En 2009 selon le MNHN et l'INPN, la faune de la France métropolitaine et continentale comprenait officiellement 731 taxons terminaux de mollusques terrestres et d'eau douceFontaine, B, Bichain, J.-M., Cucherat, X., Gargominy, O., Prié, V. (2010) Les noms français des mollusques continentaux de France : processus d’établissement d’une liste de référence. La Terre et la Vie - Revue d'Écologie, 65 (4) : 293-317.

Depuis 2010 chaque espèce ayant fait l'objet d'une description scientifique valide dispose d'un nom scientifique en latin, mais aussi d'un nom vulgaire en français unique et non ambigu.

Histoire des noms des mollusques de France Dans la littérature naturaliste ancienne, parmi plus de , beaucoup possèdent plusieurs noms vernaculaires (38 % des espèces françaises d’escargots ont plusieurs noms, ainsi Cepaea nemoralis a-t-il porté 16 noms communs français différents et Helix pomatia en a eu 15) et parfois un même nom vulgaire en français a pu désigner plusieurs dizaines d’espèces (ex : Hélice brillante désigne à la fois Vitrea crystallina pour Draparnaud, Zonitoides nitidus selon Dupuy et Aegopinella nitens pour Michaud. En 2009, moins d’une dizaine d’escargots français possédaient un nom vulgaire en français totalement non ambigu (dont 9 figurent dans des textes de loi).

Les noms scientifiques latins sont ignorés des non-spécialistes mais la liste des noms français est presque aussi méconnue de la majorité du grand-public et de la quasi-totalité des décideurs, bien que ces espèces représentant des enjeux importants de conservation notamment en raison d’un taux d’endémisme et parfois d’une situation de régression des espèces.

Comme il semble encore plus difficile de protéger des espèces qui n’ont pas même de nom précis en français, après le Grenelle de l’environnement, un travail de normalisation des noms français, c'est-à-dire de mise au point d’une associée a été entrepris en 2009. Ceci a été fait sur la base de la liste de l’Inventaire national du patrimoine naturel telle qu’elle existait au et sur la base des 833 noms français différents relevés dans la littérature ancienne laissée par les grands malacologues et naturalistes français du passé (Geoffroy, 1767 ; Draparnaud, 1801 ; Poiret, 1801 ; Draparnaud, 1805 ; Férussac & Deshayes, 1819-1851 ; Risso, 1826 ; Michaud, 1831 ; Duboys, 1845 ; Gras, 1846 ; Dupuy, 1847-1852 ; Moquin - Tandon, 1855-1856 ; Fagot & Malafosse, 1876-1877), sachant qu’après eux, des malacologues français tels que Bourguignat, Locard ou Germain n’utilisaient plus les noms français mais uniquement les noms latins.

Ce même travail a déjà été réalisé par quelques autres pays européens dont l’Ukraine Sverlova V (2002). On the necessity of creating the common system of national names for land molluscs. Visnyk Zhytomyrskoho Pedahohichnoho Universytetu, 10 : 37-40 (2002), l’Autriche Reischutz.L. (1998). Suggestion for German names of snails and mussel species found in Austria. Nachrichten - blatt der Ersten Vorarlberger Malakologischen Gesellschaft, 6 : 31-44. , les Pays-Bas De Bruyne et al. (1994) Nederlandse naamlijst van de weekdieren (Mollusca) van Nederland en België . Nederlandse Malacologische Vereniging Leiden et la Tchéquie Pfleger V (1999). Ceské nàzvy zivocichu III. Mekkysi (Mollusca) . Narodni muzeum (zoologicke oddeleni), Praha. Hors d’Europe, Israël a fait de mêmeHeller , J (manuscrit non publié). Vernacular names for mollusks : guidelines for creating a name system.

Cette liste est disponible gratuitement sur le site du bulletin de malacologie francophone MalaCo (http://www.journal-malaco.fr) et les noms sont repris sur le site de l’INPN (http://inpn.mnhn.fr) http://cesco.prod.lamp.cnrs.fr/sites/default/files/Fontaine%202010%20noms%20fran%C3%A7ais.pdf .

Méthode de nommage en français Dans de nombreux cas, il a fallu créer de nouveaux noms dans la langue du pays, car seuls les noms latins existaient. Dans ce cas, on a pu franciser des noms latins ( Bythinella a donné bythinelle en français, et Clausilia a donné clausilie).

Si une espèce est séparée en deux ou plusieurs espèces, le nom originel est gardé pour l’une et un nouveau nom inventé pour les autres.

Chaque nom vulgaire en français est composé d’un nom générique et d’un nom spécifique (à l’image du nom latin). Quand l’usage a consacré un nom (escargot de bourgogne, limnée, planorbe…), il a été conservé. À l’issue de ce travail, .

