La commanderie de Launay, dite aussi commanderie de Launay-lès-Sens, est une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, de la langue de France en la paroisse de Saint-Martin-sur-Oreuse (aujourd'hui dans l'Yonne) et a commencé par être un membre de la commanderie de Cerisiers au . La réorganisation intervenue à la fin du hisse Launay au rang de commanderie. On lui rattache alors les commanderies de Cerisiers, de Joigny (dite de Saint-Thomas) et des biens situés à Plessis-Saint-Jean et Courroy (issus du l'ordre du Temple).
Histoire
Primitivement dotée du statut de Maison (), elle prend rang de commanderie au . On lui rattache les possessions de l'ordre éparses dans le Sénonais : Plessis-Saint-Jean, Courroy (paroisse de Granges-le-Bocage), Cerisiers, Joigny (anc. Saint-Thomas), Roussemeau. L'autorité de la Maison s'étend sur les hameaux de Launay et de La Borde, et sur une moitié du village de Saint-Martin-sur-Oreuse. À partir du , la commanderie de Launay est attribuée au prieur de France jusqu'à la Révolution. À partir du , les revenus sont administrés par un receveur (-fermier) (Gateau, Périllault puis Bertrand). Au les receveurs Gasteau (famille de Sens) expédiaient du blé à Malte.
À la suite de prêts consentis à Erard de Brienne engagé dans une guerre de succession du comté de Champagne (1215-1221), la Maison de Launay devient suzeraine de la seigneurie voisine de Fleurigny possédée par ledit Erard.
Philippe de Villiers de L'Isle-Adam a été commandeur de Launay avant de poursuivre outremer et de finir à la tête de l'Ordre, lui ménageant une solution de repli à Malte, après la chute de Rhodes et l'exil en Italie. Le frère du cardinal et du duc de Guise viennent mourir dans cette commanderie lors des premiers combats contre les Huguenots. Mais à partir de 1660, elle est désertée par les membres de l'Ordre et habitée par de puissants fermiers-receveurs : les Perillault puis les Bertrand. L'un d'eux dirige les travaux du Canal du Rhône au Rhin. Cette situation perdure jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
Détruite du fait de la Révolution, son portail d'entrée sera démonté pierre à pierre par le marquis Leclerc de Fleurigny et reconstruit à l'entrée du parc du château de Fleurigny durant la restauration. On remarquera que le blason bûché qui somme l'arche du portail a été intentionnellement retourné. Un bâtiment sur place, servant désormais de logis, dont la galerie nord a été récemment close, et des éléments de pièces d'eau.
Le fonds d'archives de la commanderie subsiste aux Archives nationales (série S).
Notes
Références
Bibliographie
Annexes
Articles connexes Liste des commanderies templières en Bourgogne Ordre de Saint-Jean de Jérusalem Grand prieuré de France Philippe de Longvilliers de Poincy Liens externes
Catégorie:Commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem