Alexandre Besson, né le à Amancey (Franche-Comté), mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.
Biographie Sous l'Ancien Régime, Alexandre Besson est notaire royal et exerce à Ornans. Au début de la Révolution, il est administrateur du département du Doubs.
En , Besson est élu député de son département, le troisième sur six, à l'Assemblée nationale législativeArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 34, p. 31.. En , il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de NancyArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 41, séance du 9 avril 1792, p. 406..
La monarchie française s'effondre à l'issue de l'insurrection du 10 août 1792. En septembre, Besson est réélu député du Doubs, le sixième et dernier, à la Convention nationaleArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 40..
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. Il est absent, comme tous ses autres collègues du Doubs, lors de la mise en accusation de Jean-Paul Marat en Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1792, p. 54.. Il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze en mai de la même annéeArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1792, p. 535..
Besson est réélu député sous le Directoire. Il siège au Conseil des Cinq-Cents entre l'an IV et l'an VIII (entre 1795 et 1799).
Durant la Révolution, ses ennemis le soupçonnent de s’être enrichi en vendant du mobilier de Versailles et de Rambouillet. À la même période il acquiert de nombreux biens en Franche-ComtéDont les fermes de Norvaux. Il est gestionnaire des Forêts et Salines nationalesIl sera directeur de la salines de Salins-les-Bains.. Il s'intéresse parallèlement à l’industrie et à la finance en prenant le contrôle de la faïencerie de Migette, de quelques entreprises de métallurgie et d'une verrerie à Paris. En 1804, il obtient la concession du Grand-Denis qu'il exploite jusqu'à sa mort en 1826.. Son engagement dans l'industrie lui permet d'amasser une fortune d'environ 150 000 francs en 1807, intégrant la liste des trente plus imposés du département en floréal an XIII ().
Il devient un personnage controversé à l'échelle départementale quand, le 17 pluviôse an VII (), il est missionné officiellement pour enquêter sur la vie économique, l'assistance et l'instruction publique. Cependant, il doit officieusement tenter de réduire l'influence des jacobins, qui le dénoncent alors comme "un fonctionnaire prévaricateur, un imposteur".
Malgré ces polémiques, le préfet de Bry cherche à employer du personnel révolutionnaire. Ainsi, Alexandre Besson devient président du Conseil général du département du Doubs en 1805 pendant au moins un an. En 1812, il est également président du canton d'Amancey et maire du village homonyme. Entre 1807 et 1812 au moins, il est membre du collège électoral départemental.
Sous la Restauration, Besson est visé par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides et les soutiens aux Cent-Jours. Pour échapper aux recherches de gendarmerie, il se cache à AmanceyDans une habitation du hameau de Norvaux..
Alexandre Besson a appartenu aux loges maçonniques de Besançon et Paris. La place du village d'Amancey porte son nom.
Notes et références
Voir aussi Sources
Écrits de Claude Barbier, Michel Boillot et Alain Leduc.
Articles connexes Liste des députés du Doubs Histoire du Doubs
Liens externes
Catégorie:Député du Doubs Catégorie:Naissance en mai 1758 Catégorie:Naissance dans la province de Franche-Comté Catégorie:Décès en mars 1826 Catégorie:Décès dans le Doubs Catégorie:Membre de l'Assemblée législative de 1791-1792 Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Décès à 67 ans Catégorie:Représentant en mission