vignette|Affiche de recrutement pour l'armé Se référer à Armée régulière pour la définition du terme et non pas son usage pour les États-Unis. L'Armée régulière des États-Unis est le successeur de l'Armée continentale en tant que force militaire permanente du paysJohnson, Mark W., That Body of Brave Men: The U.S. Regular Infantry and the Civil War in the West, p. ix. . Même de nos jours, la partie professionnelle de l'United States Army continue de se nommer l'Armée régulière. Depuis la Révolution américaine jusqu'à la Guerre hispano-américaine, des milices d'États et des régiments volontaires organisés par les États (mais ensuite contrôlés par les autorités fédérales et les généraux en temps de guerre) supportaient la petite Armée régulière des États-Unis. Ces régiments volontaires sont devenus ce qui est maintenant appelé les Volontaires par opposition à l'Armée régulière. Pendant la Guerre de Sécession, environ 97 % de l'Armée de l'Union était composée de volontaires. Dans l'usage contemporain, le terme Armée régulière faire référence à la composante active à plein-temps de l'United States Army, ce qui n'est pas le cas de l'Armée de réserve et l'Army National Guard.

Le système militaire américain développa une combinaison regroupant l'Armée continentale, professionnelle, avec des milices d'États et des régiments volontaires de la Guerre d’indépendance, puis des unités militaires similaires post-indépendance sous le Militia Act de 1792. Ceux-ci ont fourni une base à l'organisation de l'US Army, avec des changements mineurs, jusqu'à la création de la garde nationale moderne en 1903Wright, Jr., Robert K. and Morris J. MacGregor, Jr. Soldier-Statesmen of the Constitution, Center of Military History, United States Army, Washington, D.C., 1987, First Printing-CMH Pub 71-25.. Le Militia Act prévoyait le recours à des volontaires qui pouvaient être utilisés n'importe où en temps de guerre, en plus des milices d'États qui étaient limitées à une utilisation locale dans leur État pour de courtes périodes de temps. Même l'armée professionnelle actuelle, bien qu'augmentée par l'armée de réserve et la garde nationale, a une organisation similaire : un noyau permanent et professionnel, et des unités additionnelles qui peuvent être mobilisés pour des urgences ou en temps de guerre.

Armée continentale L'US Army remonte à la création de l'Armée continentale le , quand le Congrès continental autorisa l'enrôlement pour un an de fusiliers de Pennsylvanie, Maryland, et de Virginie afin de rejoindre la milice de la Nouvelle-Angleterre qui assiégeait BostonHogan, Jr., David W., U. S. Army Center of Military History, Centuries of Service, The U.S. Army, 1775–2004, pamphlet, Center of Military History, United States Army, Washington, D.C., 2004, CMH Pub 70–71–1, p. 4. http://www.history.army.mil/books/cos/3-9.htm, retrieved September 28, 2010; http://www.history.army.mil/html/faq/branches.html, retrieved September 28, 2010; Wayback Machine.. Fin 1776, le Congrès demanda que l'Armée continentale serve pour la durée de la guerre. L'armée était constituée de 88 bataillons réunis et équipés par les États, avec des officiers nommés par les États. La nomination des officiers continua en collaboration entre le Congrès, le chef des armées, George Washington, et les États. Le nombre de bataillons devait être réparti entre États en fonction de leur populationMahon, John K. and Romana Danysh INFANTRY Part I: Regular Army, p. 6. . Alors que le nombre initial de bataillons approchait la limite autorisée, au , l'infanterie continentale fut en mesure de garder assez de régiments pour seulement cinquante bataillonsMahon and Danysh, 1972, p. 7. Pendant la Guerre d'Indépendance, les bataillons et régiments étaient essentiellement la même chose. Au , quand l'Armée britannique sous le commandement du Général Cornwallis capitula face au forces américaines et françaises à Yorktown, l'Armée continentale avait crû à soixante bataillonsMahon and Danysh, 1972, p. 11..

