vignette|Couverture de la Revue de musicologie (1933) vignette|Couverture de la Revue de musicologie (1946) vignette|Couverture de la Revue de musicologie (depuis 1954)
La Revue de musicologie, éditée par la Société française de musicologie, est une revue scientifique qui publie depuis 1917 des textes musicologiques couvrant l’ensemble des directions de recherche dans ce domaine, incluant les développements disciplinaires les plus récents.
Historique Fondation La Société française de musicologie est fondée le . L’éditorial inaugural en précise le projet : Ses statuts présentent, dès l’article 2,
La Revue tient, dans ses premières lignes, à citer les musicologues morts depuis 1914Voir La Laurencie 1917. : Lionel de La Laurencie rend ainsi successivement hommage à Lucien Augé de Lassus, Jules Combarieu, Étienne Destranges, Jules Écorcheville, Louis de Fourcaud, Albert Lavignac, Louis StrifflingSur lui, voir ici. et Théodore de Wyzewa. Plusieurs d'entre eux (et notamment Écorcheville) sont morts au front ou des conséquences directes de la Grande Guerre.
Premières années Dix numéros paraissent dans les cinq premières années : un seul est publié la première annéeVoir le sommaire de l'année 1917 sur le site de la revue ou sur JSTOR., un rythme semestriel s’installe ensuite jusqu’en 1921 où trois numéros sont imprimés (deux au premier semestre et un au second). L’année 1922 marque une première inflexion du projet initial : la publication prend le nom de Revue de musicologie et opte pour une parution trimestrielleVoir le sommaire de l'année 1922 sur le site de la revue ou sur JSTOR.. Cette nouvelle formule est cependant placée sous le signe de la continuité : les tomaisons sont continues entre le Bulletin et la nouvelle Revue. Le Bulletin possède en effet une tomaison implicite : la pagination est continue des numéros 1 à 5 et correspond au tome I, dont la table des matières générale est imprimée dans le numéro de . Les cinq livraisons suivantes (1920-1921), également en pagination continue et avec une table des matières dans le dernier numéro, forment le tome II. Si la tomaison est absente des premiers numéros de la Revue de musicologie, publications des années 1922-24, elle reprend au tome VI à partir de 1925, en tenant compte des numéros passés, et donne cohérence à l’ensemble des parutions. Cette même cohérence se lit dans l’indication « 1922-1923 » sur la page de titre du premier numéro intitulé Revue de musicologie : les éditeurs entendaient probablement continuer à considérer un tome comme la réunion des numéros de deux années.
Les années 1940 La Revue de musicologie s’installe durablement dans le paysage musicologique, paraissant avec régularité jusqu’à l’approche de la Seconde Guerre mondiale : peu après avoir inauguré une nouvelle typographie sur la couverture (1935), la Revue connaît quelques difficultés de périodicité (1937-1939) jusqu’à un arrêt total de parution en 1940 et 1941. Lors de la reprise de la publication en 1942, le titre change à nouveau: une « série spéciale », hors tomaison, voit le jourSur le contexte de la musicologie à l'époque, voir Iglesias 2014.. La publication prend, jusqu’en 1945, le titre de Société française de musicologie : Rapports et Communications. Un encart rose est inséré dans le numéro de 1942 : Un avis porté en tête du numéro de 1944 éclaire quelque peu les aléas de la Revue dans cette période : Le retour à un rythme régulier de parution n’est pas immédiat ; une mention portée dans les pages du tome XXVI affirme en effet : Un message de même teneur confirme l’année suivante la difficulté de retrouver la périodicité : En 1950 encore :
Des années 1950 à nos jours Mais dès 1954, le changement de périodicité est définitif : deux numéros annuels paraissent, l’un daté de juillet, l’autre de décembre. Une rénovation de l’aspect de la Revue appuie cette évolution : une couverture crème, ornée d’une figure de harpiste égyptien. Une troisième nouveauté touche ce numéro : alors qu’avait prévalu jusqu’alors une numérotation indiquant le nombre d’années de publications, et la tomaison (avec un décalage de trois années, car les tomaisons initiales réunissaient plusieurs années de parution), il fut décidé de donner aux deux publications annuelles un seul numéro de volume. Le numéro retenu fut, en toute logique, celui des années de publication. C’est ainsi que le premier numéro de 1954 porte la mention « volume XXXVI ». L’ensemble de ces changements est accompagné par le retour, l’année suivante, de l’inscription sur la couverture intérieure d’un comité de rédaction, dont la description avait disparu depuis 1942. Tout serait parfaitement simple si, de 1957 à 1960, une modification de numérotation n’était venue accélérer le temps de la Revue de musicologie : en effet, pendant ces quatre années, chacun des deux numéros annuels porta un numéro de volume. On comprend ainsi comment une revue paraissant depuis 1917, mais n’ayant pas paru pendant deux années de guerre, atteint le numéro 100 en 2014 !
