La SaintéLyon est un entre les villes de Saint-Étienne et de Lyon. C'est une course à pied très populaire, en individuel ou en relais par équipes de 2, 3 ou 4 personnes. Il est également possible de la faire en randonnée. Elle s'effectue en partie sur du bitume et sur des chemins pédestres (deux tiers de la course).
Cette course a lieu chaque année le premier week-end du mois de décembre.
Histoire En 1951, des cyclotouristes stéphanois et lyonnais décident d'organiser une randonnée pédestre hivernale de , durant deux jours, en suivant le GR 7. C'est donc le que la première randonnée pédestre entre Lyon et Saint-Étienne a lieu avec 23 engagés. Mais 7 n'ont pas pris le départLa Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 14 et Justin-Mary Cuzin, un assureur lyonnais« Justin-Mary Cuzin, l'éminence grise », article du livre La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 16 engagé, les précède finalement à ski de fond. 15 marcheurs prennent donc le départ et 13 terminent le périple le lendemain à Saint-Étienne. Ce premier raid fut effectué en deux étapes avec une escale dans une auberge de Sainte-Catherine. Déjà le froid et la neige furent au rendez-vous de la première éditionLa Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 9. Une deuxième édition a eu lieu en 1952 au mois de décembre. Ce n'est qu'en 1971 que la randonnée devient une compétition de marche longue de , alternant une année sur deux le sens du parcours entre les deux villes. De 1953 à 1971, les marcheurs ont le choix entre effectuer le parcours en une ou deux étapes. Mais depuis 1972, le parcours ne peut être fait qu'en une étape. Les concurrents ne seront autorisés à courir qu'en 1977, surfant sur le succès du jogging dans les années 1970, et devant la difficulté d'appliquer le règlement et de contrôler les marcheurs« Scandale sur l’édition 76 », article du livre La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 36-40La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 41.
En 1991, Serge Marvalin, nouveau directeur systématise le départ à Saint-Étienne à minuit. La course prend désormais le nom de SaintéLyon.
Entre 1995 et 2001, l'organisation décide de ne proposer l'épreuve que tous les deux ans à cause de difficulté de logistique, puis elle redevient annuelle avec l'aide d'organismes professionnels. En 2001, une nouvelle organisation prend en charge la course, Extra Sports, avec Michel Sorine pour nouveau directeur. Désormais il est possible de parcourir la distance en relais de deux ou trois coureursLa Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 95. L'année 2002 donne une aura supplémentaire à la course grâce au partenariat avec le Téléthon.
En 2010, une épreuve plus courte de est ajoutée, la Saintexpress. Départ de Sainte-Catherine et arrivée au palais des sports de Gerland.
Depuis 2003, le lieu d'arrivée change pratiquement tous les ans, faisant varier la longueur du parcours : en 2003, arrivée à la patinoire Charlemagne, en 2004 à 2006, palais des sports de Gerland, en 2007, campus de La Doua, en 2008, retour au palais des sports de Gerland, . en 2009 et 2010 palais des sports de Gerland, en 2016, Halle Tony-Garnier,
Depuis 2003, en marge de l'épreuve, des coureurs tentent de se rendre à pied depuis Lyon au départ de la course avant de prendre part à la course officielle. Cet aller-retour se nomme d'abord la LyonSaintéLyon puis est appelé La 180 à partir de 2013.
En 2013 est créée la SaintéSprint, épreuve de reliant Soucieu-en-Jarrest au palais des sports de Gerland. En 2016 est créée la Saintétic, épreuve de reliant Chaponost à la Halle Tony-Garnier, lieu d'arrivée de toutes les distances.
En 2020, pour la première fois depuis sa création, l'organisation de la SaintéLyon est contrainte d'annuler l’événement en raison des restrictions sanitaires liées à la COVID19. Lors de l'édition 2025, la course est endeuillée par un premier décès : un coureur alsacien de engagé sur la SaintéSprint () s'effondre à de l'arrivée. Il aurait été victime d'un arrêt cardiorespiratoire.
vignette|Animation et feu pour réchauffer les coureurs dans la nuit sur la SaintéLyon 2017.
Meilleures performances Michel Delore, journaliste et écrivain, a remporté 8 fois l'épreuve entre 1970 et 1980, soit en marche, soit en course. En course il établit un premier record de référence à en 1978. Gérard Petit détient le record de l'ancienne distance dans le sens Lyon-Saint-Étienne en . Béatrice Reymann réalise le record féminin de l'ancienne distance en lors de l'édition 1993. Jean-Franck Proîetto bat le record masculin de l'ancienne distance en . en 1994, qui ne sera jamais battu jusqu'au changement de distance. Jérôme Trottet remporte l'épreuve 5 fois : en 1997, 1999, 2001 et 2002 sur l'ancienne distance et en 2005 sur la nouvelle distance.
Évolution du parcours La course s'est rallongée au cours du temps. Jadis de lors de la première édition, celle-ci a diminué légèrement avec environ sur les éditions suivantes. Mais sur la fin des années 2000, la distance s'est rallongée, se rapprochant de , allant jusqu'à lors de la soixantième édition en 2013. Elle redescend légèrement ensuite pour approcher les jusqu'en 2018, où la SaintéLyon a proposé le parcours le plus long depuis l'origine de la course, soit et de dénivelé.
Le dénivelé positif de 2018 qui dépasse les est également inédit, ayant déjà progressé avant : proche de dans les années 2000, il était de en 2013 puis près de en 2016.
