Amphihalin se dit d'une espèce migrant entre le milieu marin et un milieu dulçaquicole.
Le passage d'une eau salée à une eau douce (et inversement pour certaines espèces, plusieurs fois dans leur vie) requiert des adaptations particulières, certaines espèces migrant annuellement quand d'autres suivent leur cycle de vie avec alors des changements morphologiques et métaboliques définitifs. En France métropolitaine, l’assemblage de vertébrés aquatiques migrateurs amphihalins ou diadromes est constituée de douze espèces classées en deux catégories, anadrome et catadrome :
les espèces anadromes se reproduisent dans les fleuves, rivières ou ruisseaux, et repartent à la mer pour y grandir (ex. : saumons, aloses, truite de mer, lamproies marine et fluviale, grande alose, alose feinte, alose agone, éperlan, esturgeon) ; les espèces catadromes, inversement se reproduisent en mer et grandissent en eau douce (ex. : anguille, flet, mulet porc).
Vulnérabilité, menaces L'ensemble du cycle biologique des espèces amphihalines est exposé à des pressions anthropiques.
Le passage obligé par un estuaire et le cours d'eau rend ces espèces très vulnérables à la surpêche, au braconnage, à la fragmentation écologique des cours d'eau, à la pollution lumineuse qui peut perturber leurs cycles hormonaux, à la pollution marine et à la pollution de l'eau douce et au réchauffement de l'eau ou aux assecs de cours d'eau qui pourraient être plus fréquents dans le contexte du réchauffement climatiqueConférence : Poissons migrateurs amphihalins : état des connaissances, de nos rivières au milieu marin ; 3 décembre 2018 ; Théâtre Le Strapontin, Pont-Scorff ; Espace des sciences/Maison de la Mer .
Toutes les espèces amphihalines, autrefois très abondantes sont menacées et souvent ont déjà disparu d'une grande partie de leur aire naturelle de répartition. Pour comprendre les causes du déclin d’abondance des populations de ces espèces et pour tenter de restaurer leur niveau d’abondance, il importe de caractériser leur capacité adaptative et leur capacité de résilience. Ainsi, les études biologiques et écologiques entreprises doivent permettre d’identifier les déterminants clés de leur dynamique de populations et de leurs stratégies d’histoire de vie. Ces études s’appuient de plus en plus souvent sur l’acquisition de données individuelles et font notamment appel aux méthodes sclérochronologiques (analyse des tissus durs), et parmi elles la méthode scalimétrique (analyse des écailles) largement utilisée pour estimer l’âge et la croissance individuels.
Exemples de migrations la migration des saumons la migration des anguilles la migration des esturgeons
Notes et références
Voir aussi Ichtyologie Migration des poissons Intégrité écologique Trame bleue
Catégorie:Ichtyologie Catégorie:Migration animale