Le d'artillerie est un régiment d'artillerie de l'armée française créé en 1911, qui se distingua notamment lors de la Première Guerre mondiale et la bataille de France durant Seconde Guerre mondiale. L'unité, capturée par l'ennemi le , n'est pas reconstituée.

En 1956, il est reformé au cours de la guerre d'Algérie, un premier groupe du régiment d'artillerie ou I/43 RA. Stationné en grande Kabylie jusqu'en 1962, il est dissous en 1966.

Création et différentes dénominations Régiment créé le dans le cadre de la loi du ., à partir de trois groupes complémentaires de batteries formés au sein des 11e et 22e régiment d'artillerie de Versailles. Dépôts à Versailles et Rouen (1911-1914), puis à Caen, Quartier Claude Decaen43e RAC casernement à Caen, quartier Claude Decaen.(1914-1940). régiment d'artillerie de campagne ( RAC) et AD5 (Première Guerre mondiale) régiment d'artillerie divisionnaire ( RAD) à partir de 1924. Voir également régiment d'artillerie lourde divisionnaire ( RALD) (entre-deux-guerres et Seconde Guerre mondiale) régiment d'artillerie (I/ RA) (Guerre d'Algérie).

Chefs de corps

De la création au lieutenant colonel Moïse Menhanem Fernand Valabrègue (Carpentras 1857 - Paris 1926).. Nommé le commandant par intérim du régiment. alors en cours de formation.

Durant la Première Guerre mondiale - : colonel Moïse Menhanem Fernand Valabrègue (Carpentras 1857 - Paris 1926). 3 au : lieutenant-colonel Amable Albert Drouault (Paris 1861 - 19..). - : lieutenant-Colonel Marie Eugène Stanislas Rougier (Paris 1863 - Paris 1937). - : lieutenant-colonel Henri Auguste Dumesnil (Versailles 1864 - Versailles 1942). - : lieutenant-colonel Louis Marie Maurice Eymard (Tarascon 1867 - 1941)Registre de matricule, subdivision de Marseille, classe 1887, bis.

vignette|Etendard du RAC (Rouen, 1911).|280x280px

Durant l'entre-deux-guerres - : lieutenant-colonel Louis Marie Maurice Eymard (Tarascon 1867 - 1941) - : lieutenant-Colonel Pierre Jean François Chaffary (Villemoustausson 1872 - Juillac 1950). - : colonel Léopold Charles Maison (Amiens 1868 - Paris 1925). - : lieutenant-colonel Pierre Gaston de Lacombe (Metz 1868 - Paris 1933). - : lieutenant-colonel Louis Noël René Mesnil (Paris 1868 - 1963). - : lieutenant-colonel Jean Joseph Fromageot (Paris 1877 - 1954). - : colonel Roger Gaston Marie Villers (Nantes 1879 - Viry-Châtillon 1949). - colonel Albert Charles Hubert-Brierre (Vaires-sur-Marne 1880 - 1977). - : colonel Franck Émile Tisnes (Castres 1881 - Castres 1964).

Durant la Seconde Guerre mondiale - : colonel Franck Émile Tisnes (Castres 1881 - Castres 1964) - : colonel puis lieutenant-colonel Pierre Henri Marie Joseph Debroise (Nantes 1890 - Paris 1964). vignette|Caen, quartier Claude Decaen, dépôt définitif du RAC|280x280px

Historique des garnisons Versailles (Yvelines), Camp de Satory, dépôt du groupe (du à ), dépôt d'un groupe de renforcement à la mobilisation, d'un escadron territorial de d'étapes (1914) ce dernier cantonné à Saint-Cloud, caserne Sully (janvier-) enfin à Caen. Rouen (Seine-Maritime), Caserne Jeanne d'Arc, esplanade du champ de Mars, dépôt des et groupes du au . Caen (Calvados), Quartier d'artillerie Claude Decaen (1914-1940) dépôt du RAC ( groupe à partir d', accompagné des et groupes à partir d') ; renommé RAD à partir de janvier 1924. Cherbourg (Manche), Quartier Rochambeau, groupes d'artillerie lourde du RAD (1923-1935). Cherbourg (Manche), Quartier Rochambeau, dépôt du 1/ RA du , jusqu'à sa dissolution le .

