Mark Fuhrman (né le et mort le 12 mai 2026Ex-LAPD detective Mark Fuhrman, key figure in OJ Simpson trial, dies at 74) est un ancien détective du Los Angeles Police Department (LAPD). Il est d'abord connu pour sa participation dans l'enquête sur les meurtres de Nicole Brown Simpson et Ronald Lyle Goldman.
En 1995, Fuhrman est appelé à témoigner concernant sa découverte d'une preuve dans l'affaire O. J. Simpson, avec notamment un gant ensanglanté retrouvé chez Simpson. Fuhrman était connu pour avoir tenu des propos racistes à l'encontre d'Afro-Américains au début des années 1980, mais affirme à la barre qu'il ne l'a plus fait depuis dix ans. Toutefois, les défenseurs de Simpson présentent des enregistrements d'interviews qui montrent au contraire qu'il a fait usage de propos racistes à répétition. Alors qu'on lui demande sous serment s'il a fabriqué la preuve qu'il avance, Fuhrman invoque ses droits du Cinquième Amendement et refuse de répondre. D'après la défense, ce refus met en évidence la possibilité que Furhman ait pu fabriquer une preuve-clé dans le cadre d'un complot à motivation raciste contre Simpson. Les enregistrements audio prouvant que Fuhrman a menti, et discréditant dès lors la crédibilité de la poursuite, sont peut-être l'une des raisons pour lesquelles Simpson est acquitté..
Fuhrman part du LAPD en 1995. L'année suivante, il plaide nolo contendere au parjure pour son faux témoignage, bien que son dossier soit plus tard effacé. Fuhrman a déclaré qu'il n'était pas raciste et s'est excusé pour l'usage, dans le passé, de propos racistes. Une partie de ses collègues se sont exprimés en sa faveur et lui ont apporté leur soutien. Fuhrman maintient qu'il n'a pas fabriqué de preuve dans l'affaire, et la défense de Simpson n'a présenté aucune preuve qui contredise cette affirmation. Il pense que Simpson est coupable et blâme, pour son acquittement, les détectives et l'échec des procureurs à défendre leur affaire de manière adéquate.
Après son départ du LAPD, Fuhrman se lance dans la littérature True crime et enregistre des programmes de radio. Il a été invité régulièrement par Sean Hannity sur Fox News en tant qu'expert.
Biographie Furhman naît à Eatonville, dans l'État de Washington. Ses parents divorcent alors qu'il a , et sa mère se remarie peu après. Il fréquente le lycée de Peninsula à Gig Harbor. En 1970, à l'âge de , il rejoint le corps de marine des États-Unis, où il est formé au maniement de la mitrailleuse et apprend le métier de policier militaire. Il fait son service au Viêt Nam. et est démobilisé en 1975, ayant atteint le grade de sergent. Après avoir quitté l'armée, Fuhrmann intègre l'Académie de Police de Los Angeles, où il est diplômé la même année..
En 1981, Fuhrman demande à partir avec une assurance accident. À l'occasion d'un examen médical psychiatrique concernant cette requête, Fuhrman manifeste des opinions racistes, affirmant qu'il a cessé d'apprécier son service militaire à cause d'une insubordination prétendue de Mexicano-Américains et d'Afro-Américains, qu'il appelle « négros »... Fuhrman reçoit une assurance accident et reste payé jusqu'en 1983. À cette époque, Fuhrman essaie de quitter les forces de police définitivement et perçoit une pension. En 1982, dans une entrevue, il affirme avoir torturé des suspects et escroqué des détectives des affaires internes, qu'il étranglait les suspects, leur brisait les bras et les jambes si cela était nécessaire et qu'il les frappait à la tête. Il affirme qu'il craignait tuer quelqu'un s'il devait revenir parmi les patrouilles policières dans les rues. Bien que plusieurs psychiatres recommandent qu'on le démette totalement de ses fonctions et que d'autres souhaitent qu'on l'interdise de porter une arme, la ville de Los Angeles soutient que ses affirmations ne faisaient que partie d'une stratégie élaborée en vue de bénéficier d'une pension. En 1983, Fuhrman perd l'affaire, et son appel est rejeté. En conséquence, il reprend service comme officier de police.
