Poggiolo est une commune française située dans la circonscription départementale de la Corse-du-Sud et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Sorroinsù, dans les Deux-Sorru.
Géographie Géologie et relief Poggiolo est un petit village de montagne construit à 580 mètres d'altitude sur le flanc d'une petite colline, sur la D 123 entre Soccia et la D 23. La commune comprend le hameau de Guagno-les-Bains qui se situe sur la D 23 entre Murzo et Guagno. La superficie de la commune est de 1 215 hectares dont 66 hectares de forêt communaleForêt communale de Guagno : 2017-2036, ONF, 2016..
Risques majeurs La commune est soumise aux risques majeurs suivants : feu de forêt, inondation, mouvement de terrain, tempête, séisme, radon et transport de matières dangereusesDossier départemental des risques majeurs..
Hydrographie Cours d'eau traversant la commune : Rivière le Guagno, Ruisseaux de l'Albeli, de Petra-Longa et de Rioseccu, affluents du Guagno.
Voies de communication et transports Voies routières RD 123 entre Soccia et la RD 23, RD 23 entre Murzo et Guagno.
Communes limitrophes
Urbanisme Typologie Au , Poggiolo est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ajaccio, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (100,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (81,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (17,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Histoire Des objets du néolithique ont été trouvées sur la commune, dont un épandage de rhyolite sur le site de Campivu à l'ouest du villagePoggiolo, Corsica Suttana, Viaghjà da paesi à paesi, 2016.. Les ruines d'une chapelle du sont visibles au lieu dit Sant'AnariaPoggiolo sur le site corseweb.corsica. Au , l'église de San Simeonu qui domine le village a la fonction d'église piévanePoggiolo sur le site visit-corsica.com. Par décret du , le hameau de Guagno-les-Bains (qui est alors une enclave de Guagno) est rattaché à la commune de PoggioloLes Bains de Guagno sont poggiolais depuis 170 ans sur le site poggiolo.over-blog.fr.
Trente-sept Poggiolais sont morts pour la France entre 1914 et 1950 : trente-sept lors de la Première Guerre mondiale, six lors de la Seconde Guerre mondiale et un lors de la guerre d'IndochineMonument aux morts de Poggiolo sur le site de MémorialGenWeb..
Toponymie Poggiolo doit son nom à son implantation sur une petite colline présentant un replat propice à l’habitat, que l’on nomme "poghju" en corse.
Économie Poggiolo tire ses ressources de l’agriculture, de l’élevage et du tourisme. Un hôtel se trouve dans le hameau de Guagno-les-Bains.
Ancienne station thermale de Guagno-les-Bains vignette|Les bains de Guagno vers 1905 (avec l'ancien hôpital militaire sur les hauteurs). En 1787, le jeune Napoléon Bonaparte y séjourne pour accompagner sa mèreAugustin Cabanes, Au chevet de l'empereur, Éditions Albin Michel, 1924.. En 1825, le site connait son apogée avec la construction d'un établissement thermalLa station thermale a été construite entre 1821 et 1825.. Un hôpital militaire pouvant accueillir 200 soldats est bâti à proximité et fonctionne de 1840 à 1883Dictionnaire géographique et administratif de la France, Tome 3, Éditions Hachette, 1894.L'hôpital militaire sur Le Blog des Poggiolais.. La station possède deux sources : la source Venturino est la principale avec débit voisin de 70 000 litres par jour, la seconde est la source Coggia qui jaillit à environ 800 mètres de la station. Les eaux thermales de Guagno-les-bains sont des eaux sulfurées sodiques, réputées pour soigner les rhumatismes et les maladies dermatologiques.
Suite à une contamination chronique, l'établissement thermal perd son agrément et doit être fermé en 1999Inventaire des sources thermominérales de Corse et valorisation patrimoniale, BRGM, 2007.. De nouveaux captages sont réalisés en 2002 avec deux foragesRapport sur la demande d'autorisation d'exploiter les émergences Venturino et Caldane - Station thermale de Guagno-les-Bains en Corse-du-Sud, Bulletin de l'Académie nationale de médecine, Numéro 9, 2013.. En 2024, une étude est lancée pour réhabiliter la station thermale. Les élus locaux, l’État et la Collectivité de Corse cherchent à définir un projet pour donner une seconde vie à l’ancienne structure et à l’hôtel, tous deux appartenant à la Collectivité de Corse. Pour assurer la sauvegarde du site, une demande de classement de l’établissement en monument historique a été déposée auprès de la Direction régionale des Affaires culturellesPascale Chauveau, L'ancienne station thermale de Guagno-les-Bains en passe d'être réhabilitée, Corse-Matin, 21 octobre 2024.L'Officiel du Thermalisme..
Politique et administration Liste des maires
Intercommunalité Poggiolo est membre de la communauté de communes Spelunca-Liamone et adhère au parc naturel régional de Corse (parcu di Corsica).
Démographie
Culture locale et patrimoine Au village de Poggiolo, la fête patronale de la Saint-Siméon se déroule en février et la fête de la Saint-Roch a lieu le . Au hameau de Guagno-les-Bains, la Saint-Antoine est célébrée en janvier.
Lieux et monuments L'église Saint-Siméon, située sur les hauteurs, datée du et rebâtie à la fin du , possède un tabernacle de la fin du en bois taillé, classé au titre d'objet MHTabernacle (église Saint-Siméon) : . La chapelle Saint-Roch au cœur du villageJean-Jacques Gambarelli et Marie Belot, Dans l'ancienne piève de Sorru in sù, Poggiolo à la recherche du temps perdu, Corse-Matin, 10 août 2012.. Les vestiges d'une chapelle du au lieu-dit Sant'Anaria. La chapelle Saint-Antoine près des ruines de l'hôpital militaire de Guagno-les-Bains. L'ancienne station thermale de Guagno-les-Bains. Le monument aux morts. Le mont Tretorre.
Personnalités liées à la commune vignette|Simon Ucciani en 1908. Jean Antoine Pinelli (1760-1832), ecclésiastique lettré, surnommé « l'homme le plus cultivé de Corse », né et mort à PoggioloAntoine-Laurent Serpentini, Dictionnaire historique de la Corse, Éditions Albiana, 2006.. Simon Ucciani (1838-?), avocat à Ajaccio, conseiller à la cour d'Appel de Paris, conseiller général républicain du canton de Soccia, a beaucoup œuvré pour Poggiolo.
Voir aussi Bibliographie Philippe Prince-Demartini, I nostri antichi di U Pighjolu : d'après le blog des Poggiolais de Michel Franceschetti, Éditions Collection des Photographes, 2024. Le blog des Poggiolais est considéré comme une référence en matière d'histoire du village.
Articles connexes Liste des communes de la Corse-du-Sud
Liens externes
Notes et références Notes
Cartes
Références
Catégorie:Commune en Corse-du-Sud Catégorie:Aire d'attraction d'Ajaccio Catégorie:Commune membre du parc naturel régional de Corse Catégorie:Station thermale en France