Les différences psychologiques et sociologiques entre hommes et femmes sont des différenciations liées au sexe et au genre, soit aux caractéristiques sociales assignées aux individus sur la base d'une bicatégorisation entre masculin et féminin.
Distinction entre sexe et genre
Chez l'humain, le sexe biologique est déterminé par cinq facteurs présents dès la naissance : la présence ou l'absence d'un chromosome Y, le type de gonades, les hormones sexuelles, l'anatomie des organes reproducteurs internes (comme l'utérus chez les femmes) et les organes génitaux externes.. Le sexe génétique est déterminé uniquement par la présence ou l'absence d'un chromosome Y.
Les différences de sexe dans la physiologie humaine peuvent être de plusieurs types, directs et indirects. Le type direct est le résultat des différences déterminées par le chromosome Y. Celles-ci comprennent, par exemple les gonades mâles. Le type indirect étant une caractéristique influencée indirectement (par exemple, au niveau hormonal) par le chromosome Y. Par exemple, la plupart des hommes sont plus grands et plus forts que les femmes, mais un individu féminin peut être plus grand et plus fort qu'un individu masculin. Ces différences et leur étendue varient selon les sociétés.
Une distinction est à faire entre le sexe et le genre. Les différences de sexe se réfèrent généralement à des traits de dimorphisme sexuel ainsi qu'aux dues aux hormones sexuelles. De telles différences font l'objet d'une hypothèse selon laquelle elles seraient issues de la sélection sexuelleMealey, L. (2000). Geary, D. C. (2009) Male, Female: The Evolution of Human Sex Differences..
En psychologie Les recherches sur les différences sexuelles biologiques en psychologie étudient les différences cognitives et comportementales entre les hommes et les femmes. Cette recherche utilise des tests expérimentaux de cognition variés. Les tests se concentrent sur les différences possibles dans des domaines tels que le QI, le raisonnement spatial, l'agression, l'émotion, l'instinct et la structure du cerveau et de sa fonction.
Organisation du cerveau
La structure du cerveau présente de très fortes différences entre individus, indépendamment de leur sexe, un fait lié à sa très grande plasticité. À l'inverse, selon nos connaissances actuelles (et nos moyens d'étude), on n'observe quasiment pas de différence de structure entre hommes et femmes, qui soit significative statistiquement.
La seule différence est la taille d'une masse de neurones situé dans l'aire pré-optique de l'hypothalamus, plus grande chez l'homme. Or Personne ne sait encore ce que fait cet amas de cellules comme le dit Rebecca Jordan-Young, des recherches sont en cours en ce qui concerne ce petit noyau de fonction inconnue. Rebecca Jordan-Young enseigne que les supposées différences précédemment observées entre les cerveaux d'hommes et de femmes étaient dues à des biais liés au trop faible nombre de sujets observés, les différences interindividuelles étant importantes au sein d'un même sexe.
Intelligence
La plupart des tests de QI sont désormais construits de sorte qu'il n'y ait pas de différences de score global entre les hommes et les femmes. Les domaines où des différences peuvent apparaître comprennent les capacités verbale et mathématique. Ces résultats sont encore l'objet de polémiques. Les tests de QI, en mesure du facteur g ont tendance à montrer que les différences sexuelles sont soit inexistantes ou négligeable entre les genres. Une recherche datant de 2008 a révélé qu'il n'y avait pas de différences significatives entre les sexes dans les compétences en mathématiques dans la population globale. Mais dans les choix des études scientifiques, les hommes représentent 80 % des étudiantshttps://www.cairn.info/revue-regards-croises-sur-l-economie-2014-2-page-99.htm.
Du fait que les facteurs sociaux et environnementaux affectent l'activité du cerveau et le comportement, où les différences réelles sont trouvées, il peut être difficile pour les chercheurs d'évaluer si oui ou non les différences sont innées. Les études sur ce sujet explorent la possibilité d'influences sociales sur les comportements sociaux et cognitifs des deux genres.
Mémoire
Différences dans les troubles mentaux
Cynthia M. Hartung & Thomas A. Widiger (1998) ont constaté que de nombreux types de maladies mentales et des problèmes comportementaux montrent des différences entre les genres dans la prévalence et l'incidence. "Sur les 80 troubles diagnostiqués chez l'adulte ayant les rapports sexuels, 35 sont dits être plus fréquents chez les hommes que chez les femmes (dont 17 sont des paraphilie), 31 sont dits être plus fréquents chez les femmes que les hommes, et 14 sont dits être aussi fréquents chez les deux sexes."
Ensemble des variables psychologiques En 2005, Janet Shibley Hyde de l'université du Wisconsin à Madison a introduit une hypothèse sur les similitudes de sexe, qui suggère que les hommes et les femmes sont similaires pour la grande majorité (78 %) des variables psychologiques. La recherche a porté sur les variables cognitives (par exemple, la compréhension en lecture, en mathématiques), la communication (par exemple, la loquacité, les expressions faciales), le social et la personnalité (par exemple, l'agression, la sexualité), le bien-être psychologique et les comportements moteurs. En utilisant les résultats d'un examen de 46 méta-analyses, elle a constaté que 78 % des différences entre les sexes étaient petites ou proche de zéro, à quelques exceptions près, qui étaient certains comportements moteurs, et certains aspects de la sexualité, où l'on trouve là les plus grandes les plus grandes différences entre les genres. Elle conclut son article en déclarant : « Il est temps d'examiner les coûts des différences entre les sexes. Ils causent sans doute des dommages dans de nombreux domaines, y compris les chances des femmes dans le milieu du travail, les conflits de couple de la communication, et l'analyse des problèmes d'estime de soi chez les adolescents J. Hyde. [L'hypothèse des similarités de genre]. American Psychologist, , , 2005, - 592.. »
Hyde a également déclaré que « les variations au sein des genres sont plus grandes que les variations entre les genres», ce que Rebecca Jordan-Young a noté.