En 1985, Fuhrman répond à un appel de violence conjugale entre le footballer afro-américain O.J. Simpson et son épouse caucasienne Nicole Brown Simpson., et en 1989, une déclaration de Fuhrman à propos de cet appel conduit à l'arrestation de Simpson ..
Furhman est promu détective en 1989. En 1994, il parvient à montrer l'innocence d'Arrick Harris, un Afro-américain impliqué à tort dans une affaire de meurtre. Au début de l'année 1995, Fuhrman quitte le LAPD, après avoir travaillé comme officier de police pendant 20 ans et gagné plus de 55 décorations.
Vie personnelle Furhman se marie et divorce trois fois. Il épouse d'abord Barbara L. Koop en 1973, qu'il quitte pour se marier avec Janet Ellen Sosbee en 1977. En 1980, il épouse Caroline Lody, jusqu'au début des années 2000. Ce dernier mariage donne naissance à deux enfants, une fille nommée Haley et un fils nommé Cole.
Fuhrman collectionne les souvenirs de guerre et les décorations, y compris des décorations nazies datant de la Seconde Guerre mondiale. On l'a, de fait, souvent accusé à tort d'avoir « collectionné des svastikas ».
Rôle dans l'affaire O.J. Simpson
Contexte vignette|Le footballer américain O.J. Simpson en 1990. Nicole Brown Simpson et Ronald Lyle Goldman sont assassinés dans l'immeuble de Brown, à Brentwood, pendant la nuit du . Rober Riske et son partenaire sont les premiers officiers de police sur la scène du crime, le lendemain matin, et Riske trouve un gant ensanglanté.. Au moins 14 officiers arrivés avant Fuhrman rapportent n'avoir vu qu'un gant.. Fuhrman et son supérieur, Ronald Philips, sont les premiers détectives sur place ; le partenaire de Fuhrman, Brad Roberts, ne se présente que plus tard. Fuhrman connaissait déjà O.J. Simpson et Nicole Brown, ayant reçu en 1985 un appel à propos de violences conjugales. Après avoir quitté l'appartement de Brown avec Ronald Philips et les détectives Tom Lange et Philip Vannatter, Fuhrman se rend chez Simpson..
Là-bas, Fuhrman trouve un certain nombre de gouttes de sang sur et dans une Ford Bronco blanche, garée au-dehors. Ensuite, il franchit le mur de la propriété pour y laisser entrer les autres détectives. Par la suite, ils confirment qu'ils sont entrés chez Simpson sans mandat de perquisition, en raison de l'urgence de la situation, Simpson lui-même ayant pu avoir été blessé..
Chez Simpson, les détectives trouvent Kato Kaelin, qui leur dit avoir entendu, plus tôt dans la nuit, des bruits de coups de poing. La fouille de la propriété permet à Fuhrman de découvrir un second gant ensanglanté, qui s'avère plus tard former une paire avec celui découvert sur la scène du crime.. D'après les tests ADN, ce gant est couvert du sang des deux victimes, ce qui en fait la pièce à conviction la plus importante de l'affaire.. (Toutefois, Simpson tente de mettre les gants pendant le procès, et ils sont trop étroits pour lui. Les raisons de cette inadéquation ont été débattues..).
Simpson est arrêté le . Le , une audience préliminaire détermine qu'il y a suffisamment de preuves pour que Simpson comparaisse dans un procès. Le , Simpson plaide non coupable..
Stratégie de la défense Le , dans un article de Jeffrey Toobin du New Yorker, la défense révèle qu'elle prévoit de s'appuyer sur le comportement présumé raciste de Fuhrman. En particulier, la défense de Simpson estime qu'il a fabriqué la preuve du gant trouvé chez l'accusé en vue d'un coup monté aux motivations racistes. L'article détaille l'utilisation par Fuhrman de propos racistes dans le passé, et la violence qu'il a soutenue lors de ses entretiens psychiatriques, entre 1981 et 1982. Bien que ces rapports psychiatriques sont plus tard jugés irrecevables car trop anciens pour être pertinents, l'article du New Yorker est publié avant que la sélection du jury soit achevée ou que son isolation soit effective.. On demande à des jurés potentiels à quel point ils ont été informés par les médias au sujet de l'affaire Simpson, dans le cadre de leur sélection.. On leur demande également leur opinion sur Fuhrman et sur d'autres témoins ayant témoigné à l'audience préliminaire.