Première Guerre mondiale

Dépôt Dépôt régimentaire en 1914. : Caen (Calvados), Quartier Claude Decaen ; Mobilisation de certaines unités (batteries de dépôts, batteries de renforcement, escadron territorial, échelon de parc...) : Versailles (Yvelines), camp de Satory, rues Neuve, d'Angivillers, Sainte-Sophie et Sainte-Victoire.

Composition et rattachement Le RAC, régiment composé de trois groupes de trois batteries de de soit un total de (canons de ), constitue le régiment d’artillerie divisionnaire (AD5) de la division d’infanterie ( DI) qui a pour affectation organique le corps d’armée ( Armée d’août 1914 à ).vignette|Première batterie du RAC, Caen, 1914.|280x280pxLe groupe de renforcement du 43 RAC composé de 3 batteries (dépôt de Versailles) placé en sous le commandement du chef d’escadron Adrien Moïse Mendès-Bonito (Bordeaux 1866 - Paris 1930)., forme dès le début du conflit le groupement d'artillerie de campagne de l’AD 53 dont il suit le mouvement indépendamment du reste du régiment. Le , il constitue le groupe (, et batteries) du RAC nouvellement créé. Le , ce groupe, placé sous le commandement du chef d’escadron Louis Clément Joseph Girard (Lons-le-Saunier 1869 - Arbois 1934)., est reversé au RAC (voir historique régimentaire du RAC.).

Par décision ministérielle du , une batterie du RAC ( batterie, dépôt de Versailles), forme avec deux autres batteries du RAC et du RAC, un groupe équipé de canon de 90. Ce groupe, rattaché au RAC et placé sous les ordres du chef d’escadron Maxime Charles Félix Delalleau (Hazebrouck 1865 - )., a également un parcours bien distinct du reste du régiment. Le lors de la création du RAC (AD 81), il forme le groupe du nouveau régiment, désormais équipé de pièces de 75 (voir historique régimentaire du RAC.).

Parallèlement sont mobilisés au RAC (Versailles) un escadron territorial d'étapes et un ensemble de sections de munitions : unités du échelon de parc du corps d'armée ( et sections de munitions d'infanterie, , , , et sections de munitions d'artillerie) et section de parc du groupe du grand parc d'artillerie de la armée.

Hymne du régiment Voir la version manuscrite figurant dans le "Carnet de route" de Robert Mary Victor Tronsson (Lisieux 1893 – Bayeux 1949)., maréchal des logis au RAC..

Principaux engagements du RAC Principaux engagements du RAC d'après l'Historique régimentaire 1914-1918. : Bataille de Charleroi 21- Retraite - Bataille de la Marne 6- Bataille de l'Aisne - Front d'Artois - , Neuville-Saint-Vaast : deuxième Bataille d'Artois (mai-juin) et troisième Bataille d'Artois (automne)vignette|280x280px|Batterie du RAC sur le front de l'Aisne (Hiver 1915). Front de la Somme - , Attaque de Frise Bataille de Verdun : Le Bois de la Caillette ; Douaumont Les Éparges - Le Chemin des Dames - Secteur de Saint-Quentin - Secteur de la Marne mars - Bataille de Villers-Cotterêts 18- Bataille de l'Oise 7- : Ressons-sur-Matz 7- ; Quennièvre, Moulin-sous-Touvent 15- Bataille de l'Aisne - : Billy-sur-Aisne, Bucy-le-Long, Vrigny, Le Chemin des Dames Campagne de Belgique octobre - Le , le régiment est en position sur l'Escaut entre Courtrai et Gand, dans la région d'Asper Gavere (Belgique). Il demeure dans le secteur jusqu'à fin , le maréchal Pétain remettant la fourragère à l'étendard le à Rosendaël près de Dunkerque.

Relevé des pertes du RAC durant la Grande Guerre Voir le répertoire dressé dans l'Historique régimentaire pp. 51–61, celui-ci réclamant néanmoins quelques observations.

Distinction Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre conférée par le Maréchal de France commandant en chef des armées françaises de l'Est.

1° "Engagé dans la contre-offensive après quatre marches forcées de jour et de nuit, succédant sans répit à trois journées de combats ininterrompus dans une autre armée, a, au cours de durs combats, du 16 au , sous le commandement du lieutenant-colonel Eymard, montré au degré le plus élevé les magnifiques qualités d'entrain et d'endurance qu'il a constamment manifestées pendant la campagne. Malgré les lourdes fatigues subies et les fortes pertes dans le personnel, a brillamment secondé son infanterie, manœuvrant fréquemment sous le feu pour amener des batteries à pied d'œuvre au fur et à mesure des progrès de la division." — (Décision du général commandant en chef, du .)

