Peng Wan-Ts (彭萬墀) né en 1939 dans la province du Sichuan en Chine est un peintre et dessinateur chinois, actif à Paris.

Biographie Né au Sichuan en Chine, Peng Wan-Ts s’est formé à Taïwan. En 1963, il est diplômé de la section beaux-arts de l'université normale nationale de Taïwan (République de Chine) et est lauréat du premier prix de peinture.

Il a participé aux Biennales de Paris en 1961, 1969 et 1971 et de São Paulo en 1963. Depuis 1965, il réside et travaille à Paris. Son œuvre a été exposé notamment en Finlande, en Suisse, en Yougoslavie, en Allemagne. Il a été le premier artiste chinois invité à la documenta de Cassel, pour la sixième édition en 1977. Il a été présenté au Staatliche Graphische Sammlung de Munich en 1978. Il a participé à Paris à des expositions  telles que « Tendances de l’art en France 68/78-79-II » à l'ARC-musée d'Art moderne de la ville de Paris en 1979 et « Sur Invitation » au musée des Arts décoratifs de Paris en 1984. Des expositions particulières ont été consacrées à son travail à Paris dans les galeries Jacques Kerchache, Karl FlinkerGérard Gassiot-Talabot rappelle que Karl a et que , dans Rue du Bac, rue de Tournon, Karl Flinker, exposition en hommage à Karl Flinker, Salon de Montrouge, catalogue d’exposition, Montrouge, 1992., Pierre Brullé. Son travail a été exposé également en Australie, en Corée du Sud, à Hong-Kong et à Taïwan. Il a été également présenté au musée des Beaux-Arts de Lille en 1979, au musée d’Abbeville en 1994, au musée d'Art moderne et d'Art contemporain de Liège en 2000, au musée des Beaux-Arts de Tourcoing en 2002. Une exposition personnelle intitulée « Regards » lui est consacrée en 2019-2020 au Musée d'Art moderne de Paris. Son tableau Le Banquet, auquel il a travaillé 25 ans de 1981 à 2006, a fait l'objet d'une donation au Musée d'Art moderne de Paris. Depuis 2022, le musée des Beaux-Arts de Dole expose deux de ses peintures, Mère et enfant ou La Patrie (1972) et Regardez-moi (N°33) ou La Voiture noire(1969). Son triptyque Métamorphoses (1976) est présenté dans le cadre de l'exposition « Les Choses. Une histoire de la nature morte », dans l'espace nommé « Choses humaines », au musée du Louvre, Paris, Hall Napoléon, en 2022-2023.

Œuvre Son œuvre témoigne d’une rencontre singulière, réflexive et synthétique de la culture chinoise et occidentaleThe Chinese Response. Paintings by Leading Overseas Artists, catalogue d’exposition, Hong Kong Museum of Art, 03/04-30/05/1982, Hong Kong, 1982, p.54: . centrée sur une approche nouvelle de la représentation de la figure humaine, qui a pris une place particulièrement importante dans l’art chinois contemporain et dont il pourrait être considéré comme le précurseur, selon Philippe DagenPhilippe Dagen, « Études anatomiques par Peng Wan Ts », Le Monde, 16 juin 2007, p.30 : .

Cet intérêt pour l’humain est étroitement lié à sa découverte de l’art occidental, comme le rappela Richard Crevier :

Le Matin de Paris dans un article intitulé « Aux limites de l’humain » du  avait déclaré à propos de l’approche tragique du corps humain par Peng : . La qualité plastique de ses œuvres a été maintes fois soulignée par la critique« L’art richissime », Les nouvelles littéraires, n°2359-, du 11 au 17 décembre 1972 : . Voir aussi « D’une exposition à l’autre : Peng Wan Ts », Le Monde, 13 décembre 1972, article signé G.B. (Geneviève Brerette) : . Jean-Marie Dunoyer, « Rêveries du repos et de la violence », Le Monde, 4 avril 1982. : . Voir également F.S., « Un talent insidieux : Peng Wan-Ts », Esprit, juillet 1977: . Voir aussi Art international, volume XVII/2, février 1973, p.26 : ..

L'assimilation de deux ordres de pensée, de deux visions du mondeRichard Crevier, Peng Wan Ts : dessins, peintures, préface de Richard Crevier « Transsubstantiations », Paris, Galerie Karl Flinker, 1977 : ainsi que les recherches de l’art moderne et contemporain ont nourri son travail, qui privilégie un questionnement sur l’homme (nouveau-né, mère et enfant, famille, figures du pouvoir, massacres, malades, folie, rapport de l’homme à la machine, corps/objet…).. Il en explore la condition tragique, le lien à l’histoire individuelle et collective, dans une approche intériorisée. Sans jamais avoir recours à l’étude d’après nature, ses réalisations relèvent davantage de visions intérieures et de réminiscences qui se signalent par une recherche de précision et de concentration des formes et des couleurs, visant à atteindre une expression intense et évocatoire.

