Antoine Petit, né le , est un chercheur français..
Il est agrégé de mathématiques, docteur ès sciences, spécialiste de méthodes formelles et professeur des universités à l’ENS Cachan.
De à , il est président-directeur général de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria).
Il est nommé le président-directeur général du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Renouvelé dans ses fonctions en 2022, il quitte son poste le .
Carrière universitaire Antoine Petit est le petit-fils maternel de Jean Maitron.
Après des études de mathématiques, conclues par l’obtention de l'agrégation de mathématiques (1982), Antoine Petit soutient une thèse sur la théorie des langages à l’université Paris-Diderot (1985) tout en étant membre du bureau des arts de la BSB. Son champ de recherche s’est ensuite centré sur l’étude de modèles, principalement à base de systèmes de transitions pour le parallélisme et le temps réel. L'utilisation de ces modèles à des fins de spécification et vérification est devenue au fil des années l'une des motivations principales de ses travaux.
Antoine Petit commence sa carrière d’enseignant-chercheur en 1984 à l’université d'Orléans en tant qu’assistant-agrégé avant de rejoindre l’université Paris-Sud en 1989 comme maître de conférences. En 1991, il est détaché au CNRS pendant deux ans en tant que chargé de recherche, affecté au Laboratoire de recherche en informatique (CNRS et université Paris-Sud). En 1993, il obtient une habilitation à diriger des recherches à l’université Paris-Sud. Antoine Petit occupe des fonctions pour la gestion et l’animation de la recherche en parallèle de mission informatique (à mi-temps) au sein de la Mission scientifique et technique du ministère chargé de la recherche, fonction qu’il occupe de à .
En , il devient professeur des universités à l'École normale supérieure de Cachan. En 1995, il dirige le département informatique jusqu’en .
En , il devient directeur adjoint à la Direction de la recherche du ministère chargé de la Recherche. Il est responsable du secteur des mathématiques et sciences et technologies de l'information et de la communication.
En , il rejoint le CNRS, où il prend la direction du département STIC (Sciences et technologies de l'information et de la communication).. Il devient, en septembre de cette même année, directeur de l’inter-région (DIR) Sud-Ouest. Il occupe ce poste jusqu’en ,
En , Antoine Petit quitte le CNRS pour l'Inria, pour assurer la direction du centre de recherche Paris-Rocquencourt. En , il en devient directeur général adjoint. Le , il succède à Michel Cosnard à la tête de l’Inria, en tant que président-directeur général.
Présidence du CNRS vignette|Antoine Petit en 2019 Le , il est nommé président-directeur général du CNRS. succédant dans l'urgence à Anne Peyroche.
Dès sa nomination, Antoine Petit commande un premier rapport à un groupe animé par Olivier Le Gall, président du conseil de l’intégrité scientifique de l'Office français de l’intégrité scientifique (OFIS).
Son mandat est renouvelé pour quatre ans le Décret du 9 février 2022 portant nomination du président du Centre national de la recherche scientifique - M. PETIT (Antoine).
Il quitte finalement la tête du CNRS le après un processus de nomination de son successeur plus long que prévu. Thierry Dauxois, directeur du CNRS Physique, prend sa suite.
Actions En , il annonce un plan d'action pour lutter contre la . Le plan se limite à la mise à disposition d'une adresse mail générique. Le CNRS assure la confidentialité de l'auteur du signalement mais refuse l'anonymisation. Il annonce une fonction spécifiquement dédiée à l’intégrité scientifique en nommant Rémy Mosseri, membre du comité d’éthique du CNRS, depuis 2016. La mise en place du « bureau de l’intégrité scientifique », composé de cinq personnes, consistera à recevoir les allégations et à évaluer de méconduites scientifiques.
Antoine Petit précise que le CNRS sera et qu', contrairement aux fraudes préalablement révélées par le site PubPeer dont notamment Anne Peyroche, Catherine Jessus, Patrice Dunoyer et Olivier Voinnet. À l'antenne de France Culture, Antoine Petit a fait un parallèle entre les commentaires anonymes sur PubPeer et les accusations pour pédophilie..