À différentes reprises, beaucoup de milices d'États et de régiments volontaires d'États (normalement organisés pour le service local) aidèrent l'Armée continentale en temps de guerre, pour de courtes périodes. Même si former et équiper à temps partiel ou à court terme des soldats et les coordonner avec des soldats professionnellement formés s'avéra difficile, cette approche permit aux américains de l'emporter sans établir une armée importante ou permanenteMahon and Danysh, 1972, pp. 10–11..

Le Congrès dissout l'Armée continentale après l'entrée en vigueur du Traité de Paris, le traité de paix avec le Royaume-Uni, pour trois raisons: premièrement, l'incapacité du Congrès à récolter beaucoup de revenus sous les Articles de la Confédération; deuxièmement, la méfiance des américains à l'égard des armées permanentes; troisièmement, un sentiment de sécurité vis-à-vis des ennemis étrangers, les États-Unis étant entourés de grands océans contrôlés par la marine britannique. Le Congrès garda 80 soldats-gardiens pour protéger les armes et l'équipement à West Point (New York), et Fort Pitt et demanda aux États de fournir 700 hommes de leurs milices pour un an de service à la frontièreHogan, Jr., 2004, p. 6; Mahon and Danysh, 1972, p. 11.. Les délégués de la Convention de Philadelphie de 1787 reconnurent le besoin d'une présence militaire permanente plus importante, et financèrent la mise en place d'une armée et d'une marine régulière et de milices contrôlées par les États, sujet à un contrôle civil à travers le contrôle du Congrès des crédits et de la direction présidentielle en tant que chef des armées des forces régulières et des milices lorsque celles-ci sont appelées à joindre le service fédéralHogan, Jr., 2004, pp. 6–7.

Le , au lendemain de la réduction de l'Armée continentale à 80 hommes, le Congrès établit un régiment qui serait créé et géré par des volontaires provenant de milices de quatre des ÉtatsMahon and Danysh, 1972, p. 12. Cette unité, le premier régiment américain fut commandé jusqu'au par Josiah Harmar de Pennsylvanie, il se devint progressivement un régiment régulier connu sous le nom de Infanterie en 1791, et en 1815 il fut renommé Infanterie lors de la réorganisation de l'armée à la suite de la Guerre de 1812. Le Congrès augmenta graduellement la base militaire, passant de 700 hommes en 1784 à 5 104 en 1793Mahon and Danysh, 1972, p. 13..

Légion des États-Unis L'US Army réalisa qu'elle avait besoin d'un armée permanente bien entraînée après la défaite de St. Clair le , quand une force menée par le général Arthur St. Clair fut presque anéantie par la Confédération de l'Ouest près de Fort Recovery (Ohio). Les programmes, qui furent approuvés par le Président George Washington et Henry Knox, secrétaire à la Guerre, mèneraient à la création de la Légion des États-Unis. Le commandement serait basé sur les travaux militaires datant du d'Henri Bouquet, un soldat professionnel suisse qui servit en tant que colonel pour la British Army, et du maréchal français Maurice de Saxe.

En 1792, Anthony Wayne, un héros renommé de la guerre d’indépendance, fut encouragé à quitter la retraite et revenir en tant que commandant en chef de la Légion au rang de major-général. La légion fut recrutée et formée à Pittsburgh (Pennsylvanie). Elles fut créée à partir du et de l'Armée continentale dissoute. Ces unités sont ensuite devenues les première et seconde sous-légions. Les troisième et quatrième sous-légions furent créées avec les recrues supplémentaires. De à , la légion est restée cantonnée à Fort LaFayette à Pittsburgh.

Les nouvelles recrues furent formées à Legionville, près de ce qui est aujourd'hui Baden (Pennsylvanie). La base fut le premier établissement de formation basique des forces armées des États-Unis. Tout au long de l'hiver 1792-93, les troupes existantes accompagnées des nouvelles recrues pratiquèrent des exercices de compétence, de discipline et de tactiques militaires. La Légion partit ensuite combattre lors de la guerre amérindienne du Nord-Ouest, un conflit contre les tribus amérindiennes affiliées à la Confédération de l'Ouest au sud de la rivière Ohio. La campagne menée avec brio mena à la victoire décisive lors de la bataille de Fallen Timbers le . La formation que la légion reçut à Legionville fut considérée comme ayant joué un rôle important dans cette victoire.

