Le est la quarante-sixième édition du Clásico RCN. Elle se dispute du au , en Colombie.
La course mène les coureurs de Buenaventura (département de Valle del Cauca) à Bogota, la capitale.
Dix-huit équipes disputent la compétition pour un total de 140 coureurs.
Le vainqueur de l'épreuve est le Colombien Javier González.
Présentation Parcours
La course visite sept départements pendant les huit jours de compétition. Vingt et un cols répertoriés attendent les compétiteurs dont un hors catégorie et trois de première. Le parcours paraît très exigeant à bon nombre d'observateurs et au vainqueur sortant Libardo Niño.
Équipes participantes Équipe Principaux engagés Lotería de Boyacá - Coordinadora Libardo Niño, Israel Ochoa, Álvaro Sierra, Ricardo Mesa EPM - Orbitel Daniel Rincón, Fabio Duarte, Javier González, Edwin Parra, Juan Diego Ramírez, Javier Zapata, Jhon Freddy García Colombia es Pasión - Coldeportes Alexis Castro, Jairo Hernández, Rafael Montiel Secretaría de Hacienda - Indeportes Boyacá - Alcaldía de Paipa Giovanni Báez www.paginascolombianas.com Ismael Sarmiento, Élder Herrera, Samuel Cabrera, Dubán Agudelo Aguardiente Antioqueño - IDEA Sergio Henao Frutidelicias Frugos del Valle Diego Calderón, Coordinadora - Lotería de Boyacá Iván Casas, Alejandro Serna Orbitel - EPM Mauricio Neisa, Alejandro Ramírez, Óscar Álvarez, Juan Alejandro Botero Bogotá Sin Indiferencia - IDRD - Canapro Mauricio Soler Frutidelicias Primacol Giovanny Barriga Tolima Solidario - Lotería del Tolima Hernán Vargas Caldas Actitud Campeona 2008 John Freddy Acosta Alcaldía de Ibagué - Tolima Solidario Freddy González GW Bicicletas Shimano Juan Carlos López, Mauricio Ortega Postal Express - Químicos y Curtidores San Benito Juan Andrés Cruz, Juan Pablo Wilches Club Cicloases Juan Carlos Torres Équipe mixte Ricardo Giraldo
Favoris Quatre anciens vainqueurs prennent le départ de l'épreuve. Le tenant du titre Libardo Niño, Jairo Hernández et Juan Diego Ramírez sont accompagnés d'Israel Ochoa sacré dix ans auparavantLibardo Niño a gagné le . Jairo Hernández a été titré en . Juan Diego Ramírez a été sacré roi de l'épreuve en et tandis qu'Israel Ochoa, a gagné l'édition de .. Auxquels, il faut ajouter d'autres figures comme Álvaro Sierra, trois fois deuxième sur des Clásico RCN précédentsÁlvaro Sierra a été deuxième des , et . ou encore Daniel Rincón, vice-champion en ..
En l'absence de José Castelblanco et de Hernán Buenahora, Libardo Niño se sait être le grand favori, ce qui lui met une grosse pression. L'année précédente, à cette époque, vainqueur du Tour de Colombie, il s'offrait également la victoire dans le . Mais en 2006, malade, il n'a pu défendre son titre dans son Tour national. Pourtant selon lui, il arrive au départ sans soif de revanche, satisfait d'avoir conservé son titre dans la , une semaine auparavant. Niño voit comme ses principaux rivaux Alexis Castro et les hommes de la formation "EPM - Orbitel" Daniel Rincón et Javier González.
Pour Raúl Mesa et Alfonso López, directeurs sportifs respectivement des équipes "EPM - Orbitel" et "Lotería de Boyacá", rentrées bredouille du Tour de Colombie, une victoire dans le Clásico RCN rendrait positif le bilan de la saison. Les succès dans la , pour la "Lotería" et les titres dans les (Jhon Freddy García) et (Fabio Duarte) pour "Orbitel" ne remplissent pas les objectifs initiaux.
