Jean Vourc'h, né le à Plomodiern dans le Finistère, mort le au Mans, est un sous-officier des Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale, Compagnon de la Libération.

Biographie

Né le à Plomodiern, Jean Vourc'h est un des neuf enfants d'Antoine Vourc'h, médecin, résistant, député et sénateur. Il est le frère du résistant et médecin Guy Vourc'h.

Jean Vourc'h est pensionnaire à Quimper pour ses études, au collège Saint-Yves ; puis il part en Vendée pour des cours d'agriculture coloniale.

Campagne de 1940 Lors de la Seconde Guerre mondiale, il s'engage dans l'armée en . Affecté au d'Infanterie, il prend part comme caporal à la campagne de France.

Blessé par un éclat d'obus dans la Marne le , il est hospitalisé à l'hôpital du Puy en juin et juillet. Il passe ensuite sa convalescence en Bretagne.

Avec la France libre Jean Vourc'h décide alors de répondre à l'appel du général de Gaulle. Il passe en Angleterre après une traversée difficile avec son frère Guy Vourc'h et plusieurs camarades. À leur arrivée à Londres, ils sont reçus par d'Estienne d'Orves. Jean Vourc'h s'engage dans les Forces françaises libres le ..

D'abord instructeur au bataillon de chasseurs de Camberley, il est nommé en au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST), qu'il rejoint à Pointe-Noire en , dans la de découverte et de combat du RTST.

Il participe en 1942-1943, dans la portée de ce régiment, aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie, avec la « Force L » du général Leclerc. Il s'y distingue particulièrement au Djebel Melab le à la tête de quelques hommes en mettant en fuite une compagnie de l'Afrika Korps.

Il prend part à la réorganisation et au réarmement en Tunisie de son régiment, renommé régiment de marche du Tchad et incorporé à la blindée. Ils partent ensuite pour l'Angleterre, et suivent les entraînements intensifs en prévision du débarquement en Normandie.

Débarquement, combats pour la Libération C'est le qu'il y débarque, comme sergent-chef, à Grandcamp. Volontaire pour toutes les missions demandées, il se fait particulièrement remarquer pendant les combats du 10 et du devant Argentan, entraînant plusieurs fois ses hommes à l'attaque de groupes de mitrailleuses allemandes.

La ville une fois prise, la lutte continue vers Paris. Jean Vourc'h est chargé le de soutenir avec les huit hommes qui lui restent, un peloton d'auto-mitrailleuses en difficulté près de Versailles, à Voisins-le-Bretonneux. Il arrive à repousser les ennemis malgré leur nombre, et dirige les opérations avec l'aide d'un peloton de chars légers, mais est blessé par balle à la poitrine pendant qu'il observait les ennemis avec ses jumelles. Ayant d'abord refusé d'être évacué, il est de nouveau blessé, atteint par des éclats d'obus, et hospitalisé au Mans. Il y meurt cinq jours après, le . Il est enterré à Plomodiern.

Il est créé Compagnon de la Libération à titre posthume en .

Hommages et distinctions Décorations

. à titre posthume par décret du . . , quatre citations. avec agrafe « Fezzan-Tripolitaine ». . Military Medal (Royaume-Uni).

Autres hommages À Voisins-le-Bretonneux, une plaque est apposée en 1947, rappelant son sacrifice et celui de Danton Jouglard.. Également à Voisins-le-Bretonneux, la « rue Jean-Vourc'h » commémore son nom. La sixième promotion de l'École nationale des sous-officiers d'active ( - ) porte elle aussi son nom : « Adjudant Vourc'h »..

Notes et références

Bibliographie . . .

Voir aussi Articles connexes Liste des Compagnons de la Libération

Liens externes

« Jean Vourc'h », biographie sur le site de l'Ordre de la Libération.

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