Aciculidae

Acicula fusca (Montagu, 1803) ; ou Aiguillette fauve Acicula lineata lineata (Draparnaud, 1801) ; ou Aiguillette bordée Platyla callostoma (Clessin, 1911) ; ou Aiguillette des Pyrénées Platyla cryptomena (de Folin & Bérillon, 1877) ; ou Aiguillette de Bayonne Platyla dupuyi (Paladilhe, 1868) ; ou Aiguillette de Dupuy Platyla foliniana (G. Nevill, 1879); ou Grande aiguillette Platyla polita polita (W. Hartmann, 1840) ; ou Aiguillette luisante Renea elegantissima (Pini, 1886) ; ou Aiguillette méditerranéenne Renea bourguignatiana (Nevill, 1880) ; ou Aiguillette de Menton Renea douctouyrensis (Bertrand, 2004) ; ou Aiguillette du Douctouyre Renea gormonti (Boeters, E. Gittenberger & Subai, 1989); ou Aiguillette de Gorbio Acicula moutonii moutonii (Dupuy, 1849) ; ou Aiguillette de Grasse Renea moutonii singularis (Pollonera, 1905) ; ou Aiguillette du Loup Renea paillona (Boeters, E. Gittenberger & Subai, 1989); ou Aiguillette du Paillon

Acroloxidae Acroloxus lacustris (Linnaeus, 1758) ; ou Patelline d'Europe

Agriolimacidae

Acicula fusca (Wiktor, 1998) ; ou Loche de Ligué Deroceras agreste (Linnaeus, 1758) ; ou Loche blanche Deroceras altimirai (van Regteren Altena, 1969) ; ou Loche des Pyrénées Deroceras cazioti (Pollonera, 1896) ; ou Loche de Corse Deroceras chevallieri (van Regteren Altena, 1973) ; ou Loche provençale Deroceras corsicum (Simroth, 1900) ; ou Loche de Bastia Deroceras klemmi (Grossu, 1972) ; ou Loche voyageuse Deroceras laeve (O.F. Müller, 1774) ; ou Aiguillette fauve Acicula fusca (Montagu, 1803) ; ou Loche des marais Deroceras levisarcobelum (Montagu, 1803) ; ou Loche catalane Deroceras panormitanum (de Winter, 1986) ; ou Loche maltaise Deroceras reticulatum (Lessona & Pollonera, 1882) ; ou Loche laiteuse Deroceras rodnae (Grossu & Lupu, 1965) ; ou Loche mélanocéphale Deroceras sardum (Simroth, 1886) ; ou Loche sarde Deroceras sturanyi (Simroth, 1894) ; ou Loche orientale Deroceras vascoanum (de Winter, 1986) ; ou Loche basque

Argnidae Argna biplicata biplicata (Michaud, 1831) ; ou Pagoduline italienne Argna bourguignatiana (G. Nevill, 1880) ; ou Pagoduline lisse Argna ferrari blanci (Bourguignat, 1874) ; ou Pagoduline élancée

Arionidae

Arion alpinus (Pollonera, 1887) ; ou Loche alpine Arion anthracius (Bourguignat, 1886) ; ou Loche anthracite Arion atripunctatus (Dumont & Mortillet, 1853) ; ou Loche ponctuée Arion circumscriptus (Johnston, 1828) ; ou Loche grise Arion distinctus (J.Mabille, 1868) ; ou Loche glandue Arion euthymeanus (Florence, 1886) ; ou Loche des Maures Arion fagophilus (de Winter, 1986) ; ou Loche des hêtres Arion flagellus (Collinge, 1893) ; ou Loche verdâtre Arion fuscus (O.F. Müller, 1774) ; ou Loche rousse Arion hortensis (A.Férussac, 1819) ; ou Loche noire Arion intermedius (Normand, 1852) ; ou Loche hérisson Arion lusitanicus (J.Mabille, 1868) ; ou Loche méridionale Arion magnus (Torres Minguez, 1923) ; ou Loche espagnole Arion molinae (Garrido, Castillejo & Iglesias, 1995) ; ou Loche ambrée Arion rufus (Linnaeus, 1758) ; ou Grande loche Arion subfuscus (Draparnaud, 1805) ; ou Loche roussâtre Geomalacus maculosus (Allman, 1843) ; ou Loche celte

Assimineidae Assiminea eliae (Paladilhe, 1875) ; ou Sentinelle lisse Assiminea grayana (Fleming, 1828) ; ou Sentinelle à bande Paludinella littorina (Delle Chiaje, 1828) ; ou Sentinelle des rochers Paludinella sicana (Brugnone, 1876) ; ou Sentinelle méridionale

Azecidae Azeca goodalli (A. Férussac, 1821) ; ou Brillante dentée Hypnophila boissii (Dupuy, 1851) ; ou Brillante fragile Hypnophila remyi (C. Boettger, 1949) ; ou Brillante corse