L'équipe "EPM - Orbitel" compte sur trois pour obtenir le titre. Daniel Rincón, le chef de file, excellent grimpeur, relève d'une intoxication alimentaire. Edwin Parra, vice-champion national du contre-la-montre Espoir, s'est imposé dans des courses à étapes du calendrier nationalEn 2006, Edwin Parra a gagné des étapes dans les , et . ainsi qu'au Tour de Colombie Espoir tandis que Javier González a gagné en Bolivie et en ColombieEn 2006, Javier González a gagné une étape de la Doble Sucre Potosí (en Bolivie), une étape de son Tour national et de la , ainsi que le classement général de la (en Colombie).. Par contre, elle ne compte pas sur Fabio Duarte, de retour des Mondiaux de Salzbourg et dont l'état de forme est une inconnue.
Pour contrer le duel de ces deux formations, Alexis Castro, leader de l'équipe "Colombia es Pasión - Coldeportes" est cité. À 33 ans, il vient d'effectuer une bonne saisonEn 2006, Alexis Castro a terminé sur le podium des , et . Il a également remporté une étape dans cette dernière épreuve et à la . et semble capable de s'imposer. La lutte qu'il a livré à Libardo Niño dans la dernière le laisse à penser. Les deux coureurs expérimentés de la formation "www.paginascolombianas.com", Ismael Sarmiento et Élder Herrera sont également évoqués mais plus pour le gain d'étapes que pour le titre.. La presse espère, elle, en Mauricio Ortega, septième en et également en Alexis Castro.
Dans la catégorie des moins de 23 ans, la bataille pour la victoire s'annonce sévère entre les cinq premiers du dernier Tour de Colombie Espoir. Fabio Duarte, double vainqueur, est opposé à son dauphin Alejandro Serna et à Edwin Parra, troisième de l'édition 2006. À ceux-ci, il faut ajouter Janier AcevedoJanier Acevedo ne pourra prendre le départ en raison d'un hématocrite non conforme. et Sergio Henao, quatrième et cinquième, respectivement. Henao, pas encore dix-neuf ans, vainqueur de la , a fini troisième de la .
Les étapes
| || || Buenaventura - Cali || || align="center"|123 || Jhon Freddy García || Jhon Freddy García |- | || || Cali - Buga || || align="center"|116 || Ismael Sarmiento || Jhon Freddy García |- | || || Tuluá - Villamaría || || align="center"|188 || Javier González || Javier González |- | || || Manizales - Sabaneta || || align="center"|180 || Mauricio Ortega || Javier González |- | || || Itagüí - Pereira || || align="center"|196,9 || || Javier González |- | || || Pereira - Armenia || || align="center"|44,8 || Libardo Niño || Javier González |- | || || Calarcá - Ibagué || || align="center"|156,4 || Élder Herrera || Javier González |- | || || Espinal - Bogota || || align="center"|157,7 || Ismael Sarmiento || Javier González
Récit de la course
15 octobre : première étape Jhon Freddy García gagne à Cali sous une pluie torrentielle et devient le premier leader de l'épreuve.
La quarante-sixième édition du Clásico RCN débute par un coup de théâtre. Pour être en conformité avec les règles édictées par la fédération internationale, les instances médicales de la compétition interdisent le départ à six coureurs, en raison de leur hématocrite non conforme. Malgré les protestations de leurs équipes, retardant le départ d'une demi-heure, Janier Acevedo et Victor Niño, entre autres, sont exclus de la course.
Trois coureurs s'enfuient du peloton dans les cinq derniers kilomètres et se disputent la victoire d'étape. Le sprinteur de la formation "EPM - Orbitel", Jhon Freddy García s'impose devant Freddy González et Juan Diego Ramírez, légèrement décroché, le peloton arrivant à dix secondes.. Fabio Duarte abandonne sur chute..
16 octobre : deuxième étape Ismael Sarmiento mène à son terme une fugue de près de cent kilomètres tandis que Jhon Freddy García conserve la tête du classement général.
Sarmiento intègre une échappée se formant après le passage du col de première catégorie, situé au dix-huitième kilomètre. Cinq hommes se soustraient au peloton avec notamment Ricardo Mesa et Juan Pablo Wilches, qui l'avaient précédé au sommet. Au cours de l'étape, Wilches cède et Sarmiento se retrouve seul avec Mesa, qui passe en tête la dernière difficulté du jour, à vingt-cinq kilomètres de l'arrivée. Dans la descente Mauricio Ortega se joint au duo. Ismael Sarmiento, 33 ans, use de toute son expérience pour attaquer ses compagnons d'échappée et s'isoler en tête. Dans un premier temps, Mesa lâche prise. Puis dans un second, Ortega qui résiste jusqu'à l'entrée de la . Sarmiento s'impose au parc Santa Bárbara de Buga avec onze secondes d'avance sur le peloton, lancé à ses trousses. Deuxième de l'étape, Jhon Freddy García reste leader de la course..
