La chapelle Saint-Roch ou Notre-Dame du Férétra est une chapelle située à Toulouse, en France. Elle est affectée au culte catholique : la messe y est célébrée en latin selon le missel romain de 1962. Elle dépend de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

Localisation La chapelle Saint-Roch s'élève face à la place du même nom, à la « pointe » qui se forme au carrefour de la rue du Férétra et de la rue Saint-Roch. Elle se situe à la limite entre les quartiers historiques de Saint-Agne et d'EmpalotB. DV., « Rue du Férétra. La double vie d'une frontière populaire », La Dépêche du Midi, 11 janvier 2006., dans le quartier 5 (Saint-Michel / Saint-Agne / Empalot / Le Busca / Île du Ramier/ Monplaisir).

Histoire La chapelle doit son nom à un ancien temple romain du nom de Jupiter Feretrius sur lequel une première chapelle est construite par les premiers chrétiensMiguet 1991, p. 2. Le devient par extension en occitan le nom d'une fête donnée pour recevoir les indulgences du temps du Carême et de Pâques après que les fidèles ont visité une maladrerieMiguet 1991, p. 3.. Cette chapelle dessert en effet au Moyen Âge une maladrerie qui est construite dans les faubourgs de la ville. L'édifice actuel remonterait au et à l'arrivée des Carmes à ToulousePierre Salies, op. cit.. En 1369, elle accueille les reliques de Thomas d'Aquin, confiées par le pape Urbain V.

En 1527, la chapelle abrite déjà une confrérie consacrée à saint Roch. Ainsi, en 1554, ce sont les bailes de la confrérie qui commandent au maître menuisier Pierre Causié l'exécution d'un retable pour la chapelleSalies 1989, vol. 2, p. 440.. La chapelle subit diverses restaurations au cours du et un réaménagement intérieur entre 1784 et 1786 par Jean-Arnaud Raymond.

La Révolution française apporte plusieurs bouleversements. En 1795, le clocher est détruit. En 1800, dans le cadre de l'opposition entre le clergé constitutionnel et clergé réfractaire, elle sert aux seconds, les premiers étant installés dans l'église voisine de Sainte-Marie-des-Anges. Elle est ensuite cédée aux hospices de Toulouse, qui la louent comme entrepôt à charbon.

Dans les années 1980, la chapelle est rendue au culte et acquise par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

Description vignette|La façade principale de la chapelle sur la place Saint-Roch. La chapelle est établie selon un plan rectangulaire et se termine par une abside semi-circulaire. Les murs s'appuient sur les constructions antérieures : l'édifice du et les vestiges de la construction romaine.

L'intérieur réaménagé par Jean-Arnaud Raymond (1738-1811) et son frère (férus d'architecture palladienne) présente des murs nus, sobrement parés d’un enduit blanc et décorés de colonnes et de pilastres engagés d'ordre toscan, le tout étant surmonté d'une corniche en briques rougesLacourarie 2010..

Protection La chapelle Saint-Roch est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1979.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Pierre Salies, Le Passé méconnu de Toulouse : la chapelle Saint-Roch du Feretra, impr. Saint-Joseph, Toulouse, 1954. Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . Aurélie Lacourarie, « L'influence de Palladio dans l'œuvre de l’architecte toulousain Jean-Arnaud Raymond à la fin du », Les Cahiers de Framespa, , 2010 (lire en ligne) Marc Miguet, Le Férétra des Minimes au , coll. La Petite Bibliothèque, , archives départementales de la Haute-Garonne, Toulouse, 1991 (lire en ligne).

Articles connexes Liste des édifices religieux de Toulouse Liste des monuments historiques de Toulouse

Liens externes

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