La bataille de Montjuïc, le , voit la victoire des Franco-Catalans sur les Espagnols. La Principauté de Catalogne avait nommé le roi de France Louis XIII comme comte de Barcelone le , et se met sous l'entière autorité du royaume de France à l'approche des troupes espagnoles de Philippe IV. L'armée française (dont les régiments Enghien, Espenan et Sérignan et quelque qui venaient de rendre Tarragone) et les milices catalanes repoussent les Espagnols le 26 au cours de la bataille de Montjuïc (Barcelone). La Catalogne restera française jusqu'en 1652.

Antécédents

Au printemps de 1640 ont été emprisonnés Francesc Joan de Vergós i de Sorribes et Lleonard Serra, deux membres importants du Conseil des Cent, et le député Francesc de Tamarit, arrestations qui ont provoqué un climat tendu dans le Principat. Ils étaient accusés de ne pas aider à la levée des Les Constitutions catalanes empêchaient la levée pour lutter à l'étranger que prévoyait l'Union des armesHistocat, Apunts ruta 1640 , qui devaient partir en Italie pour lutter dans le cadre de la guerre de Trente Ans, ni au logement des troupes hispaniques qui devaient défendre la cité contre une hypothétique invasion française, ainsi que l'avait demandé Gaspar de Guzmán i Pimentel, le Comte-duc d'Olivares. Le , la Députation et le Conseil des Cent, n'ayant pu obtenir une réponse du vice-roi de Catalogne Dalmau III de Queralt, ont envoyé une ambassade de douze diplomates à Madrid, qui non seulement n'ont pas obtenu l'audience qu'ils sollicitaient avec le roi Philippe IV, mais encore ont été détenus.

La révolte paysanne, qui voulait mettre fin aux désordres créés par les soldats castillans, s'est étendue dans tout le territoire et, finalement, le , les paysans révoltés sont entrés dans Barcelone et ont remis en liberté les personnes retenues dans la prison de la cité, qui était située dans une tour de la muraille romaine, sur la place du BléAntoni Simon i Tarrés. Cròniques de la Guerra dels Segadors.

Le de cette année, connus sous le nom de Corpus de Sang, des groupes de faucheurs sont entrés une nouvelle fois dans la cité et, durant les désordres, le vice-roi a été assassinéJ. H. Elliott. La revolta catalana 1598-1640: un estudi sobre la decadència d'Espanya.

Le a été signé le Pacte de Céret d'alliance et d'aide militaire entre le Royaume de France et la Catalogne, selon lequel la France s'engageait à défendre le Principat. Le arrivait à Barcelone Bernard du Plessis-Besançon pour constituer une alliance de guerre avec le Conseiller en Chef, Joan Pere Fontanella, et le député militaire, Francesc de Tamarit Núria Florensa i Soler. La ciudad de Barcelona en la guerra contra Felipe IV: el Consell de Cent .

Ce même septembre, l'armée de Philippe IV venant d'Aragon et commandée par Pedro Fajardo, Marquis de los Vélez, avec l'élite des troupes hispaniquesEn Guàrdia 36 - Guerra dels segadors: la batalla de Montjuïc, a occupé Tortosa. Le , les troupes se sont mises en marche en direction de Barcelone. Elles ont trouvé une forte résistance à Perelló et au col de Balaguer, près de l'Hospitalet de l'Infant. Après la bataille de Cambrils -qui s'est terminée par un massacre des cambrilencs qui s'étaient rendus désarmés et l'exécution par le garrot des trois chefs militaires, du bayle et des jurats de la ville-, Roger de Bossost, baron d'Espenan, a laissé la cité de Tarragone et a fui avec ses troupes vers la France pendant que les Espagnols continuaient à avancer en direction de Barcelone. On a proclamé une mobilisation de toute la population d'âge compris entre , qui n'était déjà enrôlée, sous peine de confiscation des biens. Les Catalans ont décidé de résister à Martorell, où ils ont été mis en déroute. Par conséquent, l'armée castillane arrivait aux portes de la cité de BarceloneMuseu d'Història de Catalunya La batalla de Montjuïc.

