de Chalon, dit de Salins, puis de Chalon-Arlay, né /60 et mort le , seigneur d'Arlay (1266-1315) et maire et vicomte de Besançon (-1315), issu de la maison de Chalon et auteur de la tige des Chalon-Arlay.

Biographie Origines Jean naît vers 1259/60. Il est le fils de Jean le Sage (), ancien comte de Chalon (1227-1237), sire de Salins (à partir de 1237), et de sa troisième épouse, Laure de Commercy ()., fille de Simon [II/III] de Broyes-Commercy (/48), seigneur de Commercy.Simone François-Vivès, Les seigneurs de Commercy au moyen âge (XIe siècle-1429), Nancy, impr. A. Humblot et Cie, 1938, XII-200 pages..

De ce troisième mariage, il a pour frères et sœurs Hugues (), prince-évêque de la principauté de Liège (1295-1301), puis archevêque de Besançon ; Marguerite () qui épouse Hugues, fils du duc ; et Agnès () qui est marié avec , comte de Genève.

Des autres unions de son père, il a notamment pour frères consanguins (), seigneur de Salins et comte palatin de Bourgogne par mariage avec , et (1243-1309), seigneur de Rochefort, comte d'Auxerre par son deuxième mariage.

Seigneur d'Arlay À la mort de son père (1266-1267), Jean hérite de son père de nombreux fiefs, notamment ceux d'Arlay, Arguel (près de Besançon), Nozeroy, Montaigu, Sellières.. Il poursuit la politique d'acquisition en Comté entamée par son père (cf. legs à son fils).

Il accorde au bourg de Nozeroy, qui s'est développé autour du château, des lettres de franchises, le ..

De 1294 à 1301, avec son demi-frère , il est un des principaux dirigeants de la ligue de barons comtois qui s'oppose au roi de France . Ce dernier vient d'acheter les droits sur le comté de Bourgogne au comte , neveu des Chalon.

En 1305, il est en guerre contre son neveu, le comte de Montbéliard Renaud de Bourgogne (fils cadet d'Hugues de Chalon et frère puîné d'), afin de le forcer à reconnaître sa suzeraineté sur les châteaux voisins de Dramelay, Binans et Pimorin.

Relations avec Besançon Jean de Chalon-Arlay est l'un des principaux acteurs des sièges de Besançon de 1289 et 1290. En effet, allié à l'empereur Rodolphe Ier de Habsbourg, il tente de mettre un terme au rapprochement entre son neveu Othon IV de Bourgogne et le roi de France Philippe IV le BelC. Fohlen, Histoire de Besançon, , .. Si après les opérations de 1289, le comte de Bourgogne se soumet à l'empereur, la ville de Besançon ne s'est pas engagée dans cet accord et sa fidélité envers l'empire est assez floue, notamment dans un contexte de conflit entre l'archevêque et les laïcs, c'est pourquoi Rodolphe charge Jean de Chalon-Arlay de soumettre la ville rebelle qui avait soutenu Othon contre l'empereur C. Fohlen, Histoire de Besançon, , p. 372.. Les Bisontins finirent par céder au siège mené par Jean de Chalon-Arlay et négocièrent avec l'empereur, ce qui permit la naissance de la ville libre d'Empire de Besançon, en principe indépendante du comté de Bourgogne. Jean de Chalon exigea toutefois une indemnité financière pour lever le siège. Dans un premier temps réticents, car déjà criblés de dettes, les Bisontins sont contraints d'accepter de verser la somme de . La charte de franchise de la ville est rédigée le puis, deux jours plus tard, Jean de Chalon scelle d'autorité impériale le documentC. Fohlen, Histoire de Besançon, , .. À la suite de cet événement, Jean de Chalon-Arlay en ressort comme homme fort de la région, en ayant considérablement affaibli son neveu, le comte .

Cherchant à s'implanter dans la cité épiscopale bisontine, il obtient entre 1290 et 1300, « vicomté, mairie et gardienneté » de la cité.. Les archives conservent l'acte de cession du du fief de la mairie par Humbert de Clairvaux à Jean de Chalon-Arlay, il manque cependant celui concernant la vicomté.. L'arrivée des Chalon dans la cité provoque des tensions avec l'archevêque de Besançon, Eudes de Rougemont. Bien que ce dernier conteste l'acquisition, le roi des Romains, Adolphe de Nassau, confirme Jean de Chalon-Arlay dans ses titres. L'archevêque continue de contester et tente de faire excommunier le sire d'Arlay, mais le pape empêche l'excommunication.

Jean de Chalon-Arlay acquiert, à partir de 1303, plusieurs biens dans le quartier commerçant du Maisel, à proximité de la mairie. A la suite du soulèvement de la population bisontine, un traité de 1308 permet à Jean de Chalon-Arlay de devenir le gardien de Besançon pour une durée de soixante ansMaurice Piquard, « Étude sur la situation politique des archevêques de Besançon de 1290 à 1435 », in Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de 1929 pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe, École nationale des chartes, Paris, 1929, p. 193-201 (lire en ligne)..

Mort et succession Jean meurt en .

Son fils lui succède obtenant les fiefs .

Famille Descendance

Jean de Chalon épouse par contrat en 1272, puis effectivement en 1280, Marguerite de Bourgogne (), fille du duc et de sa deuxième épouse Béatrice de Champagne ; ils ont pour enfants : (1288-1322), seigneur d'Arlay, d’Arguel, de Cuiseaux et de Vitteaux, vicomte de Besançon (1315-1322) ; Jean (), seigneur de Vitteaux et de L'Isle, évêque de Bâle (1332-1335), puis de Langres ; Isabelle († v. 1352/1359), ∞ (1309) ().

Il épouse en secondes noces, vers 1312, Alix de Clermont-Nesle, fille du seigneur .

Filiation

Sceaux et armes vignette|gauche|Armes des Chalon-Arlay. Les armes de la maison de Chalon-Arlay (1258-1386) se blasonnent ainsi de gueules à la bande d'or (Chalon) brisée d'une étoile d'azur au franc quartier..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . (2002, seconde édition, 345 pages). Claude Fohlen, Histoire de Besançon, , Cêtre, 1994 . , . . .

Articles connexes Comté de Bourgogne Liste des comtes palatins de Bourgogne Histoire de la Franche-Comté

Liens externes

, dont la notice . .

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