thumb|Centrale du Rocher-de-Grand-Mère, sur la rivière Saint-Maurice, à Grand-Mère, au Québec, 2010. Le secteur de l'hydroélectricité au Canada se classe en 2024 au mondial des producteurs d'hydroélectricité avec 7,7 % de la production mondiale, derrière la Chine et le Brésil, et au mondial pour sa puissance installée (5,8 % du total mondial) derrière la Chine, le Brésil et les États-Unis. L'hydroélectricité a fourni 55,4 % de la production d'électricité du pays en 2024 (57 % en 2023). Le Canada exporte aussi de l'hydroélectricité vers les États-Unis : 5,8 % de la production canadienne en 2024 et 0,8 % de la consommation d'électricité des États-Unis.

La construction des premières centrales hydroélectriques du Canada a commencé en 1902 sur le site des chutes du Niagara. La grande époque du développement de l'hydroélectricité a été celle des années 1960-1980 avec le lancement des grands projets : projet Manic-Outardes et projet de la Baie James au Québec, Rivière de la Paix et Columbia en Colombie-Britannique, fleuve Nelson au Manitoba, Churchill Falls au Labrador.

L'hydroélectricité est surtout développée au Québec (94 % de la production d'électricité en 2021) et en Colombie-Britannique (89 %), et à un moindre degré en Ontario (24 %), à Terre-Neuve-et-Labrador (97 %) et au Manitoba (96 %).

Les deux tiers du potentiel technique restent à exploiter, et des milliers de mégawatts de projets sont en cours de construction ou en développement.

Grâce au coût de production très bas des grands barrages, la plupart des villes canadiennes bénéficient de prix d'électricité très inférieurs à ceux des États-Unis et de l'Europe.

Potentiel hydroélectrique Le potentiel hydroélectrique théorique du Canada était estimé en 2013 par le Conseil mondial de l'énergie à et son potentiel techniquement exploitable, mais encore inexploité à , dont plus de la moitié au Québec, en Alberta et en Colombie-Britannique ; la part déjà exploitée du potentiel technique était en 2011 de , soit environ 32 %, avec une production de ; les projets en cours de construction totalisaient plus de et une production estimée de . Selon Natural Resources Canada, les projets en préparation totalisaient avec une production estimée à World Energy Resources 2013 - Hydro, Conseil mondial de l'énergie, 2013 (voir 5.8 et 5.17)..

Le potentiel technique existe pour ajouter au parc existant, sans tenir compte du pompage-turbinage, des modernisations et de l'ajout de nouvelles capacités à des barrages existants. Le potentiel est réparti assez également dans l'ensemble du pays, mais il a jusqu'ici été utilisé surtout au Québec et en Colombie-Britannique, et à un moindre degré en Ontario, à Terre-Neuve-et-Labrador et au Manitoba Rapport 2015 sur le statut de l'hydroélectricité (voir page 32), International Hydropower Association, 2015..

Histoire

L'exploitation de l'énergie hydroélectrique a commencé au début vers 1890-1900 près des centres de population (notamment Niagara puis Shawinigan en 1903). Au cours des années 1960-1980 d'importants projets ont été lancés dans le nord de plusieurs provinces : projet Manic-Outardes et projet de la Baie James au Québec, Rivière de la Paix et Columbia en Colombie-Britannique, fleuve Nelson au Manitoba, Churchill Falls au Labrador.

Production hydroélectrique La production hydroélectrique du Canada s'est élevée à en 2024, soit 55,4 % de la production canadienne d'électricité (57,0 % en 2023) Energy Statistics Data Browser - Electricity generation by source, Canada, 1990-2024, Agence internationale de l'énergie, 10 juin 2025..

Selon l'Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), la production hydroélectrique du Canada s'est classée en 2024 au mondial avec , soit 7,7 % de la production mondiale, loin derrière la Chine (30,4 %) et le Brésil (9,1 %)..