Bithyniidae Bithynia boissieri (Küster, 1852) ; ou Bithynie corse Bithynia italica (Paulucci, 1880) ; ou Bithynie ligure Bithynia leachii (Sheppard, 1823) ; ou Bithynie nordique Bithynia tentaculata (Linnaeus, 1758) ; ou Bithynie commune

Boettgerillidae Boettgerilla pallens (Simroth, 1912) ; ou Limace du Caucase

Bradybaenidae Fruticicola fruticum (O.F. Müller, 1774) ; ou Hélice cerise

Carychiidae Carychium mariae (Paulucci, 1878) ; ou Auriculette globuleuse Carychium minimum (O.F. Müller, 1774) ; ou Auriculette naine Carychium tridentatum (Risso, 1826) ; ou Auriculette commune Zospeum bellesi (E. Gittenberger, 1973) ; ou Troglotin basque

Chondrinidae

Abida attenuata (Fagot, 1886) ; ou Maillot de l'Aude Abida bigerrensis (Moquin-Tandon, 1856) ; ou Maillot grimace Abida cylindrica (Michaud, 1829) ; ou Maillot cylindre Abida gittenbergeri Bössneck, 2000 ; ou Maillot élancé Abida occidentalis (Fagot, 1888) ; ou Maillot discret Abida partioti ((Saint-Simon, 1848) ; ou Maillot euskadi Abida polyodon (Draparnaud, 1801) ; ou Maillot requin Abida pyrenaearia pyrenaearia (Michaud, 1831) ; ou Maillot des Pyrénées Abida pyrenaearia vergniesiana (Küster, 1847) ; ou Maillot ariégeois Abida secale affinis (Rossmässler, 1839) ; ou Maillot de la Preste Abida secale ateni E. Gittenberger, 1973) ; ou Maillot d'Aspe Abida secale boileausiana (Küster, 1845) ; ou Maillot audois Abida secale saxicola (Moquin-Tandon, 1843) ; ou Maillot pétrophile Abida secale secale (Draparnaud, 1801) ; ou Maillot seigle Chondrina ascendens (Westerlund, 1878) ; ou Maillot lisse Chondrina avenacea avenacea (Bruguière, 1792) ; ou Maillot avoine Chondrina bigorriensis (Des Moulins, 1835) ; ou Maillot de Bigorre Chondrina centralis (Fagot, 1891) ; ou Maillot strié Chondrina falkneri (E.Gittenberger, 2002) ; ou Maillot isérois Chondrina farinesii farinesii (Des Moulins, 1835) ; ou Maillot édenté Chondrina gerhardi (E. Gittenberger, 2002) ; ou Maillot du Queyras Chondrina megacheilos caziotana (Pilsbry, 1918) ; ou Maillot de Cazio Chondrina tenuimarginata (Des Moulins, 1835 ; ou Maillot catalan Granaria braunii braunii (Rossmässler, 1842) ; ou Maillot basque Granaria frumentum (Draparnaud, 1801 ; ou Maillot froment Granaria illyrica (Rossmässler, 1835) ; ou Maillot d'Italie Granaria stabilei anceyi (Fagot, 1881) ; ou Maillot de la Sainte-Baume Granaria stabilei stabilei (E. von Martens, 1865) ; ou Maillot montagnard Granaria variabilis (Draparnaud, 1801) ; ou Maillot variable Granopupa granum (Draparnaud, 1801) ; ou Maillot grain Solatopupa cianensis (Caziot, 1910) ; ou Maillot des pélites Solatopupa guidoni guidoni (Caziot, 1904) ; ou Maillot corse Solatopupa pallida (Rossmässler, 1842) ; ou Maillot de la Riviera Solatopupa psarolena (Bourguignat, 1858) ; ou Maillot de Saorge Solatopupa similis (Bruguière, 1792) ; ou Maillot cendré

Clausiliidae

Balea biplicata biplicata (Montagu, 1803) ; ou Clausilie septentrionale Balea heydeni (von Maltzan, 1881) ; ou Balée des saules Balea perversa (Linnaeus, 1758) ; ou Balée commune Bofilliella subarcuata (Bofill, 1897) ; ou Clausilie tronquée Charpentieria dyodon emeria (Bourguignat, 1877) ; ou Perlée du Guil Charpentieria itala punctata (Michaud, 1831) ; ou Perlée massue Clausilia bidentata abietina (Dupuy, 1849) ; ou Clausilie des sapins Clausilia bidentata bidentata (Ström, 1765) ; ou Clausilie commune Clausilia bidentata crenulata (Risso, 1826) ; ou Clausilie allongée Clausilia cruciata bonellii (E. von Martens, 1873) ; ou Clausilie toscane Clausilia cruciata cuspidata (Held, 1836) ; ou Clausilie orientale Clausilia dubia dubia (Draparnaud, 1805) ; ou Clausilie douteuse Clausilia dubia geretica (Bourguignat, 1877) ; ou Clausilie des Pyrénées Clausilia rugosa andusiensis (Coutagne, 1886) ; ou Clausilie d'Anduze