Après la mort de Wayne, le brigadier général James Wilkinson, qui était son adjoint pendant la légion, commença à se défaire de l'organisation de son ancien supérieur en . Sa pratique fut de rétablir un modèle militaire basé sur un système de régiments. Wilkinson, qui fut plus tard découvert pour avoir été un espion de la monarchie espagnole, essaya de débarrasser l'armée de tout ce que Wayne avait créé. De ce fait, les , , et sous-légions sont devenues les , , et de l'United States Army. Cependant, les nouveaux régiments honorèrent leur fondations : Une partie du bouclier du blason du d'infanterie est rouge en l'honneur de la ; L'insigne d'unité, porté sur l'épaulette et le béret du d'infanterie montre un bicorne doré avec une plume. Cet insigne représente le cimier du blason du d'infanterie qui affiche un bicorne noir avec une plume blanche, qui étaient les couleurs de la ; Le blason du d'infanterie de l'US Army est vert et blanc en l'honneur de la . En 1808, le Congrès accepta une expansion de l'Armée régulière. Ceci mena à la création des , et d'infanterie régulier et un régiment de fusiliers. Cette décision fut prise en partie à cause des agressions britanniques en haute mer. Mais elle était également motivée par des craintes que les Britanniques n'apportent un soutien militaire aux Amérindiens et à leur résistance armée à l'expansion des Territoires des Nord-OuestJasper M. Trautsch, "The Causes of the War of 1812: 200 Years of Debate, " Journal of Military History (Jan 2013) 77#1 pp 273–293.. Il y avait aussi une motivation importante pour le gouvernement américain de garder un honneur national au vu de ce qu'ils considéraient comme des insultes britanniques (comme l'affaire Chesapeake en 1807)Norman K. Risjord, "1812: Conservatives, War Hawks, and the Nation's Honor." .

Guerre de 1812 En , avec la menace grandissante d'une guerre avec le Royaume-Uni, le Congrès autorisa l'armée à ajouter dix régiments d'infanterie supplémentaires, qui devaient être plus larges que les existants. Le Congrès autorisa également le président à appeler 50 000 miliciens en service, mais en le Congrès autorisa un total de 25 régiments d'infanterie de force égale pour l'Armée régulièreMahon and Danysh, 1972, pp. 13–14.. Pendant ce temps, les États étaient en compétition avec le gouvernement fédéral pour attirer les soldats avec des durées d'enrôlement plus courte pour leurs régiments. Le Congrès ordonna ensuite la création, en , de vingt nouveaux régiments d'infanterie enrôlés juste pour un an. Dix-neuf d'entre eux furent créésMahon and Danysh, 1972, p. 14.. Début 1814, quatre régiments supplémentaires et trois régiments de fusiliers furent mis en place. Ces 48 régiments d'infanterie et 4 régiments de fusiliers furent le plus grand nombre d'unités d'infanteries présentes dans l'armée permanente avant la Première Guerre mondiale. Malgré cette augmentation d'unités de l'Armée régulière, neuf hommes d'infanterie sur dix pendant la Guerre de 1812 étaient des miliciensMahon and Danysh, 1972, p. 24..

À la fin de la guerre, par une loi passée en , le Congrès établit qu'en temps de paix, l'Armée régulière serait composée de 10 000 hommes, divisés en 8 régiments d'infanterie, 1 régiment de fusiliers et un corps d'artillerie, mais aucun régiment de cavaliersMahon and Danysh, 1972, p. 16.. En réalité, la plupart des nouveaux régiments créés pour la Guerre de 1812 furent traités comme s'ils étaient des régiments de volontaires créés pour la durée de la guerre et dissout à sa fin.

Guerres séminoles