On peut lire dans un article intitulé « Loin des pics enneigés et des vols de grues », paru dans Libération du : . Gérard Audinet a analysé comment une subtile synthèse formelle s’opère dans les dessins, notamment de corps : Le rapport des formes à l’espace, où le vide joue souvent un rôle important, introduit avec subtilité une résonance métaphysique.

La dimension ontologique et philosophique du travail de Peng a été relevée par Richard Crevier qui écrivit en 1982 que : Jean-Pierre Sicre a aussi été sensible à cette dimension humaniste dans le travail de Peng :

Certaines de ses œuvres sont conservées au Fonds national d'art contemporain. et au musée d'Art moderne de Paris.

Notes et références

Annexes Bibliographie Monographie . Chen Ying-teh (陳英德), Regarder l'homme, peindre l'homme: Peng Wan Ts, (看人 畫人 彭萬墀), publications du National Taiwan Museum of Fine arts en collaboration avec Artist Magazine, , 160 p.

Catalogue d’exposition personnelle Peng Wan Ts : dessins, peintures, préface de Richard Crevier « Transsubstantiations », Paris, Galerie Karl Flinker, 1977. Peng Wan Ts, préface par Richard Crevier, catalogue d’exposition, Paris, Galerie Karl Flinker, 1982. Peng Wan Ts : dessins, préface de Gérard Audinet, Musée Boucher de Perthes, 21/02-27/03/1994, Abbeville, 1994 Peng Wan Ts. Regards, textes de Fabrice Hergott, François Michaud, Gérard Audinet, Christian Derouet, Chang Ming Peng, Milan, Editions 5 Continents, 2019, 88 p. Catalogue d’expositions de groupe et autres ouvrages Deuxième Biennale de Paris : manifestation biennale et internationale des jeunes artistes du 29/09 au 4/11 1961, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Paris, Les Presses artistiques, 1961 Sixième Biennale de Paris : manifestation biennale et internationale des jeunes artistes, du 2/10 au 2/11 1969, Paris, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, 1969. Septième Biennale de Paris, 24/09-01/11/1971, Parc floral de Paris, Bois de Vincennes, catalogue d’exposition, 1971. ARS 74, Museum Ateneum, 15/02-31/03/1974, Helsinki, 1974. Internationale de dessins, Rijeka, Yougoslavie, 1976. documenta 6, Cassel, 1977 Tendances de l’art en France 1968-1978/9 (2), Partis-pris de Gérald Gassiot-Talabot, 26/10-05/12/1979, ARC Paris, musée d'Art moderne de Paris, 1979. Les uns par les autres, 25/10-17/12/1979, Palais des Beaux-Arts de Lille, 1979 The Chinese Response. Paintings by Leading Overseas Artists, Hong Kong Museum of Art, 03/04-30/05/1982, Hong Kong, 1982. Sur invitation, musée des arts décoratifs de Paris, 06/06-17/09/1984, Paris, 1984. Rue du Bac, rue de Tournon, Karl Flinker, exposition en hommage à Karl Flinker, Salon de Montrouge, 13/05-15/06/1992, Montrouge, 1992. Salon du dessin de collection, 3-, Paris, Grand Palais, 1993. Continental Shift. Un voyage entre les cultures, 21/05-10/09/2000, Ludwig Forum Aachen, Bonnefantenmuseum Maastricht, Stadsgalerij Heerlen, Musée d’art moderne de Liège, catalogue d’exposition, 2000. La Cité internationale des arts : une histoire partagée, catalogue d’exposition (10/09-03/10/2008), Paris, 2008, p.38-39. Chang Ming Peng, « L’approche du corps dans l’art chinois en regard de l’Occident », dans le catalogue de l’exposition Le Corps-image au , organisée par le Musée des Beaux-Arts de Lyon à partir des collections des musées de Rhône-Alpes, au Musée des Beaux-Arts de Shanghai au mois de , dans le cadre de l’Exposition Universelle de Shanghai, Lyon, éditions Fage, , édition trilingue (français, chinois, anglais), p.16-27 (version française) et dans un livret tiré à part (versions chinoise et anglaise, p.17-25 et p.40-47). Réédition du catalogue en aux éditions Fage. Chang Ming Peng, « L’apprentissage artistique des peintres chinois à Paris : modalités et enjeux » dans le catalogue d’exposition Artistes chinois à Paris, Musée Cernuschi, -, Paris, Paris-Musées, 2011, p.20-26. Chang Ming Peng, « Questions de réception et résonances artistiques entre la Chine et l’Occident du au siècle : une approche croisée à partir de quelques exemples en peinture », actes du colloque international consacré aux Transferts artistiques entre Orient et Occident du au , collection « Rencontres Orient-Occident », Louvain-la-Neuve, éditions Academia-Lharmattan, 2014, p.31-49. Chang Ming Peng, « La hiérarchisation des arts en Chine en regard des classifications occidentales », dans un ouvrage collectif, A perte de vue. Les nouveaux paradigmes du visuel, Les Presses du réel, 2015, p. 135-150. Fabrice Hergott (dir.), Musée d'Art moderne de Paris - Collections, Paris, éditions Paris Musées, 2019, p.281. Chang Ming Peng, "Le langage métaphysique du visible dans la création artistique en Chine et en Occident", dans L'art contemporain: engagement ou désengagement?, études réunies par Jin Siyan et Peng Chang Ming, Paris, Nuvis, 2020, p.93-126. Renaud Faroux, "Peng Wan Ts (1939) La tentation de l'effroi", dans Renaud Faroux/ Michel Lunardelli, "Le Pop Art en Europe: de Valerio Adami à Christian Zeimert", Paris, Mare & Martin, 2021, p.376-389. Laurence Bertrand Dorléac, "Peng Wan Ts, Métamorphoses", dans Laurence Bertrand Dorléac (dir.) "Les Choses. Une histoire de la nature morte", catalogue d'exposition, Musée du Louvre, Hall Napoléon, -, Paris, Editions du Musée du Louvre/ Liénart, 2022, p. 208-209 et Peng Wan Ts, "Poupée", p.405 du catalogue.