Le procès débute le , et Fuhrman témoigne le . Au cours du contre-interrogatoire du , l'avocat F. Lee Bailey demande à Fuhrman s'il a prononcé le mot « négro » (« ») au cours des dix années précédentes, ce que Fuhrman nie. Alors, la défense présente des témoins et des enregistrements audio pour montrer que Fuhrman a menti sous serment, qu'il est hostile aux couples interethniques, qu'il a perpétré des actes de violence à l'encontre d'Afro-Américains et qu'il a souhaité par le passé fabriquer des preuves ou des témoignages... En se fondant sur le California Evidence Code, l'accusation essaie d'exclure cette preuve en affirmant qu'elle est trop sensible et pourrait monter contre elle le jury, essentiellement formé d'Afro-Américains. Bien qu'elle concède l'utilisation de propos racistes par Fuhrman, l'accusation suggère que les autres documents présentés sont tout simplement exagérés.
Le , le juge Ito prononce que des preuves peuvent être avancées pour montrer que Fuhrman a menti à propos de l'utilisation du mot « », mais que les accusations de violence et de mauvaise conduite policière sont irrecevables. Le , la défense présente de multiples témoins et des enregistrements pour prouver que Fuhrman a effectivement utilisé ce mot au cours des 10 années précédentes.. L'enregistrement audio prouve finalement le parjure de Fuhrman.
Tout d'abord, Laura Hart McKinny, une écrivaine travaillant sur un scénario à propos des officiers de sexe féminin, se présente à la barre. Entre 1985 et 1994, elle s'est entretenue avec Fuhrman. Celui-ci travaillait comme consultant pour elle, et devait gagner dollars si un film était produit. Les enregistrements de ces entretiens contiennent 41 fois le mot « », utilisé en 1988.. Ils contiennent également l'affirmation que Fuhrman a perpétré des actes de violence à l'encontre d'Afro-Américains. Fuhrman explique aussi comment, en tant qu'officier de police, il pense que le mensonge est parfois nécessaire et qu'il a déjà fourni des témoignages concernant des événements auxquels il n'avait jamais assisté.
Après McKinny, c'est Kathleen Bell qui témoigne. Elle a rencontré Fuhrman dans une station de recrutement militaire en 1985 ou 1986, où il a exprimé de l'hostilité à l'encontre de couples interethniques et aurait déclaré : « Si cela dépendait de moi, tous les négros seraient rassemblés ensemble et brûlés. » ... Ensuite, le témoin Natalie Singer, qui avait vécu avec Fuhrman vers 1987, certifie que Fuhrman lui aurait dit : « Le seul bon négro est un négro mort. » .. Sur le programme de télévision Leeza, Singer ajoute plus tard que Fuhrman a également dit : « Ouais, on travaille avec des négros et des gangs. Tu peux prendre un de ces négros, le traîner dans une allée, les tabasser et leur donner des coups de pied. Tu peux les voir se convulser. Ça te soulage la tension. » .. Toutefois, le juge Ito l'empêche de donner son témoignage complet lors du procès.. Ensuite, Roderic Hodge certifie que lorsqu'il était en garde à vue en 1987, Fuhrman lui aurait dit : « Je t'avais dit qu'on t'attraperait un jour, Négro. » ...
Finalement, le jury est seulement autorisé à entendre deux extraits des enregistrements, dont le contenu ne présente pas de caractère violent et qui ne renvoie pas à une mauvaise conduite potentielle. Les jurés écoutent Fuhrman dire : « On n'a pas de négros là où j'ai grandi. » . et : « C'est là que les négros habitent. » . En l'absence du jury le , la défense demande à Fuhrman s'il lui est déjà arrivé ou non de falsifier des rapports de police, ou s'il a fabriqué une preuve dans l'affaire Simpson. Bien qu'il eût auparavant répondu négativement à cette question, il invoque cette fois ses droits relatifs au Cinquième Amendement, contre l'auto-incrimination, sur le conseil de son avocat..