour pilote de chasse en or avec fanion « 400 » () Ehrenpokal der Luftwaffe () Insigne des blessés (1939) en noir Bague d'honneur de la ville de Vienne ()Held 1998, . Croix de fer (1939)
Croix allemande en or le en tant que Leutnant dans la I./JG 54Patzwall and Scherzer 2001, . Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne, glaives et brillants Croix de chevalier le ) en tant que pilote dans la 3./JG 54Fellgiebel 2000, .. de chêne le en tant que Staffelkapitän de la 1./JG 54 le ) en tant que Gruppenkommandeur de la I./JG 54 le en tant que Gruppenkommandeur de la I./JG 54 Mentionné six fois dans le bulletin quotidien radiophonique de l'armée
Bibliographie
Ernst Obermaier : "Die Ritterkreuzträger der Luftwaffe" - vol.1 - Dieter Hoffmann Verlag. 1975 .
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Liste des titulaires de la croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne, glaives et brillants Liste d'as de l'aviation Liste des as de la Luftwaffe
Liens externes
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