Le secteur de l'énergie en Roumanie est marqué par le secteur pétrolier du pays, qui, bien qu'aujourd'hui assez marginal d'un point de vue global, est d'une grande importance historique.

La Roumanie bénéficie d'un niveau élevé d'indépendance énergétique : elle n'importe que 24 % de ses besoins en énergie (pétrole surtout).

Sa consommation d'énergie primaire se répartit, en 2017, en 16 % de charbon, 28 % de pétrole, 29 % de gaz naturel, 9 % de nucléaire, 3,7 % d'hydroélectricité, 12 % de biomasse et 2,5 % d'éolien et solaire. La consommation d'énergie primaire par habitant était en 2017 inférieure de 9 % à la moyenne mondiale et de 54 % à celle de la France.

L'électricité représente 16,2 % de la consommation finale d'énergie du pays en 2017. Sa production provient en 2020 à 35 % des combustibles fossiles (17 % charbon, 16,9 % gaz naturel, 1,1 % pétrole), 20,5 % du nucléaire et 44,5 % des énergies renouvelables (28,1 % d'hydroélectricité, 12,4 % d'éolien, 3,1 % de solaire et 1 % de biomasse). Le solde importateur des échanges internationaux d'électricité atteint 4,8 % de la consommation brute.

Les émissions de liées à l'énergie étaient en 2017 inférieures de 17 % à la moyenne mondiale et de 21 % à celle de la France.

Production d'énergie primaire La production d'énergie primaire de la Roumanie s'est élevée à en 2017, dont 17,5 % de charbon, 14 % de pétrole, 33,4 % de gaz naturel, 11,8 % de nucléaire, 4,9 % d'hydroélectricité, 15,1 % de biomasse et 3,3 % d'énergie éolienne, solaire et géothermique.

La Roumanie produit d'énergie géothermique.

Secteur pétrolier et gazier amont vignette|gauche|L'époque où la Roumanie exportait du pétrole est révolue depuis longtemps. vignette|gauche|La Roumanie exploite des gisements de gaz naturel off-shore dans sa zone économique exclusive, dans une région impactée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie de 2022, notamment lors de la bataille de l'île des Serpents (2022).

La production de pétrole en Roumanie est très ancienne. À Ploiești, une production industrielle de pétrole et une petite raffinerie (la première du monde) sont opérationnelles dès 1857. C'est l'une des deux plus anciennes production, commencée deux ans avant le puits construit par Edwin Drake. L'extraction artisanale de pétrole est attestée plusieurs siècles auparavant.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le pétrole roumain était vital pour l'effort de guerre de l'Axe et fut la cible des Alliés (notamment avec l'opération Tidal Wave).

La production est centrée dans la Plaine de Pannonie. Elle a culminé à /jours en 1976 avant de décroitre jusqu'à b/j en 2016 BP Statistical Review of World Energy June 2017, BP, juin 2017.. La production de gaz, de son côté, atteint un point haut de en 1982 puis diminue jusqu'à en 2016. La Roumanie n'est plus autonome, ni en gaz, ni en pétrole.

L'exploration offshore en mer Noire a commencé dès les années 1970 et a révélé quelques modestes gisements, mais elle s'est récemment déplacé vers des eaux plus profondes où deux gisements de gaz significatifs ont été découverts : Lira (Rosneft) et Domino (ExxonMobil) via Internet Archive., exploités par les deux plate-formes Ana et Doïna, menacées depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, par des mines russes qu'apportent périodiquement les courants marinsDocumentaire arte : « Gaz en mer Noire : une chance pour la Roumanie ? » ven. 10-02-2023 - . Quand la sécurité de la zone sera rétablie, ces deux gisements permettront un rebond de la production de gaz du pays.

Secteur pétrolier et gazier aval Le secteur du raffinage est en crise en Roumanie : plusieurs raffineries ont fermé. Seuls quatre sites restaient actifs en 2015. Leur approvisionnement est assuré par environ un tiers de pétrole roumain et deux tiers de brut importéEIA Reports . Le pays reste exportateur de produits raffinés, notamment essence et diesel.

Le secteur de la distribution de carburant est toujours dominé par Petrom et Rompetrol, entreprises roumaines, qui en 2014 détiennent respectivement 545 et 394 stations-services. Des acteurs étrangers sont également présents : Mol, Lukoil et SOCAR.

Importations d'énergie primaire La Roumanie importe 24 % de ses besoins en énergie en 2017 : 18,5 % de ses besoins en charbon, 69,5 % pour le pétrole brut (mais elle en réexporte 20,6 % sous forme de produits pétroliers) et 10 % pour le gaz ; par contre, elle est exportatrice en électricité.

Consommation d'énergie primaire La consommation intérieure brute d'énergie primaire de la Roumanie s'est élevée à en 2017, dont 16 % de charbon, 28 % de pétrole, 29 % de gaz naturel, 9 % de nucléaire, 3,7 % d'hydroélectricité, 12 % de biomasse et 2,5 % d'éolien et solaire.

La consommation intérieure d'énergie primaire par habitant était en 2017 de , inférieure de 9 % à la moyenne mondiale () et de 54 % à celle de la France () Agence internationale de l'énergie (AIE - en anglais : International Energy Agency - IEA), Key World Energy Statistics 2019 (pages 60 à 69), ..

Secteur électrique

L'électricité représente 16,2 % de la consommation finale d'énergie du pays en 2017.

