Après l'hégémonie - Coopération et désaccord dans l'économie politique internationale est un ouvrage de Robert Keohane.
Explication
L'auteur montre que la coopération multilatérale est possible en l'absence d'une puissance hégémonique. La crise du multilatéralisme provoquée par les États-Unis à la fin de la Deuxième Guerre mondiale ne signifie nécessairement pas la fin du multilatéralisme. Keohane lutte ainsi contre l'idée que le déclin de la puissance américaine conduit nécessairement à la disparition des régimes internationaux.
La thèse centrale de Keohane, résolument néo-institutionnaliste, est que les institutions multilatérales sont utiles aux États. Une plus grande institutionnalisation de la vie internationale, à savoir le développement d'accords internationaux, de régimes internationaux ou d'organisations internationales, permettrait de gérer voire de maîtriser les conflits mondiaux.
Le principal rôle des institutions multilatérales est d'inciter les États membres à davantage respecter leurs engagements. En effet, elles élèvent les coûts du non-respect des engagements, c'est-à-dire exposent davantage les États membres à de possibles représailles, et donne de l'importance à la conservation d'une bonne réputation. Les institutions réduisent .
Dans son introduction à la version française de l'ouvrage, Mario Telò estime que cet ouvrage de référence permet d'imaginer l'instauration d'un nouveau multilatéralisme : Mario Telò, Introduction, dans Keohane, 2015,
Ce multilatéralisme renouvelé n'est pas utopique, mais repose sur certaines conditions détaillées dans Après l'hégémonie.
Bibliographie
Robert Keohane, Après l'hégémonie, UBlire, Éditions de l'Université de Bruxelles, 2015, 432 pages
Références et notes
Catégorie:Essai en économie Catégorie:Essai paru en 2015 Catégorie:Essai sur les relations internationales Catégorie:Économie politique