Louis Jules Duboscq ( - ) est un fabricant d'instruments et photographe français.
Biographie Apprenti puis gendre du luthiste Jean-Baptiste Soleil (au n°39 de la rue Monsieur-le-Prince, à Paris), Jules Duboscq reprend en 1849 une partie des activités de l'activité de la Maison Soleil sous la dénomination Maison Soleil & Duboscq, située au 21 rue de l'Odéon à Paris, appelée ensuite Maison Duboscq.
Il est le constructeur du régulateur électro-magnétique, de l’héliostat de Léon Foucault et du gyrocompas de Ritchie. Sa réputation de fabricant d'instruments scientifiques fut un temps sans égale..
Ses premiers modèles de stéréoscope (1850) reprennent la conception de David Brewster, fondée sur la complémentarité des couleurs, qui permet d'obtenir de doubles épreuves photographiques, et dès l'année suivante, il participe à l’Exposition universelle de Londres. Brewster présente lui-même l'un des stéréoscopes de Duboscq à la reine Victoria. A la suite de cette manifestation, les commandes de stéréoscopes affluent de l'Angleterre : rien qu'au mois de janvier 1852, Duboscq expédia un lot de 25 de ces instruments à son importateur londonien, Antoine Claudet. Duboscq demeura l'un des premiers fabricants de stéréoscopes tout au long des années 1850. Ses appareils étaient d'abord vendus avec des stéréogrammes de Claude-Marie Ferrier, mais les ventes périclitèrent à la fin de la décennie.
Le théâtre et l’Opéra étant à la recherche de réalisme, mais aussi de spectaculaire, on fait appel à lui pour certains effets spéciaux. Il invente plusieurs machines :
la machine à éclairs (avec un miroir et un arc électrique : le miroir renvoie l’effet de l’éclair sur scène), la machine à nuages (disque de verre qui tourne où sont peints les nuages et qui les projettent sur un support, alors qu’auparavant, les nuages étaient peints sur une toile de fond), la machine à « lever de soleil » (qui simule aussi le coucher de soleil et qui recrée également les intensités lumineuses et les changements de couleurs), la machine à arc-en-ciel (il reprend le principe du prisme qui décompose la lumière blanche pour la projeter sur un support). vignette|gauche|Vanité, photographie de Louis Jules Duboscq (Musée George Eastman House). En 1869, il propose un modèle de « batteur de mesure ou métronome électrique » pour la direction d'orchestre, reprenant un mécanisme inventé par Hector Berlioz et datant de 1855, . En 1883, Duboscq s’associe à François Philibert Pellin (1847-1923), la maison étant renommée Duboscq-Pellin, celui-ci reprenant la société à sa mort sous le nom de maison Pellin.
Publications
Règles pratiques de la photographie sur plaque, papier, albumine, et collodion. Paris : Duboscq, 1853. Texte en ligne disponible sur LillOnum
Notes et références
Voir aussi Articles connexes stéréoscopie
Liens externes
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