L'Energy Institute estime sa part dans la production d'électricité du pays à 53,9 % en 2024..

+Production d'électricité hydraulique au Canada Année Production (GWh) Part prod. élec. (%) 1990 61,5 % 1995 59,9 % 2000 59,2 % 2005 58,3 % 2010 58,3 % 2015 58,1 % 2016 57,9 % 2017 59,5 % 2018 58,6 % 2019 58,5 % 2020 59,3 % 2021 59,1 % 2022 60,4 % 2023 57,0 % 2024 55,4 %

En 2023, la production hydroélectrique canadienne représentait 8,6 % du total mondial, au mondial derrière la Chine (28,9 %) et le Brésil (10,1 %) 2024 World Hydropower Outlook (pages 43 et 92-93), Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), 12 juin 2024..

En 2022, la production hydroélectrique canadienne représentait 8,9 % du total mondial, au mondial derrière la Chine (30,7 %) et le Brésil (9,6 %) 2023 World Hydropower Outlook (pages 29, 39-40 et 69-70), Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), juin 2023..

En 2021, la production canadienne représentait 8,9 % du total mondial, au mondial derrière la Chine (31,5 %) et devant le Brésil (8,0 %). Sa part dans la production canadienne d'électricité se maintient à environ 60 % 2022 Hydropower Status Report (pages 7, 9, 18, 47), Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), juin 2022..

En 2020, la production canadienne représentait 8,8 % du total mondial, au mondial derrière la Chine () et le Brésil () 2021 Hydropower Status Report (pages 6-9, 22-25, 47), Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), ..

En 2019, la production hydroélectrique du Canada représentait 9,2 % du total mondial, au mondial derrière la Chine et devant le Brésil. Sa part dans la production canadienne d'électricité atteint 61 % et devrait passer à 62 % en 2030 grâce à une croissance prévue de 9 % par rapport à 2019 2020 Hydropower Status Report (pages 20-23, 44-45), Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), juin 2020..

Elle représentait 64 % de la production d'électricité du pays en 2017 2018 Hydropower Status Report (voir 50), Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), 25 mai 2018..

En 2016, la production canadienne représentait 9,3 % du total mondial, au mondial derrière la Chine () et le Brésil () ; elle représentait 62 % de la production d'électricité du pays 2017 Hydropower Status Report (Rapport 2017 sur l'état de l'hydroélectricité), Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), juillet 2017..

Puissance installée thumb|Déversoir du Barrage Gardiner au Saskatchewan. La puissance installée des centrales hydroélectriques du Canada atteignait fin 2024, soit 5,8 % du total mondial, au mondial, derrière la Chine (), le Brésil () et les États-Unis () ; les centrales de pompage-turbinage totalisent seulement au Canada contre aux États-Unis et en Chine. En 2024, le Canada a été le mondial avec de mises en service, loin derrière la Chine () et la Tanzanie (). Deux des six unités de la centrale du Site C ont été mises en service ; cette centrale de accroitra de 8 % la capacité de la province de Colombie-Britannique lorsqu'elle sera complètement opérationnelle à l'automne 2025. Les premiers ministres du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador ont conclu un accord pour collaborer sur des projets communs par des coentreprises, en particulier pour accroître la capacité du site de Churchill Falls et construire un nouvel aménagement à Gull Island, soit au total . En Nouvelle-Écosse a été initié l'étude de faisabilité d'un projet de reconversion d'une mine désaffectée en centrale de pompage-turbinage.

La puissance installée des centrales hydroélectriques du Canada atteignait fin 2023, soit 5,9 % du total mondial, au mondial, derrière la Chine (), le Brésil () et les États-Unis (). En 2023, le Canada n'a enregistré aucune mise en service, mais l'achèvement du barrage du Site C (), le 3ème sur la rivière de la Paix, dont la centrale devrait être mis en service en 2025 après dix ans de travaux et produire par an. Hydro-Québec a publié son plan d'action 2035 qui prévoit le doublement de sa production d'électricité d'ici 2050 grâce à la réalisation de d'augmentations de capacité des centrales existantes et de constructions de nouvelles centrales, dont une centrale de pompage-turbinage.

