Le réseau de chaleur de Paris ou réseau de chaleur parisien est le plus grand système de chauffage urbain de France et le deuxième plus grand d'Europe. En 2025, il compte plus de de canalisations souterraines qui transportent de la vapeur d'eau (principalement) et de l'eau chaude pour chauffer environ un quart des bâtiments de la capitale (copropriétés, entreprises, hôpitaux, monuments…). Il alimente aussi les réseaux de seize villes des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. En 2023, il alimente en vapeur environ , dont tous les hôpitaux parisiens, et représente près de 20 % du marché français des réseaux de chaleurRéseau de chaleur : la bataille pour le méga contrat de la Ville de Paris est lancée, Les Échos, 28 septembre 2023..
En 2025, il fonctionne à 50 % avec des énergies renouvelables et de récupération. Il compte à la fois des sites de valorisation des déchets ménagers et des sites de production de chaleur. Alimenté par un mix de chaleur issue de l'incinération des déchets, de géothermie ou encore de biomasse, il permet d'éviter l'émission de de par an, en remplaçant des milliers de chaudières individuelles.
Fonctionnement
Distribution de chaleur
En 2016, il chauffe l'équivalent de , soit environ un tiers des logements collectifs parisiensDix pour cent du réseau de chaleur parisien est désormais alimenté au bois, Les Échos, 23 mars 2017..
En 2016, les communes d'Île-de-France concernées sont :
Aubervilliers Boulogne-Billancourt Charenton-le-Pont Choisy-le-Roi Clichy Gennevilliers Gentilly L'Île-Saint-Denis Issy-les-Moulineaux Ivry-sur-Seine Le Kremlin-Bicêtre Levallois-Perret Paris Saint-Denis Saint-Ouen Vitry-sur-Seine
Jusqu'en , la Gare de l'Est avait un branchement dérivé vers les installations de quai à voyageurs afin d'alimenter, en vapeur, les rames circulant vers Bâle et Vienne.
Production de chaleur
vignette|redresse|Cheminée du Front-de-Seine.
En 2016, son mix énergétique comprenant plus de 50 % d'énergies renouvelables et de récupération, grâce à une plateforme logistique biomasse sur son principal site de production (Saint-Ouen-sur-Seine) permettant d'accueillir par jour de granulés de bois fournissant 10 % de sa production annuelle de chaleur ; avec les 41 % de la valorisation thermique des déchets issus de trois centres parisiens du Syctom, le syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères, plus 10 % de biomasse, 2 % de biocombustible, et 1 % de géothermie, la part des énergies renouvelables atteint 54 %, complétée par 30 % de gaz et 16 % de charbonCPCU en quelques chiffres ..
En 2022, la chaleur est récupérée pour 45 % dans trois usines de traitement de déchets du Syctom à Ivry-sur-Seine, Issy-les-Moulineaux et Saint-Ouen. Le reste provient de huit chaufferies localisées à Saint-Ouen, au Kremlin-Bicêtre, à Ivry-sur-Seine, à Vitry-sur-Seine et à Paris (Bercy, Grenelle, Vaugirard, Paris Nord-Est). Les combustibles utilisés sont notamment le gaz, le biogaz, le charbon et les granulés de bois, les biocombustibles liquides.
Gestion
1927-2027 : Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU)
Le réseau est créé en 1927 et est exploité depuis son origine par la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) ; en 2016, c'est une société d'économie mixte détenue à 66 % par Engie et à 34 % par la Ville de Paris..
La CPCU assure deux activités principales. D'une part, elle transporte et distribue la vapeur, grâce au réseau ; d'autre part, elle produit de la vapeur dans l'un de ses neuf sites de production, le reste de la vapeur nécessaire provenant des centrales d'incinération des déchets du Syctom.
À partir de 2027 : SEMOP détenue à 51 % par Dalkia
En , la mairie de Paris lance la procédure d'appel à candidatures pour la concession du « service public parisien de production et de distribution de chaleur » pour .
vignette|redresse|Logo de Dalkia.
En , la Ville de Paris choisit Dalkia, filiale du groupe EDF, associée à la RATP et à Eiffage, pour gérer le réseau à partir de 2027. Le contrat, d'une durée de 25 ans, représente un chiffre d'affaires estimé à 15 milliards d'euros. La nouvelle organisation prévoit la création d'une société d'économie mixte à opération unique (SEMOP), qui serait détenue à 49 % par des acteurs publics (34 % par la Ville de Paris et 15 % par la Caisse des dépôts) et à 51 % par Dalkia, afin de renforcer le contrôle public sur le réseau.
Le , le Conseil de Paris attribue la future concession du réseau à Dalkia. Le mois suivant, Engie dépose des recours pour faire annuler le contrat.
Notes et références
Lien externe
Site officiel de la CPCU
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