Pau Claris a proclamé la république catalane le . En même temps, une semaine plus tard, le , alors que les troupes castillanes campaient à SantsFrancesc Xavier Hernàndez. Història Militar de Catalunya, Louis XIII de France était fait comte de Barcelone, chose qui semblait soumettre le Principat de Catalogne à la souveraineté française.

Barcelone en 1641 Barcelone avait, en 1641, environ et était formée par l'actuel Barri Gòtic et par El Raval, avec un diamètre approximatif de trois milles et demi ( environ). Les corporations d'artisans étaient devenues puissantes et avaient acquis un poids toujours plus grand au sein des institutions politiques, et en 1641, elles avaient obtenu de posséder deux conseillers au Conseil des Cent. Au moment où la participation du peuple dans toute l'Europe s'affaiblissait devant le pouvoir croissant des monarchies, à Barcelone les choses ne se passaient pas de la même manière. La prospérité de la cité était importante, s'appuyant sur la grande diversité des métiers et des manufactures de textiles, de verre, de cuir et de métalRoig, J.L. page 71.

Après la mort du vice-roi, le Conseil des Cent a décidé d'exercer l'autorité absolue sur la cité pour suppléer le vide du pouvoir, car le gouverneur avait disparu au milieu d'un climat révolutionnaire dans lequel tous les Catalans avaient le droit de posséder des armes et de s'entraînerDD. AA. Catalunya història i memòria, 1995, pàg. 109, Enciclopèdia Catalana, en accord avec l'usage Princeps namque, une constitution de nature défensive limitée au Principat, qui ordonnait que tous les hommes en condition de lutter devaient secourir le monarque, si celui-ci était attaqué.

La muraille de Barcelone 300px|thumb|Barcelone, au La cité disposait d'une muraille extérieure du en pierre bien solide, entourée d'un fossé sec et avec la face interne libre de tout édifice, munie de neuf portes et de cinq portes à El Raval. Cette muraille prolongeait le rempart de l'époque de Jacques le Conquérantpoblesdecatalunya.cat, Muralla i portal de Santa Madrona dont existaient encore la muraille de la RamblaLa muraille sur la Rambla a été abattue en 1775, l'enceinte intérieure de la muraille romaine de Barcelone de la Barcino romaine du , la mieux conservée, et une muraille en front de merTV3 a la carta: Les muralles de Barcelona. Restes de la nostra història veuen ara la llum al parc de la Ciutadella qui a été construite au pour défendre la cité contre les attaques des piratesJordi Benplantat, Localitzat un baluard de la muralla de BCN. Les murailles, sauf ce qui restait de la romaine, ont été abattues à partir de 1854De la muraille médiévale cependant est conservée la travée allant de la porte de Santa Madrona à celle des Drassanes. Castillosnet.

Couvent de Santa Madrona Le couvent fortifié de Santa Madrona était au pied de la montagne de Montjuïc à mi-chemin entre Barcelone et Sants. En 1641, le couvent était occupé par des capucinsMonestirs.cat Convent de Santa Madrona. En ce lieu se trouve maintenant une chapelle construite après la bataille ; elle est située entre le musée national d'art et le , près du palais Albéniz.

Le château de Montjuïc

La fortification de la montagne de Montjuïc, en forme de quadrilatère en terre avec un revêtement en pierre et boue et quatre demi-bastions aux coins et un fossé de faible profondeur, a été construit en trente jours en 1640 en prévision de l'avance des Castillanswww.ejercito.mde.es, Museu militar de Barcelona. Un phare destiné à informer au moyen de signaux de l'approche de bateaux, occupait la cime.

Les forces en présence 200px|thumb|Mousquetaire d'un tercio espagnol L'armée castillane du marquis de los Vélez était partie en campagne avec , cavaliers et 24 pièces d'artillerie servies par 250 artilleurs Francisco Manuel De Melo, Historia de los movimientos, separación y guerra de Cataluña, divisés en trois corps :

Corps d'avant-garde, dirigé par Gerolamo Maria Caracciolo, le marquis de Torrecuso. Il disposait du bataillon de cavalerie de Carlo Maria Caracciolo, duc de San Giorgio, fort de 500 chevaux, du régiment d'infanterie du colonel Fernando de Ribera, du régiment d'infanterie du colonel Gonzalo Fajardo, du régiment d'infanterie du maître de camp Martín de los Arcos, comte d'Orpesa, du tercio de Castille et de celui de Guipuscoa, et d'un tercio irlandais de Hugh O'Donnell, duc de TyrconnellAnomenat Tyron en les cròniques de l'època.

