Auguste Luchet, né le à Paris et mort le à Paris , est un dramaturge, journaliste, romancier et écrivain français.

Biographie Fils d'un vérificateur de l'enregistrement et des domaines, il est élevé à Dieppe où ses parents emménagent en 1813. Élève brillant mais d'une famille sans fortune, il est placé à 13 ans au greffe de la justice de paix de Dieppe. Il travaille ensuite chez un armateur puis un banquier et, en 1823, décide de partir pour Paris où il souhaite se lancer en littérature. Il est alors employé chez un marchand de la rue Saint-Martin, milieu qui le dégoute totalement, ce qu'il exprimera dans son roman autobiographique Frère et sœur.. Il passe quelque temps chez un marchand de draps avant de se lancer dans le journalisme.

Il se retrouve rapidement à la rue et reste deux ans dans la misère avant de trouver une place de sténographe à la Chambre des députés où il rencontre, entre autres, Alphonse Rabbe, Louis Reybaud et Léon Gozlan, qui lui permettent d'entrer dans leur revue politique La Jeune France. Ayant étudié l’anatomie et la craniologie sous François Broussais, il a publié de front ses revues craniologiques et ses études théâtrales dans l’Artiste.

Repéré par Jacques Coste, il devient journaliste au Temps, puis passe au Journal de Paris et prend une part active à la révolution de 1830. Rédacteur au Talisman, au Magasin universel, au Siècle (1849) et au Républicain de Seine-et-Marne (1850). Il collabore avec Félix Pyat, à la rédaction de deux drames romantiques., dont le drame Ango, qualifié par ses auteurs même de révolutionnaire.. Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du : théâtre de l'Ambigu, théâtre de la Porte-Saint-Martin, théâtre Beaumarchais, etc.

Auteur, au talent internationalement reconnu., de romans et études psychologiques, il collabore au Livre des cent-et-un de Pierre-François Ladvocat.. Auteur populaire, à la fois dans les cénacles parisiens, dans le boulevard, et même dans les faubourgs., il alterne, de à , les drames et les romans.

Son roman Le Nom de famille lui a valu de comparaître, le , avec son éditeur Hippolyte Souverain, devant le jury de la cour d'assises. Défendu par Jules FavreCondamnation du 11 mars 1842, cité dans La Vie parisienne à travers le , 1900, ., il est condamné à deux ans de prison et d’amende . D’une nature réservée et discrète jusqu’à la misanthropie., il a préféré se soustraire à cet exil, en allant habiter à Jersey pendant cinq ans.. Il a raconté les souvenirs de ce long exil, dans un récit plein de verve, intitulé les Mauvais Côtés de la vie..

Installé au poste de gouverneur du château de Fontainebleau par la Révolution de Février., il a publié quelques ouvrages sur cette ville. Resté fidèle à ses opinions républicaines démocratiques., il avait néanmoins renoncé depuis longtemps, à la fin de sa vie, à la politique pour se consacrer presque exclusivement aux articles d’art industriel. Se piquant d’être bon dégustateur, il a donné des articles dans la revue La Vigne (1866), et publié plusieurs volumes estimés sur la vigne et le vin.

Au cimetière du Père-Lachaise, où il repose, son buste en bronze dû à Émile GuilleminHenry Jouin, La Sculpture dans les cimetières de Paris, Nouvelles archives de l'art français, , 1897, ., est répertorié aux richesses françaisesInventaire général des richesses d'art de la France, 1902, .. Le chansonnier Charles Vincent, qu’il avait adopté, l’a veillé jusqu’à la dernière minute.

Publications  Paris, esquisses dédiées au peuple parisien et à M. J.-A. Dulaure, Paris, J. Barbezat 1830.  Henri le prétendant, roman, Paris, Urbain Canel, Adolphe Guyot, 1832.  .  Jersey, drame en cinq actes, six tableaux, avec un épilogue, avec Félix Pyat, Paris, Ambroise Dupont, 1835.  Un mariage de cour, crime et silence, Paris, H. Souverain, 1835.  .  Frère et Sœur, roman, 2 vols., Paris, Souverain, 1838.  Justes frayeurs d'un habitant de la banlieue à propos des fortifications de Paris, Paris, Pagnerre, 1840. .  Le Nom de famille, 2 vols., Paris, Souverain, 1842.  Le Passe-partout, 2 vols., Paris, Souverain, 1844.  .  .  .  .  . .  .  La Côte-d'Or à vol d'oiseau, lettres écrites à M. L. Havin, après la récolte de 1857, Paris, Michel-Lévy, 1858.  .  La Science du vin, lettres écrites à M. L. Havin, après la récolte de 1859, Paris, Michel-Lévy Frères, 1861.  .  L'Art industriel à l'Exposition universelle de 1867 : mobilier, vêtement, aliments, 1868.  Album révolutionnaire, Paris, Proux, 1869.

Hommages Il existe des voies nommées d'après Auguste Luchet à Avignon et Toulouse.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie Alfred Sirven, Journaux et journalistes, , 1866, .  Polybiblion : revue bibliographique universelle, 1872, (nécrologie). Ludovic Lalanne, Dictionnaire historique de la France, 1872, . Félix Herbet, Auguste Luchet (1805-1872), étude bio-bibliographique, 1912.

Liens externes

Catégorie:Dramaturge français du XIXe siècle Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle Catégorie:Romancier français du XIXe siècle Catégorie:Écrivain français du XIXe siècle Catégorie:Personnalité liée à la région Normandie Catégorie:Naissance en avril 1805 Catégorie:Naissance dans l'ancien 5e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 1872 Catégorie:Décès dans le 3e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 66 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 49)