L’église Saint-Georges est une église catholique paroissiale située à Ronquerolles, dans le Val-d'Oise, en France. C'est un édifice rustique agrandi et remanié à plusieurs reprises, qui ne contient aucune voûte, aucun chapiteau. Il se compose d'une nef, accompagnée d'un unique bas-côté au sud, avec lequel il communique par trois arcades toutes différentes ; d'un clocher situé à la fin du bas-côté, au sud du chœur ; et d'un long chœur avec une abside à pans coupés. Les étroites fenêtres romanes dans les murs latéraux de la nef justifient sa datation de la fin du . La base du clocher est un peu plus récente, et se rattache à la fin de la période romane ou au tout début de la période gothique, autour du milieu du , par ses contreforts plats. Les parties hautes de la façade et les fenêtres latérales de la nef n'ont été ajoutées qu'en 1257. Le portail date encore d'une époque différente. Il est de style gothique flamboyant, et constitue le seul élément de l'église qui a bénéficié d'un décor sculpté. Les autres parties de l'église, le chœur, le bas-côté et l'étage de beffroi du clocher, sont difficilement datables par leur manque de caractère. La charpente du chœur terminée en cul-de-four est néanmoins remarquable. Mais le portail et le porche seuls ont été classés aux monuments historiques par arrêté du .. Au début des années 1970, l'église a été soumise à une restauration totale assez radicale. Elle se présente aujourd'hui dans un excellent état, et accueille des messes dominicales le troisième dimanche du mois, à 9 h 30. Elle est affiliée au regroupement paroissial de Persan.

Localisation thumb|left|Approche par le nord-est.

L'église Saint-Vivien est située en France, en région Île-de-France et dans le département du Val-d'Oise, dans le parc naturel régional du Vexin français, dans la vallée de l'Esches, aux confins du département de l'Oise, près de Chambly, sur la commune de Ronquerolles, dans un coude de la Grande-Rue. Avec les parties anciennes du village, juchées sur les hauteurs du versant occidental du vallée de l'Esches, l'église domine largement la vallée. Un peu plus haut, s'étend un plateau couvert de plaines agricoles et du bois de la Tour du Lay. La façade occidentale donne sur la rue, et fait face à la dernière pente avant le sommet du plateau, où est implantée l'ancienne demeure de Félix Martin-Sabon. Depuis la façade, la rue s'éloigne successivement de l'église, et laisse libre une pelouse au sud de son élévation méridionale. Ainsi, ces deux élévations de l'église sont bien visibles. Le chevet et l'élévation septentrionale sont en revanche enclavés dans une propriété privée.

Histoire thumb|left|Modillons romans remontés dans l'angle sud-est de la base du clocher.

La fondation de la paroisse remonte seulement à l'année 1142 selon l'abbé Vital Jean Gautier. L'église est dédiée à saint Georges de Lydda. Sous l'Ancien Régime, Ronquerolles relève du doyenné de Beaumont, de l'archidiaconé de Clermont, et du diocèse de Beauvais. Le collateur de la cure est l'abbé de l'abbaye Saint-Martin de Pontoise.. La cure de Ronquerolles est citée dans la charte de 1142 par laquelle Odon III, évêque de Beauvais, confirme à l'abbaye cinq églises de son diocèse.. Elle ne figure pas dans les chartes antérieures encore conservées, et correspond sans doute à une donation encore récente. C'est donc cette date que l'abbé Gautier a retenu. Aussitôt entrée en possession de la cure, l'abbaye bénédictine implante un petit prieuré à côté de l'église. Ses bâtiments sont démolis à la Révolution française, mais la ferme qui en dépend subsiste encore à la fin du Charles Alphones Papeguay, Communes de Ronquerolles (monographie de l'instituteur), Ronquerolles 1899, 28 p., .. La rue du Prieuré qui monte sur le plateau non loin de l'église rappelle également son existence. thumb|upright|Vue depuis l'ouest.

Les origines de l'église sont beaucoup plus anciennes que la paroisse, et restent dans l'ombre. En effet, la nef date en partie du dernier quart du , ou tout au plus du tout début du , comme l'attestent les étroites fenêtres en plein cintre du premier rang. Duhamel omet de signaler ces baies romanes à simple ébrasement (sans ébrasement extérieur). Sa formule que les piliers des arcades ouvrant sur le bas-côté datent également de la fin du est par ailleurs équivoque, car il ne s'agit à la base pas de piliers, car les arcades ont été ouvertes dans le mur après l'achèvement de la nef, et au-dessus, le mur roman avec ses fenêtres subsiste également. La chapelle romane ne possède probablement pas de clocher. C'est après leur découverte à un endroit non précisé que quatre modillons romans sculptés en bas-relief ont été remontés dans l'angle sud-est de la base du clocher, en hauteur. Il est vraisemblable que l'érection de la paroisse en 1142 fournit l'occasion de construire un clocher hors œuvre, à la fin de la période romane ou au début de la période gothique, comme le donnent à penser les contreforts plats visibles à l'extérieur, et les arcatures plaquées en plein cintre au sud et à l'ouest de la base du clocher, à l'intérieur. L'on y note aussi une arcade bouchée moulurée d'un tore, qui devait jadis ouvrir sur une chapelle latérale au sud du chœur. Au moment de la construction du clocher, la nef est raccourcie d'une demi-travée à l'est, où la quatrième fenêtre romane est coupée en deux par le piédroit gauche (nord) de l'arc triomphal vers le chœur. Reprise en sous-œuvre lors d'une restauration récente, sa double archivolte en plein cintre non moulurée retombant sur de simples impostes revêt toujours un caractère roman, et donne à penser que les travaux exécutés au milieu du portaient également sur un nouveau chœur, mais le manque de caractère de la structure actuelle ne permet pas de l'affirmer... thumb|upright|Nef, vue vers l'est.