2° "Régiment hors de pair, sous le commandement du chef d'escadron Garnuchot, a affirmé, une fois de plus, en septembre et , ses qualités d'endurance et son aptitude manœuvrière. Il a risqué les déplacements les plus audacieux pour appuyer de près les bataillons d'attaque. Au passage de la Lys, a poussé en avant des pièces qui sous le commandement du lieutenant Nouvian et du sous-lieutenant Gally, ont franchi la rivière sur des radeaux avec les premiers éléments d'infanterie, malgré un violent bombardement. En toutes circonstances, a donné à l'infanterie l'aide la plus féconde." — (Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées françaises de l'Est, du ).

alt=|vignette|280x280px|...Bois de Gernicourt (Aisne) mars 1915. Lampe et panoplie faites à la du avec des projectiles allemands

Témoins du RAC durant la Grande Guerre [Jean Paul Léon Émile Bessand (1886-1918), lieutenant au RAC, groupe, batterie] Anonyme - Morts pour la France, André Bessand, Jean Bessand. [Lettres], Préface de Gabriel Bonvalot. Paris, impr. G. de Malherbe et s.d. accessible en ligne sur Gallica. [Jean Jacques Brunel (1893-1914), brigadier au RAC, groupe] Brunel de Pérard Jacques - Carnet de route ( - ). Paris, Georges Crès et éd. 1915 (Prix Montyon de l'Académie française 1915).. [Louis Clément Joseph Girard (1869-1934), capitaine de la batterie du RAC ; commandant du groupe de renforcement du RAC ( groupe AD53) ; commandant par intérim. du RAC] Anonyme - Sur le front occidental avec la division d'infanterie. 4 vol. : I - Paris, Berger-Levrault, 1932 ; II - Besançon, Sequana s.d.; III - Paris, Brodart et Taupin eds. s.d.; IV - Compiègne, Imprimerie du progrès de l'Oise . Robert Helouin de Ménibus (1884-1960), lieutenant au RAC, groupe, commandant des échelons] - voir les extraits de correspondance et de son journal de route ( - ), documents inédits accessibles en ligne in : LAFOSSE Henri -Le livre de la famille, pp. 85-117 . [Eugène Jobit (1869-1916), capitaine de la 7e batterie du 43e RAC] voir les lettres adressées à son frère Marcel du au retranscrites à la fin du carnet de guerre de ce dernier, Service historique de la défense (cote SHD 1 KT 131, pp. 31–38).. [Marcel Jobit (1873-1938), sous-lieutenant du 43e RA, section de munition d’artillerie du corps d’armée] voir son Carnet de guerre, cf. la retranscription tapuscrite du document : Service historique de la défense (cote SHD 1 KT 131).. [Marie Charles André Roussel (1887-1982), maréchal des logis au RAC, groupe, batterie] Voir la centaine de clichés photographiques légendés, principalement - conservés à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, documents inédits accessibles en ligne. [René Verney (1881-1958), médecin aide-major au RAC, groupe] -Album de la guerre européenne, album composé de 650 clichés originaux légendés principalement datés entre et , document inédit consultable en ligne.

À noter : contrairement à l'écrivain Thierry Sandre (1890-1950, prix Goncourt 1924) brigadier puis maréchal des logis fourrier au RAC (-)., Henry Malherbe (1886-1958) auteur de La Flamme au poing. Paris, Albin Michel, 1917 (Prix Goncourt 1917), parfois cité comme ayant appartenu au RAC n'a jamais été affecté dans cette unité (voir registre de matricule.).

Personnalités ayant servi au RAC durant la Grande-Guerre

Georges Alyre Médéric Bureau (Paris 1870-Paris 1940), avocat et homme politique, député de la du Havre (1910-1940), conseiller général du canton de Bolbec (1919-1940), sous-secrétaire d'état à la marine marchande (1915). Capitaine de réserve au RAC. (affectation à la mobilisation, classé à la section technique de l'aéronautique le 05/11/1916). Gustave Cloëz (Cuincy 1890 - Paris 1970), chef d'orchestre. Brigadier infirmier au RAC (03/08/1914-16/03/1917)..