Le Siège de Maarat, ou Ma'arra est survenu en dans la ville de Ma'arrat al-Numan, dans ce qui est à présent la Syrie, lors de la Première croisade. Il est resté célèbre pour les actes de cannibalisme perpétrés par les Croisés, frappés par une famine. Affamés, les croisés font rôtir les habitants de Ma'arrat. Le Point du .

Prologue Après que les Croisés, dirigés par Raymond de Saint-Gilles et Bohémond de Tarente, ont assiégé avec succès Antioche, ils ont commencé un raid de la campagne environnante pendant les mois d'hiver. Les Croisés avaient été inefficaces dans l'évaluation et la protection de leurs lignes d'approvisionnement, ce qui a conduit à une généralisation de la faim et le manque d'équipement approprié à l'intérieur des armées croisées.

Déroulement Le , la forteresse fut prise par les croisés de , dit Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse et Bohémond de Tarente, dit Bohémond de Hauteville après un siège de trois semaines. Le , Raymond démantela la forteresse de Ma`arrat après que les croisés y eurent massacré des milliers de personnesIbn al-Athir écrit dans sa chronique, mais le chiffre de paraît plus probable.. Le , l'armée reprit sa marche vers le sud, nu-pieds et vêtus en pèlerins, suivie par et Tancrède, neveu de Bohémond.

Avant l'arrivée des Franj, la population vivait sereinement derrière les remparts de sa cité circulaire. Leur vignobles, leurs champs d'oliviers et de figuiers assuraient leur modeste prospérité.

Selon Amin Maalouf, qui cite Raoul de Caen, la prise de cette ville fut accompagnée d'actes de cannibalisme de la part des croisés. « A Maara, les nôtres faisaient bouillir des païens adultes dans les marmites, ils fixaient les enfants sur des broches et les dévoraient grillés. » Cet aveu du chroniqueur franc Raoul de Caen, les habitants des localités proches de Maara ne le liront pasAcadémie des inscriptions et belles lettres, Recueil des historiens des croisades, les historiens occidentaux, Tome 3, Capitulum XCVII, Fames horriblis in castris fidelium, 1866, chapitre 97 , citation : "Audivi namque qui dicerent cibi se coactos inopia, ad humanae carnis edulium transisse, adulto gentilium cacabo immersisse, pueros infixisse verubus et vorasse adustos : vorando aemulati sunt feras, torrendo homines, sed caninos. Hunc ipsum finem membris propriis minabantur, quum aliena deficerent : nisi aut captae urbis, aut cereris advenae intercessio esuriem lenisset.". Ultérieurement, les témoins ont expliqué ces actes par la famine, due à l'hiver et au manque de ravitaillement. Amin Maalouf, se référant à Albert d'Aix, dit ceci : . Cependant ces sources sont remises en question par certains historiens (cf article première croisade)

« Je ne sais pas si c'est un pâturage de bêtes sauvages ou ma maison, ma demeure natale ! », écrit par un poète anonyme.

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Catégorie:Bataille des Seldjoukides Catégorie:Bataille de 1098 Ma'arra Catégorie:Cannibalisme Catégorie:Siège du XIe siècle Catégorie:Siège du Moyen Âge central Catégorie:Première croisade