Antoine Petit souligne qu'il est nécessaire de repenser le système de facteurs d'impact qui régit la recherche scientifique et met aussi l'accent sur la responsabilité partagée par l'auteur et l'éditeur de l'article frauduleux.
Controverses
Dans une tribune publiée fin 2019 dans L'Express, Laurent Bouvet, Nathalie Heinich, Pierre-André Taguieff et Dominique Schnapper et d'autres s'étonnent du soutien accordé par Antoine Petit à la publication des amis de Pascal Blanchard, Sexualités, identités et corps colonisés (CNRS Éditions, ), dans laquelle il signe un avant-propos, juste avant le colloque du organisé à Paris par l'ACHAC pour promouvoir le lancement d'un livre qui, selon eux, « si l'on excepte quelques études solides de véritables historiens, n'est que le miroir du gauchisme culturel décolonial sévissant dans certains milieux intellectuels et quelques campus universitaires »..
En , alors que Frédérique Vidal, ministre chargée de l'Enseignement supérieur, annonce ., l'organisme public emboîte le pas de la Conférence des présidents d’université en rejetant toute tentative de remise en cause de la liberté académique; dans un communiqué de presseL’« islamogauchisme » n’est pas une réalité scientifique, CNRS, ., le CNRS .. Isabelle Barbéris, maître de conférences en arts de la scène et chercheuse associée au CNRS. considère que la direction du CNRS fait Entretien Isabelle Barbéris, .. Dans l'hebdomadaire souverainiste Marianne, Pierre-André Taguieff accuse la direction du CNRS d’avoir choisi « clairement son camp idéologique »..
Positions politiques En , il signe l'appel de directeurs d'instituts de recherche français à voter contre Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle..
Au mois de , il résume ainsi la future loi de programmation de la recherche, dont la présentation est prévue pour : Ces déclarations sont interprétées par certains comme une position en faveur du darwinisme social dans la recherche, ce qu'il conteste fermement., et suscitent un tollé chez nombre de chercheurs.. Ceux-ci rappellent que Darwin a constaté que la coopération et la compétition interviennent de concert dans l'évolution, et que celui-ci a réfuté le darwinisme social qui prétendait justifier que la supériorité des aptes sur les inaptes.
Autres responsabilités Membre du Conseil national du numérique de à la date de sa démission, le .. Membre du d’EIT Digital depuis .. Membre du « Research Council » du Canadian Institute For Advanced Research (CIFAR/IFCAR) depuis .. Vice-président et trésorier du pôle de compétitivité Systematic depuis .. Vice-président de l'Alliance thématique nationale des sciences humaines et sociales (Athéna) depuis 2018. Membre du Comité de pilotage des assises de l'enseignement supérieur et de la recherche., missionné en par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Membre du Conseil d'administration de 2010 à 2015 de Informatics Europe, vice-président (2012-2013) puis trésorier (2014-2015). Président du groupe de travail Organisation des sciences et technologies de l'information au sein du CNRS, missionné en par le directeur général du CNRS.. Président du groupe de travail « Création, Recherche, Innovation »http://www.lsv.ens-cachan.fr/~petit/Divers/France2025,CRI,Rapport_final.pdf . de l'exercice Diagnostic stratégique - France 2025, piloté en 2008 par le secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé de la prospective, de l'évaluation des politiques publiques et du développement de l'économie numérique.
Publications et travaux Publications scientifiques Antoine Petit est auteur et co-auteur de publications scientifiques dans le domaine informatique et mathématique. Ouvrages .
Distinctions Décorations (promotion du ), Journal officiel de la République française du page 11, texte (promotion du ), Journal officiel de la République française du page 19224, texte (promotion du ), Journal officiel de la République française du page 11, texte Honneurs Docteur honoris causa de l'université du Chili en 2021. Docteur honoris causa de l'Imperial College en 2026.
Formation continue Auditeur de la promotion Gérard Mégie (2007-2008) de l'Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST). Auditeur de la (2006-2007) de l'Institut de l'entreprise (IHEE).
Notes et références
Liens externes
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