Un (en français bataillon disciplinaire), également appelé dans le langage courant (en français bataillon de punition) est une unité disciplinaire de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, composée à partir de 1941 de soldats condamnés et affectés au front, en première ligne, et mis à l'épreuve du combat. Ces bataillons punitifs regroupent des combattants des trois armes, mais également, dans le cas du groupe disciplinaire 999, institué en 1942, de civils jugés « indignes du service armé ». Sections spéciales La Wehrmacht se constitue dès l'origine en tirant les leçons de la révolution de novembre 1918, avec l'intention d'éloigner de la troupe les éléments perturbateurs et les fauteurs de trouble potentiels. La loi de défense du exclut donc comme indignes du service armé tous ceux qui ont été condamnés pour activité dirigée contre l'État. § 18 (1).. Les , s'ils sont de fait aptes au service des armes, peuvent représenter un danger pour la troupe et sont donc transférés à partir de 1936 dans des . Le ministre de la guerre du Reich, Werner von Blomberg, annonce le la mise en place d'unités spécifiques, les en allemand, qui entrent en service dès .

Six sections spéciales existent avant la guerre, et leur but déclaré est . La rééducation passe par les travaux les plus difficiles, des restrictions de sortie et de permission, comme par une . Ceux qui s'adaptent à ce traitement sont affectés à des unités régulières, mais ceux qui par s'y opposent sont parfois transférés au camp de concentration de Sachsenhausen. On estime que de la Wehrmacht transitent par ces sections spéciales avant la guerre, et que 320 sont relégués au camp de concentration en tant que .

Ces sections spéciales sont dissoutes au début de la guerre, mais bientôt remplacées par les , au régime particulièrement strict. Le besoin en hommes croît au cours de la guerre, si bien qu'à côté des soldats condamnés par les tribunaux militaires, ceux jugés sont également envoyés au front, comme mise à l'épreuve.

Le bataillon disciplinaire 500 Le Führererlass du précise qu'un soldat déjà condamné peut . Cette troupe probatoire n'a cependant . Après , des soldats condamnés, incarcérés, certains d'entre eux condamnés à mort, sont jugés aptes au service et réintègrent la troupe. Les soldats du bataillon disciplinaire doivent témoigner d'une lors d'engagements dangereux au front, car la menace plane toujours de l'exécution de la peine commuée, voire du transfert au camp Emslandlager, ou vers une unité punitive.

mis à l'épreuve servent au pendant la guerre. Ils sont surveillés et commandés par des officiers, sous-officiers et soldats choisis avec soin, qui comptent pour un quart de l'effectif total. La pression exercée sur les soldats, qui eux-mêmes entretiennent une émulation au combat, fait de cette troupe une unité très efficace dans l'engagement, mais dont les pertes sont cependant exceptionnelles. Elle est engagée sur le front oriental et sur le front français.

Une unité poursuivant le même but existe à partir de 1943 au sein de la Waffen-SS, le SS-Fallschirmjäger-Bataillon 500.

Les sections disciplinaires de campagne Le , un nouveau Führer-Erlass procède . Il vise les tentés, en purgeant une peine disciplinaire, de se soustraire à l'engagement sur le front.

Trois sections disciplinaires de campagne, comprenant chacune , sont créées à partir de , à Glatz, Germersheim et Anklam, et regroupent des soldats condamnés par les tribunaux militaires à des peines de détention supérieures à trois mois. 22 sections disciplinaires de campagne, comprenant de 4 à 6 compagnies, existent ainsi jusqu'en 1945, regroupant jusqu'à .

Le service - sans port d'armes - consiste en « les travaux les plus durs, dans les circonstances les plus dangereuses » sur le front de l'est, notamment la construction de bunkers et de positions, le déminage et l'inhumation des cadavres.

Le groupe disciplinaire 999

Le groupe disciplinaire 999 est constitué de civils qui, détenus en prison ou en centre de correction, avaient été considérés indignes du service des armes, mais dont on a cependant un besoin urgent à partir d'. On leur laisse entrevoir la possibilité « de faire disparaître la tache honteuse sur votre honneur, par un engagement d'un courage exemplaire devant l'ennemi, et ainsi de devenir des citoyens et soldats à part entière », comme on les menace d'une exécution complète de leur peine « sans prise en compte du temps de guerre pour la durée de la peine », ou bien d'un transfert en camp de concentration.

Un tiers de ces est composé de détenus politiques. Les sites de ces unités sont à Baumholder et Heuberg. Elles sont engagées tout d'abord en Afrique, plus tard en Union soviétique, et surtout comme troupe d'occupation en Grèce, et dans la lutte contre les partisans dans les Balkans. Quelques centaines de soldats du groupe disciplinaire 999 passent à l'ennemi et résistent contre l'occupant allemand.

Notes et références

Annexes Bibliographie

(DIZ-Schriften 8). Hans-Peter Klausch, « 'Erziehungsmänner' und 'Wehrunwürdige'. Die Sonder- und Bewährungseinheiten der Wehrmacht » dans (Fischer 12769 Geschichte. Die Zeit des Nationalsozialismus). . . Militärische Vorschrift H.Dv. 39, M.Dv.Nr. 851, L.Dv. 73 - Die Sonderabteilungen der Wehrmacht (Sdr.Abt.) - 1938 . . .

Articles connexes Unité disciplinaire

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