Pierre de Pelleport, né le à Montréjeau en Haute-Garonne et mort le à Bordeaux en Gironde, est un général français de l’Empire, pair de France et maire de Bordeaux.
Grièvement blessé à la bataille d'Eylau en 1807, il sert plus tard dans les armées de la Restauration et est nommé à la Chambre des pairs en 1841. Son fils Charles Jacques Pierre Jean de Pelleport-Burète est maire de Bordeaux de 1874 à 1876.
Biographie Vie familiale Fils de Baptiste Pelleport, négociant et bourgeois de Montrejeau, et de Rose Germain, Pierre de Pelleport épouse Élisabeth Burète, fille du négociant et raffineur Jacques Burète et de Jeanne Élisabeth Couderc.
Guerres révolutionnaires
Pelleport s'enrôle comme soldat le dans le de volontaires de la Haute-Garonne lors de la levée en masse de son département. Il fait dans ce corps les campagnes de l'armée des Pyrénées-Orientales, pendant lesquelles il est promu au grade de sous-lieutenant le . Il passe ensuite à l'armée d'Italie dans la demi-brigade (depuis de ligne), et se bat à Montenotte, à Lodi, à Arcole et Rivoli. Passé à l'armée d'Orient, il reçoit son brevet de capitaine adjudant-major le , et il est blessé sous les murs de Saint-Jean-d'Acre le suivant.
Guerres napoléoniennes
Revenu en France, il est de la première promotion de la Légion d'honneur. Pelleport suit la Grande Armée au sein du 1er régiment d'infanterie de ligne en Autriche (1805), en Prusse (1806) et en Pologne (1807). Il gagne à Iéna ses épaulettes de chef de bataillon le , et une riche dotation à Eylau où il a reçu plusieurs blessures. Nommé colonel le , à la suite de la bataille d'Essling, il est créé baron de l'Empire le , avec une nouvelle dotation, après celle reçue à Wagram et Znaïm, où il se distingue. On lui remet aussi la croix d'officier de la Légion d'honneur.
En Russie (1812) il combat sous les ordres de Ney et reçoit à Valontino la croix de commandeur de la Légion d'honneur, et dans la même campagne le grade de général de brigade le . En 1813, le général Pelleport se montre glorieusement à la Lützen, à Bautzen, à Leipzig. Blessé dans cette bataille, il reçoit la croix de la Couronne de Fer, prend part à la campagne de France et est de nouveau blessé aux Buttes-Chaumont en défendant Paris (1814) le .
Restauration et monarchie de Juillet
vignette|gauche|Pierre de Pelleport.
Louis XVIII fait le général Pelleport chevalier de Saint-Louis et commandant d'une brigade de la garnison de Paris. Pendant les Cent-Jours, il passe à l'armée du Midi sous les ordres du général Gilly. Rallié aux Bourbons à la seconde Restauration, il fait partie du conseil supérieur de la guerre en 1818. Pelleport est attaché en 1823 à l'expédition d'Espagne. Il se distingue à l'attaque de Campillo de Arenas le , et est élevé au grade de lieutenant-général le suivant. Le duc d'Angoulème le crée vicomte et lui remet les croix de grand officier de la Légion d'honneur, de commandeur de Saint-Louis et de l'Ordre de Saint-Ferdinand ().
Le général Pelleport n'est point employé après les événements de 1830 et est mis en disponibilité. Commandant supérieur de la garde nationale de Bordeaux en 1831, il rentre dans le service actif en 1834. En 1836, il est nommé inspecteur général et commandant supérieur du camp de Saint-Omer puis appelé au commandement des et militaires. Il est placé en 1839 à la tête de la militaire (Perpignan). Le , le roi le nomme pair de France et l'année suivante maire de Bordeaux, mais il refuse ces dernières fonctions pour une raison d'âge et siège rarement au palais du Luxembourg. Il est conseiller général de la Gironde, conseiller municipal de Bordeaux et président des commissions hospitalières. Placé peu après dans la réserve de l'état-major général, il est admis d'office à la retraite, comme général de division le .
Œuvres
On a de lui : Souvenirs militaires et intimes 1793-1853 (1857).
Hommages
Son nom est inscrit sur la (pilier Est) de l'arc de triomphe de l'Étoile. La rue Pelleport à Paris porte son nom. Il existe également à Bordeaux la rue Pelleport et la caserne Pelleport. La station Pelleport de la ligne 3 bis du métro de Paris est nommée en son honneur. Le Quartier Pelleport au 1er régiment d'infanterie de Sarrebourg lui rend hommage
Armoiries
Figure Blasonnement Armes des Pelleport sous l'Ancien Régime
De sable à une hure de sanglier d'or. Armes du baron Pelleport et de l'Empire (), commandant de la Légion d'honneur (1812), chevalier de l’Ordre de la Réunion et de l’Ordre de la Couronne de fer (1812),
Coupé : au I, parti de sinople à trois bandes d'argent et du quartier des barons militaires de l'Empire ; au II, d'azur à un sphinx d'or contourné et assis sur une terrasse isolée du même.euraldic.com Armes du baron Pelleport sous la Restauration (confirmé baron héréditaire par lettres patentes du )
D'azur au sphinx contourné d'or, soutenu d'une épée en fasce, du même ; au chef d'or, chargé d'une croix pattée, soutenue d'un croissant, de gueules. Armes du vicomte Pelleport sous la Restauration (vicomte héréditaire par lettres patentes du ), Grand officier de la Légion d'honneur (1823), Chevalier (1814), puis Commandeur de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis (1823), Chevalier de de l'Ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne (1823),
D'azur au sphinx contourné d'or, soutenu d'une épée en fasce, du même ; au chef d'or, chargé d'une croix pattée, soutenue d'un croissant, de gueules. Armes du vicomte Pelleport sous la monarchie de Juillet (pair de France : )
Coupé : au I, parti de gueules à la croix alaisée d'argent et de sinople à une ancre d'argent, posée en bande et à une épée aussi d'argent, montée d'or, posée en barre et en sautoir ; au II, d'or au sphinx de sable. Devise: NON AERE, SED AERE.heraldique-europeenne.org
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1813 Catégorie:Naissance en octobre 1773 Catégorie:Naissance à Montréjeau Catégorie:Décès en décembre 1855 Catégorie:Décès à Bordeaux Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Vicomte français du XIXe siècle Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Chevalier de l'ordre de la Réunion Catégorie:Chevalier de l'ordre napoléonien de la Couronne de fer Catégorie:Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Conseiller général de la Gironde Catégorie:Pair de France (monarchie de Juillet) Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Décès à 82 ans Catégorie:Maire de Bordeaux