est un film japonais expérimental réalisé par Toshio Matsumoto en 1969. Il est restauré en 4K en 2017.
Il s'inscrit dans la Nouvelle Vague japonaise.
Synopsis Le film suit les tribulations d'Eddie et de son groupe d'amis — gays, drag queens ou transgenres — à Tokyo.
Il s'agit d'une réinterprétation d'Œdipe roi.
Le père d'Eddie a disparu lorsqu'il était jeune. Lorsque celui-ci surprend sa mère avec son amant, il les tue tous les deux.
Gonda est propriétaire du club Le Genet et vendeur de drogue. Eddie, devenu jeune travesti du quartier de Shinjuku à Tokyo, et qui travaille au Genet, s'entiche de Gonda ; entrant ainsi en rivalité avec Leda, favorite du bar. Cette dernière tente de récupérer Gonda qui choisit finalement Eddie. Leda se suicide. Après l'enterrement de Leda, Gonda apprend avec effroi qu'il est le père d'Eddie. En conséquence, il se suicide et Eddie s'en crève les yeux.
Fiche technique Titre français : Les Funérailles des rosesLes Funérailles des roses : titre français du film lors de la rétrospective « Art Theatre Guild of Japan (ATG) ou la fabrique d'auteurs » du 7 juin au 23 juillet 2011 à la MCJP Titre original : Titre anglais : Funeral Parade of Roses Réalisation : Toshio Matsumoto Scénario : Toshio Matsumoto Photographie : Tatsuo Suzuki Montage : Toshie Iwasa Musique : Jōji Yuasa Direction artistique : Setsu Asakura Producteurs : Mitsuru Kudo et Keiko Machida Sociétés de production : ATG Pays d'origine : Langue originale : japonais Format : noir et blanc - 1,33:1 - format 35 mm - son mono Genre : drame ; documentaire ; film d'art et essai ; film expérimental Durée : 103 minutes Dates de sortie : Japon : France : (pour la version restaurée 4K)
Distribution Pita (Peter) : Eddie Osamu Ogasawara : Leda Yoshio Tsuchiya : Gonda Emiko Azuma : la mère d'Eddie Toyosaburo Uchiyama : Guevera Don Madrid : Tony Kōichi Nakamura : Juju Chieko Kobayashi : Okei Shōtarō Akiyama : lui-même Kiyoshi Awazu : lui-même
Le film Le film est volontairement tourné en noir et blanc en 1969, alors que la couleur se popularise dans les années 50. Le film se positionne comme expérimental notamment par une citation de Jonas Mekas à la minute 41.
Le film joue avec l'effet de distanciation, typique du théâtre de Bertolt Brecht, en multipliant les ruptures afin de faire prendre de la distance au spectateur par rapport à l'œuvre perçue. Toshio Matsumoto insère par exemple du texte destiné au spectateur au beau milieu d'une scène d'amour dont on montre le tournage ou bien interview Pita, dont c'est le premier rôle, pour connaitre sa perception de son personnage. Il brouille en permanence, parfois avec humour, les frontières entre la réalité et la fictionhttp://www.midnighteye.com/reviews/funeral-parade-of-roses/.
La narration est non-linéaire, certaines scènes se répètent et trouvent leur justification par la suite.
Certains aspects du film sont documentaires, des interviews réelles de travestis et d'usagers de drogues, des scènes de manifestations antigouvernementales, sont intégrées au récit. On pensera à Les Hommes le dimanche, premier film de Robert Siodmak, pour le mélange de documentaire et de fiction.
Sans pour autant donner de justification, il est affirmé que le film aurait inspiré Orange mécanique de Stanley Kubrick tourné en 1971 http://metro.co.uk/2008/07/21/film-funeral-parade-of-roses-293580/http://reccaphoenix.wordpress.com/2008/04/20/funeral-orange/ Similarities, peut-être en raison de l'usage de la distorsion de la musique et des accélérés de l'image.
Le terme de : rose était utilisé dans les années 1960 et 1970 pour désigner la communauté homosexuelle au Japon, comme le terme aux États-Unishttp://robot6.comicbookresources.com/2013/12/exclusive-fantagraphics-to-publish-massive-anthology-of-gay-manga/. Les roses artificielles étant les fleurs préférées de Leda donnant ainsi au titre une double signification.
Le film précédent de Matsumoto, For My Crushed Right Eye, contient des séquences reprises dans Les Funérailles des roses.
Le film a été tourné à Tokyo.
Édition vidéo Le film sort en France pour la première fois le , en DVD et en Blu-ray, édité par Carlotta. Le disque comprend une préface de Bertrand Mandico, et un décryptage du film par Pascal-Alex Vincent et Stéphane du Mesnildot.
Notes et références
Liens externes
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