Articles / Revues : Geneviève Brerette, « D’une exposition à l’autre : Peng Wan Ts », Le Monde, , article signé G.B. Georges Boudaille, « Les nouvelles cités d’artistes (IV) », Les Lettres françaises, n°1423 du 16 au . « L’art richissime », Les nouvelles littéraires, n°2359-, du 11 au 17/12/1972. Art international, volume XVII/2, February 1973, p.26. Michel Conil Lacoste, « Réalistes européens », Le Monde, 4-, p.19. « Karl Flinker », Opus international, N°44195, , reproduction de Sommeil glacé. William Feaver, « Ars 74/Helsinki », Art international, XVIII/5, May 1974, p.38. « Loin des pics enneigés et des vols de grues », Libération, 29/04/1977. « Aux limites de l’humain », Le Matin de Paris, 28/04/1977. Philippe Legrand, « Les froides souffrances de Peng Wan-Ts », Rouge, 05/05/1977. Christian Schlatter, « Peng Wan-Ts et le Phoenix rouge », Info artitudes, n°18, . F.S., « Un talent insidieux : Peng Wan-Ts », Esprit, . « La réalité atomisée », Galerie. Jardin des arts, . M.-Cl. V., « Peng Wan-Ts », Nouvelles Littéraires, 05/05/1977. Article portant sur la Documenta 6, Art international, vol.XXI/5, octobre-. Page sur Documenta 6, Opus international, automne 1977, n°64. Richard Crevier, « Peng Wan Ts », Cimaise, N°158, , mai-,p.29-40.  « Interviews d’artistes chinois résidant outre-mer, volet : entretien avec Peng Wan-ts », Artist, ,p.69-78. Jean-Marie Dunoyer, « Rêveries du repos et de la violence », Le Monde, . « Peng Wan Ts », Le Monde, . « Le dessin-roi », Le Figaro, . « Peng Wan Ts », Le Monde, . « Peng Wan Ts », Le Monde, . « Peng Wan Ts », Art Press, . « Peng Wan Ts », Arts, . « Peng Wan Ts », Le Nouvel Observateur, . « Peng Wan Ts », Le Nouvel Observateur, . « Peng Wan Ts », Le Quotidien du médecin, . « Le crayon scalpel de Peng-wan-ts », Connaissance des arts, . Le Figaro, 24/02/1982. Jeanine Warnod, « Le dessin-roi », Le Figaro, . L’Aurore, 24/02/1982. Jean-Jacques Lévêque, « La lumière du désastre », Nouveau Journal, . Jean-Jacques Lévêque, « Les arts : Ateliers et galeries», La Nouvelle Revue Française, , p. 159.