Corps de bataille, commandé par Pedro Fajardo de Zúñiga y Requesens, le marquis de los Vélez. Il disposait d'une escorte de 100 cavaliers commandés par le capitaine Alonso Gaytan, de deux bataillons de cavalerie de 600 chevaux chacun commandés par Álvaro Suárez de Quiñones et le commissaire général Filippo Filangieri, et de trois tercios dirigés par Pedro de La Saca, Alonso de Calatayud et Diego de Villalba y Toledo et de cinq régiments d'infanterie, dirigés par Martín de Azlor, Iñigo de Mendoza, Diego Guardiola, Luis Gerónimo de Contreras et Pedro de Cañaveral.

Corps d'arrière-garde. Il disposait de 24 pièces d'artillerie dirigées par le marquis de Chieri, de quatre tercios d'infanterie (un castillan de Tomas Mesia de Acevedo, celui des Presidis du Portugal de Tomas Mesia de Acevedo, le wallon de Felipe de Gante y Merode et le portugais de Simón de Mascarenhas), de quelques compagnies italiennes et des 500 chevaux qui formaient le bataillon de cavalerie de Rodrigo de Herrera.

La cavalerie espagnole comprenait 18 escadrons avec environ chevaux au total pour la bataille.

Les forces catalanes et françaises étaient constituées par : Les défenseurs du Château de Montjuïc, avec 9 compagnies de miliciens de la Coronela : marchands de toiles (située dans le fortin), savetiers ou cordonniers, tailleurs, passementiers, membres de la confrérie de Saint-Étienne (qui réunissait les métiers de fabricants de bât, ferblantiers, armuriers et dinandiers) situé en face de Castelldefels, fabricants de voiles (capitaine Ambrosi Gallart i Caldes), taverniers, tisserands de lin et tanneurs qui étaient de garde à la Tour de Damians) et d'autres du Tercio de Santa Eulàlia16 compagnies, selon F. X. Hernandez dans Història militar de Catalunya qui faisaient partie de la , le capitaine Francesc de Cabanyes avec 200 miquelets, 300 mousquetaires et piquiers français du régiment d'infanterie de Sérignan dirigés par George Stuart, le seigneur d'Aubigny, situés dans le fortin et 8 pièces d'artillerie de bronze. La compagnie des Couturiers de la Coronela (et qui est une des 9 identifiées avec un autre nom - probablement celle des tailleurs) était également dans le fortin. Étaient présents les capitaines Lluis Valencia, Jordi de Peguera, Antoni de Peguera, Rafael Casamitjana, Vives, Martorell i Modolell. À l'ermitage de Santa Madrona se trouvaient les troupes de Gallart (compagnie de Saint-Étienne) et Valencia avec le capitaine d'artillerie Agustí Radas. L'artillerie dirigée par Dídac Montfar Sorts i Cellers, les quatre tercios de la La Coronela comptait entre dirigés par Miquel Torrelles et ses quatre tercios étaient commandés par Domènec Moradell, Galceran Dusay, Josep Navell i Joan Tello, et le reste des forces catalanes défendaient la cité. La cavalerie française, dirigée par Henri-Robert de Sérignan, s'est déployée al Pla pour attaquer les positions castillanes. Le régiment de Sérignan s'est chargé de la défense de la porte de San Antoni pendant que le reste de la cavalerie, formé par les compagnies des capitaines monsieur de Fontrailles (chevau-légers), monsieur de Bridoirs, monsieur de Guidane, monsieur de Sagé et monsieur de la Talle (ou Halle), Josep d'Ardena, Josep Galceran de Pinós i de Perapertusa, Henrique Juan, et Manuel d'Aux Borrellas défendaient les chemins entre Barcelone et Sants.