Différences dans le développement En 2012, Irina Trofimova présente un phénomène qu'elle baptise (« âge moyen, sexe moyen ») : si des différences sont constatées entre des jeunes individus mâles et femelles, (telles que l'avantage féminin dans la fluidité verbale et l'avantage des hommes dans la force physique), celles-ci tendent à se résorber autour de l'âge de 25 ans. Elle a exposé plusieurs autres études sur les humains et les primates montrant un nivellement des différences sexuelles dans la sociabilité et la force physique. Mâles et femelles pourraient en effet avoir des moments différents de maturité physique et verbale : selon McGuinness et Pribram (1978) au cours des deux premières années de vie, l'apprentissage de la parole et de la marche se produisent rarement simultanément, ce qui suggèrent que ces deux compétences utilisent les mêmes réseaux neuronaux. Cela coïncide avec la plus grande mobilité des garçons, accompagnés de leurs plus faibles taux de développement de la parole dans l'enfance, par rapport aux filles. Ces différents moments de maturation apparaissent comme des différences sexuelles dans le plus jeune âge, et se stabilisent à l'âge adulte (Barbu, Cabanes, & Le Maner-Idrissi, 2011). Ce phénomène de « l'âge moyen - sex moyen » pourrait expliquer pourquoi les rapports issus des méta-analyses et de plusieurs études expérimentales de capacités verbales, par exemple, à partir de participants adultes n'ont rapporté aucune différence de genre.
Sociologie
Criminalité Les différences de genre dans la criminalité sont les différences entre les hommes et les femmes en tant qu'auteurs ou victimes de la criminalité. De telles études peuvent appartenir à des domaines tels que la criminologie ou la sociobiologie (laquelle tente de démontrer une relation de cause à effet par facteurs biologiques, dans ce cas, ce sera l'effet du sexe (DLS) et non du genre sur les comportements humains).
Ainsi, les actes de délinquance sont plus élevés pour les hommes que les femmes, et les hommes commettent des actes criminels plus que les femmes.. Les explications comprennent notamment la tendance des hommes au risque.
Malgré la difficulté interprétative, les statistiques sur la criminalité peuvent fournir un moyen d'enquêter sur une telle relation. Une différence est observable dans les taux de criminalité entre les hommes et les femmes et pourrait être due à des facteurs socio-culturels, ou à des facteurs biologiques (comme prétendent les théories socio-biologiques). En outre, la nature du crime est pris en compte. La criminalité peut être mesurée par des données telles que les dossiers d'arrestation, les taux d'incarcération et à des enquêtes.
Des études ont fait valoir que les hommes impliqués dans des faits de violence conjugale, qu'ils soient auteurs, victimes ou les deux, subissaient les effets d'un préjugé défavorable dans l'application de la loi Felson, R. B., & Pare, P. (2005). Felson, R. B. (2008). .
Burton et al. (1998) ont constaté que de faibles niveaux de maîtrise de soi sont souvent associés à une activité criminelle.alt=Planisphère mondial représentant les disparités entre homme et femmes en matière d'éducation.|thumb|Planisphère mondial représentant les disparités entre hommes et femmes en matière d'éducation. Les PMAs et les pays en phase de transition démographiques ont encore de nombreuses disparités entre l'éducation des jeunes filles et des jeunes gens, contrairement au pays développés et riches.
Éducation En 2013, 74,1 % des femmes étaient inscrites dans l'enseignement secondaire, indépendamment de l'âge, à l'échelle mondiale.. Dans la même année, 76,3 % des hommes étaient inscrits.. Cela représente une augmentation de 66,5 % pour les hommes et de 63,1 % pour les femmes par rapport à l'année 2006.
Il semble apparaître des DLS dans les résultats scolaires. Cela peut être explicable par la discrimination dans la loi, dans la culture, ou refléter des différences d'intérêts des sexes (motivation). Il semble plus réaliste de les considérer comme des différences liées au genre. Car des résultats récents d'études PISA ont montré que dans des pays où les études de jeunes filles n'étaient pas valorisées, elles avaient des scores de réussite en mathématiques plus faibles que ceux des garçons (par exemple en Turquie), alors que ce peut être l'inverse ailleurs, par exemple en Islande, pays qui fut dirigé par Vigdis Finnbogadottir, première présidente élue au monde. La différence ne serait pas sexuelle, donc, mais de genre. Certains préconisent une pédagogie neutre.
Préférences dans le choix des métiers Dans son livre intitulé Gender, Nature and Nurture, le psychologue Richard Lippa a constaté qu'il y avait de grandes différences entre les préférences des femmes et des hommes pour les professions manuelles (par exemple, mécanicien ou charpentiers) et des différences modérées dans leurs préférences pour les professions sociales ou artistiques. Rejoignant les sens commun, ces résultats ont également constaté que les femmes ont tendance à être plus axées sur l'humain et les hommes plus orientés sur le matériel.
Relations sociales