Sarmiento dédie sa victoire à ., vainqueur du Tour de Colombie 1996, et décédé la semaine précédant le départ..
17 octobre : troisième étape Le Javier González s'impose en solitaire et s'empare du maillot de leader.
Moins de dix kilomètres après le départ de l'étape, Raúl Mesa, le directeur sportif de l'équipe "EPM - Orbitel", tente une stratégie qui s'avère payante. Il lance quatre de ses lieutenants à l'attaque. Jhon Freddy García, leader provisoire de l'épreuve, Javier González, Edwin Parra et Juan Diego Ramírez s'enfuient accompagnés d'une vingtaine d'hommes, comme Élder Herrera. Les échappés piègent les principaux favoris, et surtout les "Lotería de Boyacá" de Libardo Niño, sous-estimant le danger. L'écart grimpe à plus de six minutes. Malgré la réaction des équipes rivales, Javier González arrive à Villamaría, sous le déluge, avec plus de trois minutes d'avance sur le peloton. Il avait entre-temps faussé compagnie à ses compagnons de fugue et relègue le deuxième (Herrera) à trente secondes. Niño se trouve alors rejeté à la huitième place du classement général provisoire, à du leader..
18 octobre : quatrième étape Mauricio Ortega conclut victorieusement une échappée de plus de alors que Javier González conserve sa position en haut du classement.
Par une matinée froide, les cent-neuf rescapés prennent le départ. Après un début d'étape en descente, une échappée, qui s'avère définitive pour le résultat final de la journée, se forme. Les treize coureurs la composant se disputent les deux premières étapes volantes. Peu après Supía, quatre hommes rejoignent la fugue (dont Mauricio Ortega et le leader du classement des étapes volantes Dubán Agudelo) tandis que le groupe principal commence à perdre du temps. Il est pointé à . Dans le canyon du río Cauca, l'avantage augmente. À La Pintada (au pied de l.), l'écart est grimpé à (profitant de la permissivité du peloton). Dès les premiers lacets du col, la fugue se désagrège. Mauricio Ortega prend les devants. Dans le secteur de la Quiebra (passage où la pente devient difficile), les hommes de la "Lotería de Boyacá" haussent le rythme et égrènent le peloton mais Javier González et son équipier Javier Zapata restent au contact, annihilant les efforts de leurs adversaires. Ortega accroît son avance sur les autres échappés et passe en tête au sommet. Il poursuit en solitaire et entame la descente vers Caldas et l'arrivée à Sabaneta. Malgré une chute, Mauricio Ortega s'impose dans son département d'origine, sous une chaleur écrasante et au milieu d'une foule immense, où l'attendent de vieilles gloires du cyclisme Martín “Cochise” Rodríguez et . Sur la ligne, il conserve deux minutes d'avance sur trois anciens compagnons de fugue. Les protagonistes pour la victoire finale arrivent dans un groupe d'une dizaine de coureurs, avec un retard de .
La présence de Sergio Henao dans celui-ci permet à ce dernier de reprendre la tête des moins de 23 ans.. Javier González est, désormais, suivi par trois coéquipiers au classement général provisoire, Libardo Niño étant toujours à . Avec l'ascension de l''', la journée était attendue par les observateurs mais aucun favori ne l'a mise à profit..
19 octobre : cinquième étape s'impose pour la cinquième fois dans une étape du Clásico RCN pendant que Javier González se maintient en haut de la hiérarchie.
Ibáñez s'isole à trente kilomètres du but et arrive seul à Pereira, terme de la journée. Il devance Mauricio Ortega, vainqueur la veille, d' et ses compagnons d'échappée. Le peloton, avec l'ensemble des favoris, rejoint la ligne avec de retard. Le classement général est toujours dominé par les "EPM - Orbitel", avec quatre équipiers aux quatre premières places. L'étape du jour a été relativement calme, les coureurs ayant en tête le contre-la-montre individuel du lendemain..
20 octobre : sixième étape