La production d'électricité de la Roumanie s'élevait à en 2021, dont 36,2 % produits à partir des énergies fossiles (18,2 % de charbon, 16,7 % de gaz naturel, 1,3 % de pétrole), 19 % du nucléaire et 44,8 % des énergies renouvelables (29,8 % d'hydroélectricité, 11,1 % d'éolien, 2,9 % de solaire, 1,1 % de biomasse). Le solde importateur des échanges internationaux d'électricité atteignait , soit 3,6 % de la consommation brute Energy Statistics Data Browser - Romania : Electricity 2021, Agence internationale de l’énergie, 21 décembre 2023..

La consommation d'électricité par habitant était en 2017 de , inférieure de 12 % à la moyenne mondiale () et de 61 % à celle de la France ().

Hydraulique

La Roumanie possède nombre de barrages dans les Carpathes qui ont contribué à la production d'électricité pour en 2017, soit 23,1 % du total ( en 2016). Elle se classe au européen par sa puissance installée hydroélectrique : , dont de pompage-turbinage ; sa production hydroélectrique s'est élevée à en 2019 2020 Hydropower Status Report (pages 29 et 45), International Hydropower Association (IHA), 2020..

Les barrages les plus importants sont les barrages Portes de Fer I et II. Ils sont situés à la frontière avec la Serbie et leur production est partagée entre les deux pays, la part roumaine représente environ pour les deux installations . Nucléaire

vignette|Centrale nucléaire de Cernavodă, photo : 2006. La centrale nucléaire de Cernavodă est la seule du pays, comptant deux réacteurs de type CANDU de chacun, mis en service en 1996 et 2007 ; ils ont produit en 2018, soit 17,2 % de la production d'électricité du pays Country Statistics - Romania, AIEA-PRIS, 22 janvier 2018..

La construction des tranches 3 et 4 de la centrale de Cernavodă, interrompue depuis 1992, a connu de nombreuses vicissitudes : en 2008, un tour de table avait été finalisé avec Nuclearelectrica, entreprise publique propriétaire de la centrale, et six investisseurs européens pour le financement du projet, qui a obtenu toutes les autorisations requises et finalisés les études de faisabilité, mais en 2011-2013 tous les actionnaires, sauf Nuclearelectrica, se sont retirés. Un nouvel appel à candidature en 2014 a permis de sélectionner le Chinois China General Nuclear Power Corporation (CGN), avec lequel les négociations détaillées étaient toujours en cours en 2017 Units 3 & 4, Nuclearelectrica, consulté le 23 janvier 2018.. En , le conseil d'administration de Nuclearelectrica, dont l'État possède 82,5 % du capital, approuve la signature d'un accord avec CGN pour la création d'une coentreprise chargée de la construction des deux réacteurs Units 3 and 4 from the Cernavoda Nuclear Power Plant enter the right line, 11 avril 2019..

Après avoir annoncé en la rupture de l'accord avec CGN, la Roumanie établit en un « Comité de coordination stratégique » afin de relancer le projet de construction de Cernavodă 3 et 4 Romania restarts approach to new Cernavoda units, 16 juillet 2020.. En , le département de l'Énergie des États-Unis annonce la conclusion d'un accord de coopération avec la Roumanie pour mettre l'expertise technique américaine à la disposition de la Roumanie en vue de la construction de Cernavodă 3 et 4 et de la réhabilitation de Cernavodă 1U.S. and Romania Announce Initial Agreement on Cooperation for the Cernavoda Nuclear Power Projects and Civil Nuclear Power Sector in Romania, Département de l'Énergie des États-Unis, 9 octobre 2020..

En , NuScale et l'opérateur des centrales nucléaires roumaines Nuclearelectrica annoncent leur projet de construire une centrale de six petits réacteurs modulairesNuScale SMR planned for Romania, World Nuclear News, 3 novembre 2021.. Le est signé le mémorandum d'entente entre NuScale, Nuclearelectrica et E-INFRA, le propriétaire du site choisi : Doicești, où la centrale à charbon sera remplacée par les petits réacteurs modulaires. L'accord couvre les études d’ingénierie, les analyses techniques et les formalités administrativesNuclearelectrica and NuScale sign MoU, site chosen for SMR, World Nuclear News, 24 mai 2022..

Nuclearelectrica a signé un contrat pour la construction et de la mise en service de Cernavodă 3 et 4 avec FCSA Joint venture, coentreprise dirigée par l’américain Fluor, avec l’italien Ansaldo Nucleare, le canadien AtkinsRéalis et l’américain Sargent & Lundy Énergie. La Roumanie a signé par ailleurs en un accord avec ses partenaires canadiens pour réaliser les travaux nécessaires à la prolongation pour trente années supplémentaires des réacteurs à eau lourde CANDU, travaux qui doivent débuter en 2027 sur l’unité 1. Enfin, NuScale devrait construire sa tête de série à Doicești, sur le site d’une ancienne centrale à charbon. La centrale serait composée de six modules pour une capacité de Aux Balkans, la relance au pluriel du nucléaire, SFEN, 4 février 2025..

Éolien

Solaire

Impact environnemental Les émissions de liées à l'énergie atteignaient en 2017, soit , inférieures de 17 % à la moyenne mondiale () et de 21 % à celle de la France ().

Notes et références

* Catégorie:Économie en Roumanie