Selon Bernard Duhamel, . Malheureusement, l'auteur n'indique pas la source de ce renseignement. En même temps, la formule est, une fois de plus, malencontreuse, car elle suggère que la nef romane aurait été jetée bas, en ne laissant subsister que ses fondations. Mais comme le prouvent les fenêtres romanes, ce n'est pas du tout le cas. Les murs gouttereaux sont tout au contraire conservés en leur intégralité, et seulement exhaussés, pour atteindre le niveau de l'arc triomphal, et permettre l'ajout de fenêtres supplémentaires, qui sont en arc brisé, mais toujours assez petites. On peut s'interroger s'il est judicieux d'attribuer ces fenêtres à une campagne de construction différente de celle du clocher et de l'arc triomphal, qui aurait sinon été partiellement masqué depuis la nef. Du reste, le deuxième rang de fenêtres du clocher, soit une baie au sud et une à l'ouest, donnant aujourd'hui sur le bas-côté, diffèrent à peine de celles de la nef. Plus récente est peut-être la rosace dans le pignon de la façade, même si son style gothique primitif correspond plutôt à la seconde moitié du ou au début du qu'à l'année 1257, en pleine période rayonnante. Quoi qu'il en soit, l'église connaît encore d'autres remaniements, mais ils n'interviennent qu'après la guerre de Cent Ans. Au premier quart du , la nef est munie d'un nouveau portail occidental agrémenté d'un décor sculpté de style gothique flamboyant, et un porche en charpente est plaqué devant la façade. Par commodité sans doute, le chœur actuel est également daté du , mais sa date effective est bien difficile à démontrer, et les traces de reprises sont nombreuses dans les murs latéraux. C'est à une période également indéterminée, après le milieu du ou seulement au , que la nef est agrandie par l'adjonction d'un bas-côté au sud. , dit Bernard Duhamel, . Là encore, il convient de relativiser, car les deux premiers niveaux ne sont pas postérieurs au . Ce n'est donc que l'étage de beffroi et la flèche, et peut-être l'étage intermédiaire aveugle, qui sont concernés.

L'église est en partie reconstruite en 1879. Le portail et le porche seuls sont classés aux monuments historiques par arrêté du . Au début des années 1970, l'église est soumise à une restauration intégrale assez radicale, avec décapage de l'ensemble des murs, sans égards pour les peintures murales anciennes peut-être cachées sous les couches de badigeons successives, et avec reprise partielle des maçonneries, sans se conformer aux techniques ancestrales de la taille de la pierre. Les vitraux sont posés en 1973Date sur certains vitraux.. Aujourd'hui, Ronquerolles est affilié au regroupement paroissial de Persan, dans le diocèse de Pontoise. L'église Saint-Georges accueille des messes dominicales le troisième dimanche du mois à 9 h 30.

Description Aperçu général thumb|Plan de l'église.

Orientée à peu près régulièrement, avec une légère déviation de l'axe vers le nord-est du côté du chevet, l'église se compose d'un porche protégeant le portail occidental ; d'une nef, accompagnée d'un unique bas-côté au sud, avec lequel il communique par trois arcades toutes différentes ; d'un clocher situé à la fin du bas-côté, au sud du chœur ; d'un long chœur avec une abside à pans coupés ; et d'une sacristie dans l'angle entre clocher et chœur. Le clocher ne se situe pas dans l'axe du bas-côté, mais est déporté vers le sud, et ne touche donc pas directement au chœur. Mais au lieu d'intercaler une travée intermédiaire, l'on a donné à la base du clocher une superficie deux fois plus importante que les dimensions du clocher lui-même. Cette travée particulière comporte un portail du côté est, et communique par des arcades munies de grilles en fer forgé avec le bas-côté et avec le chœur. Toutes les parties de l'église sont à charpente apparente, sauf la base du clocher, qui est à plafond plat. La base du clocher et la nef sont à deux niveaux d'élévation, et possèdent deux rangs de fenêtres. Le clocher compte en outre un étage intermédiaire aveugle et un étage de beffroi, et est coiffé d'une courte flèche octogonale en charpente. Le toit en appentis du bas-côté est établi en continuité avec la toiture de la nef, dont les fenêtres méridionales donnent par conséquent sur le bas-côté, et non plus sur l'extérieur.

Intérieur Nef thumb|upright|Nef, vue vers l'ouest. thumb|upright|Élévation sud.