L'évolution donne aussi de plus en plus d'importance aux chemins. En 1952, le parcours était à près de 90 % routier. En 1976, la route ne totalisait plus que 60 % du parcours. Ce chiffre a stagné pendant longtemps. En 1999, on comptait encore 65 % de route pour 35 % de chemins. Lors de l'édition 2012, le parcours de était de part égale (50 %) entre les chemins et la route« De plus en plus dure », article du livre La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 76. Et en 2013, les chemins pédestres ont augmenté pour totaliser 56 % du parcours. En 2016, la distance sur route est estimée à 60 % du parcours total et donc 40 % pour les chemins.
Mais le parcours conserve ses passages classiques : montée à la sortie de Sorbiers, col de la Gachet, Sainte-Catherine, bois d'Arfeuille (appelé forêt de l'Inde sur les cartes), Soucieu-en-Jarrest, Chaponost, montée entre les aqueducs de Beaunant et La Mulatière (arrivée sur Lyon). Le parcours passe par les monts du Lyonnais notamment son village le plus haut, Saint-André-la-Côte.
Conditions de course La première édition du raid entre Lyon et Saint-Étienne en fut déjà marquée par le froid, la neige, le verglas et les chutes qui vont de pair mais aussi les problèmes de balisageLa Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 17 et 20.
En 1990, une tempête de neige a contraint Alain Pagot, directeur de l'organisation, à stopper la course à hauteur de Sainte-Catherine mais allèrent quand même jusqu'au bout. Selon Pascal Lavault, vainqueur cette année-là, l'épaisseur de la neige était de près d'un mètre au col de la Gachet« . La nuit la plus blanche », article du livre La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 52. En dépit de ces conditions dantesques, un sondage réalisé en 1991 confirme l'envie de la très grande majorité des coureurs de maintenir l'évènement au mois de décembre et le départ à minuitLa Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 54.
En 2010, la neige fait son grand retour de même que le verglas au matin à la suite d'une chute des températures et des dégâts qui vont avec : une cinquantaine de concurrents sont transportés à l’hôpital victimes de fractures diverses à la suite de chutes voire plus rarement de coureurs en l’état d’hypothermieLa Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 87. La neige est à nouveau au rendez-vous en 2012« La SaintéLyon. Voyage au bout de la nuit », revue Esprit Trail 51, janvier-février 2013, p. 88-89 avec des dommages moins importants mais tout de même 27 hospitalisations. Le gel et le verglas ont encore marqué l'édition 2013Moro Serge, Reboisson Gilles, « Les lumières du bout de la nuit », article du magazine Esprit Trail 62, mars 2014, p. 54-55.
La SaintéLyon a aussi parfois été courue dans des conditions boueuses comme en 2007« Au Pays du Serpent Lumineux », revue Esprit Trail 21, janvier-février 2008, p. 51 où le brouillard fut aussi présentLa Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 75 et 95.
En 2018 pour la 65ème édition, les coureurs partirent sur un terrain boueux et glissant à la suite de plusieurs jours de pluie dans la région. La pluie s'est invitée dès le départ de la course, et ne s'est que très peu arrêtée. C'est dans une mer de boue, détrempés et avec un vent conséquent que les "amateurs éclairés" ont affronté ces .
vignette|droite|Longue file de lampes frontales, de nuit. vignette|droite|Coureurs au Signal de Saint-André à l'aube, lors de l'édition 2024
Participation
Avant 2010 Longtemps très faible, la participation à l'évènement décolle à partir de 1971, date à laquelle cette marche devient une compétition« La marche en avant », article du livre La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 27. Mais après un pic en 1980 avec quatre mille concurrents, l'audience de la SaintéLyon décroît rapidement dans les années qui suivent. Ce n'est qu'en 1991 que la participation remonte. À partir de 2001, l'organisation change et la SaintéLyon devient une épreuve de masse.
Année Total engagés Formule Engagés selon formule Partants ClassésDe 1952 à 1971 23 n'existait pas 23 15 13 1953 27 7 ? ? 20 ? ? 1960 54La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 23 22 ? ? 32 ? ?De 1972 à 2001 1972 + de 100 ? ? ? 1974 184La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 30 184 ? ? 1975 249La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 26 249 ? ? 1976 400 400 ? ? 1977 750 750 ? ? 1978 ? La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 25 et 41 1979 La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 57 ? ? 1980 ? « Le temps des records », article du livre La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 45 1983 + de ? ? Extrait du journal Le Progrès du 12 décembre 1983, La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 54 1987 « Bras dessus, bras dessous » article du journal Le Progrès, 12 décembre 1988 ? ? 1988 800La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 51 800 ? ? 1990 889 1 étape 889 889 96La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 52 1991 La Saintélyon, 60 ans d’histoires, édition Le Progrès, octobre 2013, p. 46 1500 ? ? 1999 ? 816 De 2001 à 2009 2001 Solo ? ? Relais ? ? ? 2004 + de Solo ? ? ? Relais ? ? ? 2006 Solo ? ? ? Relais ? ? ? 2007 Solo ? 2752« Au Pays du Serpent Lumineux », article du magazine Esprit Trail 21, janvier-février 2008, p. 51 Relais ? ? 2009 Solo ? ? Relais ? ?
À partir de 2010 En 2010, l'épreuve comptait mais face à la météo, seuls prirent le départ et arrivèrent à Lyon. En 2012, étaient engagés dont la moitié en parcours solo. furent classés. En 2013, étaient inscrits sur l'ensemble des parcours. étaient au départ (dont )Moro Serge, Reboisson Gilles, « Les lumières du bout de la nuit », article du magazine Esprit Trail 62, mars 2014, p. 55 de la SaintéLyon solo et rallièrent l'arrivée (dont ). de relais à quatre étaient au départ. Sur la SaintExpress, on comptait au départ dont parvenaient à finir à Lyon. Sur la SaintéSprint, étaient recensés et la quasi-totalité () parvenait à terminer.