La puissance installée des centrales hydroélectriques du Canada atteignait fin 2022, soit 6,0 % du total mondial, au mondial, derrière la Chine (), le Brésil () et les États-Unis () ; les centrales de pompage-turbinage totalisent seulement au Canada contre aux États-Unis et en Chine. En 2022, le Canada a été le mondial avec de mises en service, derrière la Chine () et le Laos (). La centrale de Keeyask, au Manitoba (), a été achevée en 2022 avec la mise en service des deux dernières de ses sept unités, ainsi que la centrale Romaine 4, au Québec () ; la cascade de quatre centrales totalise . La construction du projet Peace River Site C () se poursuit en Colombie britannique, sa mise en service est prévue en 2025 ; le Labrador propose d'augmenter l'équipement de la centrale de Bay d'Espoir (), en fonctionnement depuis plus de 50 ans. Canadian TC Energy Corporation développe deux projets de pompage-turbinage : Ontario Pumped Storage Project (), qui devrait être mis en service en 2030, et Canyon Creek Pumped Hydro () dans l'Alberta.

En 2021, le Canada a été le mondial derrière la Chine avec de mises en service, dont en particulier quatre unités supplémentaires à la centrale de Keeyask, au Manitoba (), où les deux dernières unités doivent entrer en service en 2022, et la centrale de Muskrat Falls, au Labrador (). Près de sont en construction.

Les mises en service de 2020 se sont élevées à , avec en particulier la connexion au réseau de la première unité de la centrale de Lower Churchill au Labrador. Plus de de projets sont en cours de construction. En , le gouvernement a présenté un projet de relance verte incluant d'investissements en développements hydroélectriques sur 3 ans, dont le projet d'extension d'Atlin au Yukon et l'étude de faisabilité du projet « Kivalliq HydroFibre Link » au Nunavut.

Fin 2019, cette puissance installée atteignait ; c'est le hydroélectrique mondial, avec 6,2 % du total mondial. Il n'y a pas eu de mise en service de nouvelle centrale en 2019.

En 2018, les travaux ont progressé sur les quatre projets majeurs : le barrage du Site C, en Colombie britannique, qui après son achèvement en 2024 produira ; Muskrat Falls, au Labrador, qui après son achèvement en 2024 produira ; Keeyask, au Manitoba, qui après son achèvement en 2021 produira et La Romaine 4, au Québec, première phase du projet de La Romaine qui produira . Romaine 3 () a été mise en service fin 2017. Le projet de pompage-turbinage de Canyon Creek () en Alberta a reçu son autorisation officielle 2019 Hydropower Status Report (page 58), Association internationale de l'hydroélectricité (IHA), ..

En 2017, ont été mis en service, dont le projet Peter Sutherland () en Ontario et deux centrales en Colombie britannique sur le Boulder Creek () et le cours supérieur du Lillooet ().

En 2016, les projets en cours de construction totalisaient plus de , dont quatre projets majeurs : barrage du Site C, en cours de construction depuis 3 ans par BC Hydro sur la Rivière de la Paix dans le nord de la Colombie britannique, dont les six turbines de totaliseront en 2024. Keeyask, en construction par Manitoba Hydro depuis 2015 sur le fleuve Nelson dans le nord du Manitoba : en 2021. le projet de la Romaine, en construction par Hydro-Québec sur la rivière Romaine dans le nord-est du Québec : après la mise en service des centrales Romaine-2 () en 2014 et Romaine-1 () en 2015, la construction de Romaine-3 () s'achèvera en 2017 et celle de Romaine-4 () en 2020. Muskrat Falls, en construction par Nalcor sur le cours inférieur de la rivière Churchill au Labrador, dont les devraient être mis en service en 2019.