Les aléas de la Revue sont moindres dans les années suivantes : cinq numéros doubles paraissent toutefois entre 1962 et 1985, venant célébrer une figure particulière (un numéro consacré, pour le centenaire de sa naissance, à Claude Debussy ; un autre dédié à la publication d’un colloque sur Hector Berlioz en 1977 ; des mélanges offerts à André Schaeffner, ancien président de la Société française de musicologie, en 1982), travailler une notion théorique (« Échelles musicales : modes et tempéraments »). Un renouvellement de la maquette de la Revue, arborant, sur fond bleu, l’image du musicien Paul Hofhaimer jouant d’un orgue positif placé sur un char processionnel, gravé par Hans Burgkmair pour le Triomphe de Maximilien , intervient en 1979Voir Gribenski 1979. ; en 2008, enfin furent adoptées la couverture actuelle et la présente mise en page.
Fonctionnement actuel La Revue de musicologie ne publie que des textes originaux (donc sans publication antérieure, sous quelque forme que ce soit). Elle adopte strictement le principe d’évaluation par les pairs (peer review) effectué par son comité de lecture international et des experts extérieurs. Les textes soumis font a minima l’objet d’une double expertise anonyme, les rapporteurs sont désignés par la rédactrice en chef, en concertation avec les comités de rédaction et de lecture, sur la seule base du sujet de l’articleVoir le site de la Revue..
Sommaires de la Revue de musicologie L'ensemble des sommaires de la Revue de musicologie est répertorié sur le site de la Société française de musicologie.
Version numérisée La Revue de musicologie a été entièrement numérisée et indexée en texte intégral par le consortium JSTOR. Elle est consultable sur ce site moyennant un abonnement, auquel beaucoup de bibliothèques universitaires ont souscrit.
Rédacteurs en chef de la Revue de musicologie 1968-1973 : François Lesure (EPHE) 1974-1984 : Jean Gribenski (Université de Poitiers) 1985-2003 : Christian Meyer (CNRS) 2004 : Jean-Paul Montagnier (Université de Nancy) 2005-2006 : Jean Gribenski (Université de Poitiers) 2007-2012 : David Fiala (Université de Tours) 2013-2019 : Yves Balmer (Ecole normale supérieure de Lyon, puis Conservatoire de Paris - CNSMDP) 2019-2025 : Louis Delpech (Musikhochschule de Hambourg) 2025– : Anne Piéjus (CNRS)
Comités de lecture et de rédaction de la Revue de musicologie depuis sa fondation Comités de rédaction de la Revue de musicologie (1922-1967). Les noms sont reproduits dans l’ordre dans lequel ils sont imprimés dans les différents numéros de la Revue de musicologieVoir Balmer 2014..
Notes
Références Yves Balmer et Hervé Lacombe, dir. Un siècle de musicologie en France : Histoire intellectuelle de la Revue de musicologie. Vol. 1 : Structuration nationale et interactions internationales, Revue de musicologie, 103/2, 2017, 624 p. Vol. 2 : Mutations thématiques et évolutions méthodologiques, Revue de musicologie, 104/1-2, 2018, 804 p. . .
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